Pour le chrétien : vivre, c’est combattre

Dire que a vie de l’Église est une vie de combat, c’est dire une vérité banale et universellement reconnue. L’Église, par le fait même qu’elle est l’Église, et le monde, en tant qu’il est le monde, doivent vivre nécessairement dans une perpétuelle opposition.
L’Église est la dépositaire des enseignements du Ciel ; le monde est la personnification de toutes les tendances grossières de la terre. Ce sont comme deux pôles opposés, avec deux centres de gravitation pareillement opposés. Ils jugent d’après un criterium opposé, et ont un but diamétralement opposé. Leurs maximes, leurs œuvres et leurs fins devront donc être nécessairement opposées. Le Sauveur a formulé cette opposition dans une phrase fort simple, mais d’une grande portée : « Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’esprit est esprit. (1) » Il y a entre l’Église et le monde la même opposition qu’entre la grâce et la nature corrompue de chacun de nous.
La lutte continuelle de notre cœur est, dans une sphère plus restreinte, l’image et la reproduction de la grande lutte du genre humain. Donc pour l’Église comme pour le chrétien, la vie est un combat : vivre, c’est combattre.

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Don Sarda y Salvany – Le mal social, ses causes, ses remèdes.

1 : Quod natum est ex carne, caro est; et quod natum est ex spiritu, spiritu est (Joan., III, 6)

Les chrétiens sont nés pour le combat

Abbé Joseph LEMANN – La religion de combat (1891)

Note : nous reviendrons dans un prochain article sur l’ouvrage de l’Abbé Lemman afin que sa pensée soit bien précisée. En attendant, voyez ce beau montage.

Présentation des Éditions Saint-Remi

Voici une vidéo plus ou moins improvisée avec Mr Saglio, directeur des ESR, pour permettre au gens qui ne connaissent pas de s’y intéresser. Nous le remercions chaleureusement de nous avoir accordé du temps.

Pour commander des livres : http://www.saint-remi.fr/

Vaincre Satan, c’est vaincre ses passions

CroixBien des gens s’écrient : Comment vaincre Satan, quand nous ne le voyons pas ? Mais n’avons-nous pas un maître qui n’a point dédaigné de nous montrer comment on arrive subjuguer des ennemis invisibles ? C‘est en parlant de ce maître que l’Apôtre a dit : « Se dépouillant lui-même de la chair, il a exposé les principautés et les puissances à une ignominie publique, triomphant d’elles courageusement en lui-même (1) ».

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