Mgr Gaume : «Le cimetière au XIX ème siècle est le dernier théâtre de la lutte acharnée du satanisme contre le christianisme.» (1)

Résultat de recherche d'images pour "beau cimetière"Le cimetière (1873 ) de Mgr Gaume vient dans la continuité  des volumes d’instruction écrits sous forme de recueils épistolaires de l’auteur  à un jeune catholique allemand prénommé Frédéric, arrivé à Paris en 1862 pour suivre les cours du Collège de France. Suite aux moqueries de ses camarades le voyant faire le Signe de Croix avant les repas, il pose des questions à Mgr Gaume sur le bien fondé de cette pratique. Désireux d’en savoir toujours plus à ce sujet, il persiste par la suite à le solliciter. Suivront ainsi en guise de réponses à ses questions ,  la parution de l’ouvrage  le Signe de la Croix, celles de  l’Eau Bénite, l’Angélus, Le cimetière,  la génuflexion le Bénédicité, la profanation du Dimanche.

« Qu’est le corps du chrétien ? »

« Rien, dit saint Paul, n’est plus respectable que le corps du chrétien. C’est un vaisseau dans lequel nous portons et glorifions Dieu lui-même. C’est le temple vivant du Saint Esprit, le membre de Jésus-Christ et le cohéritier de Sa gloire. » (Cor.,VI, 20, 16, 15; Rom., VIII, 17.)

Surnaturalisé par le baptême, il est le canal par où descendent dans l’âme les effets des Sacrements. Transformé dans le tombeau, comme le grain semé dans la terre, il doit se relever un jour glorieux et immortel. Souvent même, en attendant son éternel triomphe dans le ciel, il sera placé sur les autels de la terre dans des temples magnifiques, environné d’or et de pourpre, objet de la vénération générale.

De là, comme conséquence nécessaire à l’enseignement chrétien, le respect de l’Église pour le corps de ses enfants ; et, pour elle-même le droit exclusif de leur sépulture, la propriété et la police souveraine des cimetières. Tu sais que pendant de longs siècles, ce triple droit lui fut universellement reconnu. Mais les nations modernes ayant tourné le dos au Christianisme, le Paganisme est revenu. Rien de plus naturel qu’on retourne pour les cimetières au régime païen, et même à quelque chose de plus brutal et de plus ignoble ; car la chute se mesure à la hauteur de laquelle on tombe. Voici donc ce que le paganisme, le libéralisme, la libre pensée, le solidarisme, car c ‘est tout un, ne craint pas de proclamer au sein des sociétés jadis catholiques.

Niant effrontément l’origine divine de l’homme et ses destinées immortelles, il balbutie les thèses les plus absurdes, les plus contradictoires, sur les transformations du singe perfectionné, et les migrations de la métempsychose. Pour lui le corps privé de vie est un objet d ‘horreur, dont il faut se débarrasser au plus vite ; et qui n’est plus soumis à d’autres lois qu ‘à celles de la police et la salubrité publique. De ces prémisses découle tout le système païen en matière de sépulture. »

 

Extrait de la première lettre

 

 

 

 

Publicités