Dom Guéranger répond à ceux qui prennent Honorius pour un hérétique.

Résultat de recherche d'imagesLe sixième Concile, en flétrissant l’acte de ce pontife, donna une leçon solennelle aux pasteurs des âmes qui se laissent influencer par des considérations humaines et personnelles dans les questions de la foi ; mais on n’a pas pour cela le droit de placer Honorius parmi les hérétiques. Ce concile, qui n’est complet qu’avec la lettre confirmatoire de saint Léon II, l’inscrivit seulement parmi ceux qui, tout en demeurant orthodoxes dans leur pensée et dans leurs écrits, ont le tort d’exposer la sûreté de la foi par leur silence, lorsque leur devoir est de la proclamer et de la défendre. Le Saint-Siège adhéra avec la précision romaine à cette sévère sentence; mais il était si évident qu’Honorius n’avait pas enseigné l’Église dans cette lettre particulière, où il cherchait même à écarter toute idée d’une définition comme intempestive, qu’il a fallu être au temps de la controverse gallicane, pour qu’un argument tel quel ait surgi de là contre l’infaillibilité du Pontife romain.

Dom Guéranger, De La Monarchie Pontificale

 

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Le Père W. DEVIVIER S.J. sur le protestantisme (1ère partie)

(…) Il n’est plus guère de nos jours qu’une hérésie importante : le protestantisme. On comprend sous ce nom générique tout ce qui, se rattachant à la révélation chrétienne, proteste contre l’autorité de l’Eglise catholique romaine, et en appelle à l’Ecriture comme à l’unique source de la vérité révélée.
En réalité, le protestantisme n’est pas une religion déterminée. Les sectes sans nombre qui portent cette dénomination ne possèdent entre elles d’autre lien qu’un même nom négatif, qui convient à toute hérésie; elles n’ont d’autre principe de vie que les dogmes et les préceptes qu’elles ont conservés de l’Eglise catholique, dont elles se sont séparées.

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Aucune concession avec l’erreur, ni même avec une « simple tendance » vers celle-ci.

http://i2.wp.com/www.domgueranger.net/assets/102113_1348_Prirepourde1.jpg?w=940Contexte : Ici, Dom Guéranger part de ses réfutations données en toute charité à M. De Broglie sur ses nombreuses erreurs naturalistes, et il étend le champ de cet exemple à toutes nécessités de défense de la foi, contre la moindre erreur et tendance vers l’erreur, induisant une inévitable formation doctrinale intelligente, vraie, et pratiquée.

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Mgr Sanborn : Sacres Sans Mandat – Una Cum

Conférence en deux parties :
1) Est-il licite de procéder aujourd’hui à des sacres d’évêques sans mandat apostolique ?
2) Est-il licite pour un catholique d’assister activement à une Messe « una cum » ?

 

Nos biens en Jésus-Christ ressuscité

Res 1

La gloire due à Jésus-Christ, les honneurs qui conviennent à son humanité sainte pour tant de souffrances endurées, sont le premier et grand objet que Dieu se propose dans ces mystères glorieux ; mais cet objet tout divin ne l’empêche pas de penser à nous et de disposer ces mystères de telle sorte qu’ils servent à notre avantage (Rom. IV, 25). Il ne sépare pas nos intérêts de ceux de son propre Fils, tant le Chrétien est quelque chose de grand aux yeux de Dieu, tant son union avec le Christ est intime.

Dans sa résurrection, Notre Seigneur nous montre la fidélité de ses promesses, non moins que sa puissance et la véracité de sa doctrine.

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Contre les schismatiques orientaux faussement appelés « orthodoxes » – Le Filioque

https://vatopaidi.files.wordpress.com/2010/10/holy-spirit.jpg?w=433&h=512

I. Ajout légitime du Filioque

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Mgr Pie et Napoléon III : correspondance à propos du Règne social de Jésus-Christ

Christ Roi en gloireLe Cardinal Pie : Je m’empresse de rendre justice aux religieuses dispositions de Votre Majesté et je sais reconnaitre, Sire, les services qu’elle a rendus à Rome et à l’Église, particulièrement dans les premières années de son gouvernement. Peut-être la Restauration n’a-t-elle pas fait plus que vous ?
Mais laissez-moi ajouter que ni la restauration, ni vous, n’avez fait pour Dieu ce qu’il fallait faire, parce que ni l’un ni l’autre vous n’avez relevé son trône, parce que ni l’un ni l’autre vous n’avez renié les principes de la Révolution dont vous combattez cependant les conséquences pratiques, parce que l’évangile social dont s’inspire l’État est encore la déclaration des droits de l’homme, laquelle n’est autre chose, Sire, que la négation formelle des droits de Dieu. Or, c’est le droit de Dieu de commander aux États comme aux individus. Ce n’est pas pour autre chose que Notre Seigneur est venu sur la terre. Il doit y régner en inspirant les lois, en sanctifiant les mœurs, en éclairant l’enseignement, en dirigeant les conseils, en réglant les actions des gouvernements comme des gouvernés.

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« Non est hic, surréxit enim »

ange de la resurrectionAprès le jour du Sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine, Marie-Madeleine et l’autre Marie allèrent voir le tombeau. Et voici qu’il se fit un grand tremblement de terre. Un Ange du Seigneur descendit du ciel et, s’approchant, roula la pierre et s’assit sur elle. Son visage était comme l’éclair et son vêtement comme la neige. A sa vue, les gardes furent saisis d’effroi et comme frappés de mort. Mais l’Ange s’adressant aux femmes, leur dit : « Vous, soyez sans crainte, car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. Il n’est pas ici, il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez, voyez où il avait été mis. Hâtez-vous d’aller dire à ses disciples qu’il est ressuscité ; et voici qu’il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez. Voici, je vous l’ai prédit. »

Source : Suite du Saint Evangie de Saint Matthieu 28, 1-7, Sainte Messe du Samedi Saint – Missel Vespéral Romain, par Dom Gaspar Lefebvre.