Les deux glaives : Philippe Le Bel, un mauvais exemple du pouvoir temporel

Résultat de recherche d'images pour "théorie des deux glaives unam sanctam"Chacun des deux glaives, le temporel comme le spirituel, est à la disposition de l’Église. Elle tient l’un, les rois tiennent l’autre ; mais celui-ci demeure subordonné partout et toujours à celui-là, sous peine d’établir deux principes et de tomber dans le dualisme de Manès. — Cette constitution dogmatique déconcerta les conseils et les conseillers de Philippe le Bel, mais n’empêcha pas leur résistance. Contraint à fulminer l’excommunication, le Pape [ Boniface VIII ] ne prononça pas encore de nom propre ; il n’avait pas désespéré du roi. Aussitôt après le concile, il nomma légat en France un cardinal français, Jean Le Moine, celui de tous qui, par ses qualités autant que par sa naissance, pouvait le mieux dissiper les malentendus, éclairer les intelligences, calmer les préventions, ramener enfin la paix, si la paix était absolument possible. Avons-nous besoin d’ajouter que la légation demeura stérile, malgré le dévouement et l’habileté du légat ? Il eut beau demander au prince un signe de repentir, un désaveu de sa conduite, notamment de l’attentat qu’il avait commis en livrant aux flammes la Bulle Ausculta fili. Il n’obtint que des réponses évasives, embarrassées, pleines de réticences et de fourberie.

SOURCE :
HISTOIRE GÉNÉRALE DE L’ÉGLISE – chap. Pontificat de Clément Boniface VIII (1294-1303) p 56-124, chapitre II, tome XXX.

Le R. P. Garrigou-Lagrange, O. P. sur le gouvernement

Ici, nous reportons un extrait du R. P. Garrigou-Lagrange, O. P. qui préface le livre très connus de Saint Thomas d’Aquin : Du gouvernement royal.

Note :
Ne vous méprenez pas, il s’exprime au début de cet extrait au sujet d’une “monarchie tempérée”. Il expliquera plus loin ce qu’il entend ici : il ne s’agit pas de ce que certains pourraient prendre pour une  monarchie parlementaire, ou une “sorte” de monarchie bâtarde…Mais du fonctionnement du gouvernement sous Saint Louis.

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Pour le chrétien : vivre, c’est combattre

Dire que a vie de l’Église est une vie de combat, c’est dire une vérité banale et universellement reconnue. L’Église, par le fait même qu’elle est l’Église, et le monde, en tant qu’il est le monde, doivent vivre nécessairement dans une perpétuelle opposition.
L’Église est la dépositaire des enseignements du Ciel ; le monde est la personnification de toutes les tendances grossières de la terre. Ce sont comme deux pôles opposés, avec deux centres de gravitation pareillement opposés. Ils jugent d’après un criterium opposé, et ont un but diamétralement opposé. Leurs maximes, leurs œuvres et leurs fins devront donc être nécessairement opposées. Le Sauveur a formulé cette opposition dans une phrase fort simple, mais d’une grande portée : « Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’esprit est esprit. (1) » Il y a entre l’Église et le monde la même opposition qu’entre la grâce et la nature corrompue de chacun de nous.
La lutte continuelle de notre cœur est, dans une sphère plus restreinte, l’image et la reproduction de la grande lutte du genre humain. Donc pour l’Église comme pour le chrétien, la vie est un combat : vivre, c’est combattre.

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Don Sarda y Salvany – Le mal social, ses causes, ses remèdes.

1 : Quod natum est ex carne, caro est; et quod natum est ex spiritu, spiritu est (Joan., III, 6)

Mgr Sanborn : Sacres Sans Mandat – Una Cum

Conférence en deux parties :
1) Est-il licite de procéder aujourd’hui à des sacres d’évêques sans mandat apostolique ?
2) Est-il licite pour un catholique d’assister activement à une Messe « una cum » ?

 

A propos des prophéties – Abbé Curicque

Afficher l'image d'origineNous avons constaté que bien des personnes se lassent ainsi d’attendre la réalisation des prophéties et que, les voyant trop de ‘accomplir à leur gré, bien qu’elles mêmes tardent encore plus de se convertir et qu’elles posent en réalité le principal obstacle à un prompt retour de la paix et des jours prospères, elles rejettes ces oracles divins et n’en veulent plus entendre parler. Ces personnes pèchent-elles par cet acte d’incrédulité ? l’acte d’incrédulité aux prophéties modernes est de soi chose indifférente, vu que l’acte de foi aux vérités révélées dans les livres saints et la tradition est seul commandé sous peine de péché.
Mais comme rien ne nous garantit absolument que dans tel ou tel cas particulier l’inspiration soit venue de l’esprit de Dieu, les prophéties modernes ne peuvent, en ce sens, prétendre qu’à un acte de foi purement humain de notre part et qu’il nous est loisible d’accorder ou de refuser. Néanmoins, si quelqu’un rejetait en général, et sans distinction aucune toutes les prophéties en dehors de celles des livres saints, ce serait nier par là-même la permanence du don de prophétie dans l’Église, et se rendre ainsi indirectement coupable d’incrédulité devant Dieu.

Enfin nous interpréterons utilement les prophéties en les recevant comme un don de surérogation du seigneur, en tant que surcroit de direction et comme encouragement à la ferveur, ou à la conversion du moins. Certes elles sont imprudentes et de tous point blâmables, les personnes qui mettent de côté les lois de la raison et les enseignements de la foi pour s’attacher uniquement à ce qu’elles s’imaginent voir et entendre dans telle et telle prophétie dont elles sont engouées. C’est négliger le principal et s’appuyer sur l’accessoire ; c’est être infidèle à l’avis du Divin Maître  » de ne pas être trop inquiet, et de se contenter de porter la peine de chaque jour ».

Abbé Curicque – Voix prophétiques, T1., p. 35

La vérité : citations

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Le Christ est Vérité, et la vérité, en soi, est toujours aimable : cela doit nous encourager à l’aimer. Si, parfois, la vérité est pesante et insupportable à certains, cela ne provient pas de la vérité elle-même, mais de leur mauvaise volonté : ils en accompliraient volontiers les intentions perverses, s’ils n’avaient pas, contre eux, la vérité. Ainsi, la vérité est agréable aux chastes et aux humbles, elle qui prêche la chasteté et l’humilité, et elle a en horreur les péchés opposés à ces vertus, parce qu’elle contredit absolument les orgueilleux et les impudiques affermis dans leurs vices.

La vérité, – nouvelle raison de l’aimer – est plus forte que tout (on le prouve dans le livre d’Esdras), et elle est immuable, selon ces paroles du Seigneur Jésus : « Le ciel et la terre passeraient plus facilement qu’un seul trait de la Loi périsse » (Luc, ch. 16, v. 17). « Je vous le dis en vérité, jusqu’à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera pas, que tout ne soit accompli » (Matt., ch. 5, v. 18)

Saint Albert Le Grand.

« Il n’est pas le seul à trahir la vérité, celui qui, en la transgressant, dit ouvertement le faux à la place du vrai ; on est encore traître à la vérité, si on ne la publie pas ou si on ne la défend pas hardiment, elle que l’on doit proclamer et défendre en toute franchise et liberté. Le prêtre n’est-il pas obligé de prêcher librement la vérité qu’il a entendue de Dieu ? De même, la vérité que les prêtres lui disent reconnue dans les Écritures, le laïc doit fidèlement la défendre ; s’il ne le fait pas, il trahit la vérité. »

Saint Jean Chrysostome