De l’infaillibilité et de l’autorité du concile œcuménique.

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M. De Maistre nous semble avoir expliqué qu’imparfaitement et à demi l’infaillibilité, sous le point de vue théologique. «  L’infaillibilité dans l’ordre spirituel et la souveraineté dans l’ordre temporel sont, dit-il (1), deux mots parfaitement synonymes ; l’un et l’autre expliquent cette haute puissance qui les domine toutes, dont toutes les autres dérivent, qui gouvernent et n’est point gouvernée, qui juge et n’est point jugée.»
Cette prétendue synonymie, cette identité n’est pas réelle. L’infaillibilité est plus que l’absolutisme, que la puissance suprême, qui ne connait point ici bas de supérieurs. Cette indépendance, ce droit de commander en maître, de juger sans contrôle et en dernier ressort, entrent sans doute dans l’infaillibilité ; mais ce n’est pas là précisément ce qui la constitue.

L’infaillibilité est la faculté, soit intrinsèque et essentielle comme dans Dieu, soit de privilège comme dans l’Eglise, de ne pouvoir errer. Le droit d’imposer une décision en découle, mais il en est distinct, comme une conséquence de son principe. La souveraineté tire sa force de l’infaillibilité ; toute puissance qui n’est pas infaillible, n’est pas absolue; car ses arrêts, de fait ici-bas irréformables, sont sujets, s’ils sont iniques et faux, à être annulés ou par un législateur plus éclairé, ou par la vérité qui juge au ciel. Au contraire, la puissance infaillible n’est en aucune manière subalterne et subordonnée; elle se confond avec l’autorité de Dieu, avec sa véracité qui prononce par un organe humain.

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Mgr Gaume : «Le cimetière au XIX ème siècle est le dernier théâtre de la lutte acharnée du satanisme contre le christianisme.» (1)

Résultat de recherche d'images pour "beau cimetière"Le cimetière (1873 ) de Mgr Gaume vient dans la continuité  des volumes d’instruction écrits sous forme de recueils épistolaires de l’auteur  à un jeune catholique allemand prénommé Frédéric, arrivé à Paris en 1862 pour suivre les cours du Collège de France. Suite aux moqueries de ses camarades le voyant faire le Signe de Croix avant les repas, il pose des questions à Mgr Gaume sur le bien fondé de cette pratique. Désireux d’en savoir toujours plus à ce sujet, il persiste par la suite à le solliciter. Suivront ainsi en guise de réponses à ses questions ,  la parution de l’ouvrage  le Signe de la Croix, celles de  l’Eau Bénite, l’Angélus, Le cimetière,  la génuflexion le Bénédicité, la profanation du Dimanche.

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Le R. P. Garrigou-Lagrange, O. P. sur le gouvernement

Ici, nous reportons un extrait du R. P. Garrigou-Lagrange, O. P. qui préface le livre très connus de Saint Thomas d’Aquin : Du gouvernement royal.

Note :
Ne vous méprenez pas, il s’exprime au début de cet extrait au sujet d’une “monarchie tempérée”. Il expliquera plus loin ce qu’il entend ici : il ne s’agit pas de ce que certains pourraient prendre pour une  monarchie parlementaire, ou une “sorte” de monarchie bâtarde…Mais du fonctionnement du gouvernement sous Saint Louis.

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Charles 1er d’Orléans, cité par Mgr Delassus, explique les causes de nos maux

Compte tenu de l’actualité brulante, il semble falloir rappeler un élément fondamental pour chacun d’entre nous, afin de mieux discerner les raisons du contexte actuel.

Mgr Delassus

Jadis on ne nommait, par tous pays, la France « trésor de noblesse ». Chacun trouvait en elle la bonté, l’honneur, la loyauté, la courtoisie, le sens et la prouesse. Tous les autres peuples prenaient plaisir à la suivre. Et maintenant, j’ai grande déplaisance à te voir subir tant de douleurs, ô très chrétien, ô Franc Royaume de France.

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Le Saint Esprit et les grâces que le lui rend le Roi Henri III

Henri IIILe jour de la Pentecôte, 1573, Henri III fut élu roi de Pologne, et le même jour de l’aimée suivante, 1574, appelé au trône de France. Afin d’immortaliser sa reconnaissance envers le Saint-Esprit, ce prince donna, en 1575, ses lettres patentes pour l’institution de l’ordre militaire du Saint-Esprit, devenu si glorieux dans l’histoire de l’Europe. Elles expriment des sentiments qu’on est d’autant plus heureux de trouver dans la bouche d’un roi, qu’on y est moins habitué.

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Lettre du 21 octobre 1239, du pape Grégoire IX à Saint Louis

Grégoire IX« Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi ici-bas des royaumes différents, suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l’accomplissement de Ses desseins.
Et comme autrefois Il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob et comme Il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi Il choisit la France, de préférence à toutes les autres nations de la terre, pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, la France est le Royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.

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Sans l’Église, pas de France…

Le catholicisme et la FranceNous relevons ici une sommaire énumération des aides qu’apportait le Clergé au Royaume des Francs-Catholique dans ses premiers temps (aide qui a duré tout le long de l’histoire de France, sous différents aspects). Ces faits peuvent nous inviter à réfléchir, et à comprendre que sans l’Église, il n’y aurait pas eu de France, que sans son aide, la France n’aurait pas pu accomplir tout ce qui a fait sa grandeur durant près de 1500 ans de royauté chrétienne.
Évidemment, nous précisons qu’il s’agissait là de nécessité, et non d’ingérence illégitime au sein du pouvoir temporel, comme certains ennemis de l’Église essaient régulièrement de le faire penser.
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