De l’infaillibilité et de l’autorité du concile œcuménique.

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M. De Maistre nous semble avoir expliqué qu’imparfaitement et à demi l’infaillibilité, sous le point de vue théologique. «  L’infaillibilité dans l’ordre spirituel et la souveraineté dans l’ordre temporel sont, dit-il (1), deux mots parfaitement synonymes ; l’un et l’autre expliquent cette haute puissance qui les domine toutes, dont toutes les autres dérivent, qui gouvernent et n’est point gouvernée, qui juge et n’est point jugée.»
Cette prétendue synonymie, cette identité n’est pas réelle. L’infaillibilité est plus que l’absolutisme, que la puissance suprême, qui ne connait point ici bas de supérieurs. Cette indépendance, ce droit de commander en maître, de juger sans contrôle et en dernier ressort, entrent sans doute dans l’infaillibilité ; mais ce n’est pas là précisément ce qui la constitue.

L’infaillibilité est la faculté, soit intrinsèque et essentielle comme dans Dieu, soit de privilège comme dans l’Eglise, de ne pouvoir errer. Le droit d’imposer une décision en découle, mais il en est distinct, comme une conséquence de son principe. La souveraineté tire sa force de l’infaillibilité ; toute puissance qui n’est pas infaillible, n’est pas absolue; car ses arrêts, de fait ici-bas irréformables, sont sujets, s’ils sont iniques et faux, à être annulés ou par un législateur plus éclairé, ou par la vérité qui juge au ciel. Au contraire, la puissance infaillible n’est en aucune manière subalterne et subordonnée; elle se confond avec l’autorité de Dieu, avec sa véracité qui prononce par un organe humain.

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Dom Guéranger répond à ceux qui prennent Honorius pour un hérétique.

Résultat de recherche d'imagesLe sixième Concile, en flétrissant l’acte de ce pontife, donna une leçon solennelle aux pasteurs des âmes qui se laissent influencer par des considérations humaines et personnelles dans les questions de la foi ; mais on n’a pas pour cela le droit de placer Honorius parmi les hérétiques. Ce concile, qui n’est complet qu’avec la lettre confirmatoire de saint Léon II, l’inscrivit seulement parmi ceux qui, tout en demeurant orthodoxes dans leur pensée et dans leurs écrits, ont le tort d’exposer la sûreté de la foi par leur silence, lorsque leur devoir est de la proclamer et de la défendre. Le Saint-Siège adhéra avec la précision romaine à cette sévère sentence; mais il était si évident qu’Honorius n’avait pas enseigné l’Église dans cette lettre particulière, où il cherchait même à écarter toute idée d’une définition comme intempestive, qu’il a fallu être au temps de la controverse gallicane, pour qu’un argument tel quel ait surgi de là contre l’infaillibilité du Pontife romain.

Dom Guéranger, De La Monarchie Pontificale

 

Mgr Delassus sur l’infaillibilité du Souverain Pontife

Mgr Delassus

Mgr Delassus

« C’est notre privilège, à nous catholiques, privilège infiniment précieux, d’avoir un juge infaillible de nos discours et de nos écrits, à qui nous pouvons les soumettre avec une confiance filiale et une assurance parfaite d’être maintenus ou ramenés dans la Vérité. »

(Mgr Delassus, La Conjuration anti-chrétienne)

Mgr de Ségur répond aux objections contre la religion (19)

Mgr De SégurObjection : C’est bien mieux d’être protestant que catholique ; on est toujours chrétien et c’est presque la même chose.

Réponse : Oui, presque; comme la fausse monnaie est presque la même chose que la vraie. La seule différence, c’est que l’une est vraie et l’autre est fausse.

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