Bonne et Sainte Fête de l’Ascension

En ce temps là, Jésus dit à ses disciples : « Lorsque viendra le paraclet, que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage de moi. Et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement. Je vous ai dit ceci pour que vous ne soyez pas scandalisés. On vous chassera des synagogues, et même l’heure vient ou quiconque vous tuera pensera rendre hommage à Dieu. Ils vous traiterons ainsi parce qu’ils ne connaissent ni le Père ni moi. Mais je vous ai dit ceci pour que, lorsque l’heure en sera venue, vous vous souveniez que je l’ai dit.»

Saint Jean 15, 26-27.

Pour le chrétien : vivre, c’est combattre

Dire que a vie de l’Église est une vie de combat, c’est dire une vérité banale et universellement reconnue. L’Église, par le fait même qu’elle est l’Église, et le monde, en tant qu’il est le monde, doivent vivre nécessairement dans une perpétuelle opposition.
L’Église est la dépositaire des enseignements du Ciel ; le monde est la personnification de toutes les tendances grossières de la terre. Ce sont comme deux pôles opposés, avec deux centres de gravitation pareillement opposés. Ils jugent d’après un criterium opposé, et ont un but diamétralement opposé. Leurs maximes, leurs œuvres et leurs fins devront donc être nécessairement opposées. Le Sauveur a formulé cette opposition dans une phrase fort simple, mais d’une grande portée : « Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’esprit est esprit. (1) » Il y a entre l’Église et le monde la même opposition qu’entre la grâce et la nature corrompue de chacun de nous.
La lutte continuelle de notre cœur est, dans une sphère plus restreinte, l’image et la reproduction de la grande lutte du genre humain. Donc pour l’Église comme pour le chrétien, la vie est un combat : vivre, c’est combattre.

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Don Sarda y Salvany – Le mal social, ses causes, ses remèdes.

1 : Quod natum est ex carne, caro est; et quod natum est ex spiritu, spiritu est (Joan., III, 6)

Nos biens en Jésus-Christ ressuscité

Res 1

La gloire due à Jésus-Christ, les honneurs qui conviennent à son humanité sainte pour tant de souffrances endurées, sont le premier et grand objet que Dieu se propose dans ces mystères glorieux ; mais cet objet tout divin ne l’empêche pas de penser à nous et de disposer ces mystères de telle sorte qu’ils servent à notre avantage (Rom. IV, 25). Il ne sépare pas nos intérêts de ceux de son propre Fils, tant le Chrétien est quelque chose de grand aux yeux de Dieu, tant son union avec le Christ est intime.

Dans sa résurrection, Notre Seigneur nous montre la fidélité de ses promesses, non moins que sa puissance et la véracité de sa doctrine.

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Dieu ineffable dans sa providence.

nativité 2015Vers ce même temps on publia un édit de César-Auguste, pour faire un dénombrement des habitants de la terre ; ce fut le premier dénombrement qui se fit par Cyrinus, gouverneur de Syrie, et tous allaient se faire enregistrer, chacun dans la capitale de la tribu dont il était originaire.

1. Nous voyons ici dans Dieu une providence sûre dans l’exécution, quelqu’éloignée ou impossible qu’elle paraisse. Marie était chez elle dans  la maison de son mari, et cependant pour notre instruction son fils doit naitre dans une étable : comment cela s’exécutera-t-il ? Marie est établie à Nazareth ; son terme approche sans qu’elle ait la moindre pensée de quitter cette ville, et cependant, selon le prophète, le Sauveur doit naître à Bethléem : comment cela s’accomplira-t-il ? Marie est d’une condition obscure, la femme d’un artisan d’une petite ville de Galilée, et cependant il faut que son fils soit reconnu pour le Messie ; il faut qu’il soit évident aux yeux de l’univers qu’il est de la famille royale de David : comment cela se fera-t-il ? Tout cela néanmoins s’exécute. La Providence divine fait servir à ses desseins un édit dans lequel l’empereur ne songeait qu’à accomplir les projets d’une politique toute humaine, qu’à satisfaire sa vanité, qu’à s’instruire des forces et des richesses de son empire.

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Comment nous pouvons méditer en prenant pour sujet de méditation la bienheureuse Vierge Marie

Outre les diverses manières de méditer et de prier que nous venons d’indiquer, en voici une autre qui se fait en prenant la Sainte Vierge pour sujet d’oraison. Vous la pratiquerez en tournant votre pensée d’abord vers le Père éternel, ensuite vers le doux Jésus, et en dernier lieu vers sa très glorieuse Mère. À l’égard du Père éternel, vous considérerez deux choses.

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