Exhortation au combat intérieur du catholique

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C’est la guerre mon fils, et ne crois pas que cette guerre est celle qui fera de toi un héros aux yeux des hommes. Non, cette guerre, elle fera de toi le vaillant soldat, peut être même le héros selon Mes yeux, et bien-sûr selon mon Sacré Cœur. Cette guerre, personne ne la voit, elle se passe en ta propre personne, lutte acharnée qui se vit au quotidien, mais qui en réalité, selon les yeux de ton Créateur, est bien plus solennelle que toutes les guerres que l’histoire des hommes aura pu te montrer.

Tu rêves de briller, en défendant publiquement ta patrie, et avant cela ta religion, mais moi, je veux que tu brilles sur un autre champs de bataille, ou tu as non pas un seul ennemi, mais une multitude, sous le commandement de trois grands généraux des armées du mal : toi même, le monde, et le démon. Mène cette guerre mon fils, et par moi, tu vaincras. Mène cette guerre dans le silence, dans la discrétion, dans le secret qu’il y a entre toi et Moi. Bien plus glorieuse en réalité est cette guerre que toutes celles qui te montreraient de grands chevaliers d’armes qui tiennent leurs bannières flottant dans le vent.

Mon fils, lève plutôt MA bannière, en ton âme, comme si cette âme, que j’ai créé et que tu es, était une forteresse qu’il te fallait reprendre, ou défendre si jamais je t’ai donné la grâce d’y pénétrer pour y imposer mon sceau et mon drapeau. Bats-toi soldat, bats-toi ! Si tu chutes, relève-toi ! Si tu sens mon absence, cherche moi ! Quel soldat va s’apitoyer sur son sort alors que son devoir est de protéger le temple de son âme, dans lequel se trouve le souverain bien qui est ton Créateur ? Si les larmes te viennent dans l’épreuve, ne renonce pas pour autant au combat, redouble de coups contre le monde et contre le démon, redouble de tranchants contre toi-même, porte le casque, la cuirasse, et le bouclier que JE t’ai donné, pourfends en MON nom ceux qui viennent sur ton chemin pour t’attirer dans les flammes de l’enfer, affermis ton cœur, car je t’ai fait homme, et la nature que je t’ai donnée t’appelle à être ainsi, une fois transcendée par ma grâce.

Ton devoir est dans l’adversité, dans la fermeté face à l’ennemi, en t’inspirant toujours de la protection de la triple faiblesse, de Ma douceur et de l’amour de la vérité. Sera-ce un verre d’eau, un morceau de pain, une parole consolatrice à donner, ou alors une œuvre plus grande ? Qu’importe. Ce que je veux de toi, c’est un cœur de guerrier qui aime son Dieu plus que tout, et qui n’a pas peur d’endurer les pires souffrances pour moi.

Relève ton zèle, ta hardiesse, ton courage et ta force, use de ton intelligence, de ta prudence pour protéger Mon nom et ceux qui le représentent, quelque soit leur état. Ne fais pas de reproche au pleutre, reprends l’impie mais n’oublie pas ta propre faiblesse, donne de l’indulgence et de l’exhortation, car quel homme n’a pas été faible ? Mais toi, si tu comprends ou Je veux t’emmener, encourage les plutôt, montre leur l’exemple, embrasse ta croix, médite ma passion, médite mes combats contre le démon, et si ton genoux est sur le point de toucher terre, sache que je suis là, même si tu ne me vois pas, même si tu n’es pas dans les dispositions pour savoir que je suis avec toi, car Je suis ton Roi, Je suis celui qui sera toujours là pour secourir mes braves soldats, Je suis celui qui comprend le mieux leur faiblesses, Je suis celui qui qui te porte, qui permet la moindre pulsation de ton cœur ici bas, là ou tu te trouve en exil le temps de cette vie. Sans moi, tu ne produirais pas même la moindre respiration, tu ne clignerais pas même d’un seul œil. Et n’oublie pas ma Sainte Mère, qui te protègera mieux qu’une louve protège ses louveteaux.

Reste dans le silence, car un soldat parle peu, mais il agit pour Moi. Et s’il parle, ce sera pour Moi et Moi seul, car tu le sais, je suis un Dieu jaloux, et je sais qu’au fond, tu aimes cette jalousie, car nulle déception avec Moi, Ma parole ne passe pas, Ma promesse n’est pas vaine. Je suis ton Roi, et je te le demande soldat, bats-toi pour Moi ! Telle est mon exigence, comme mon Père a signifié qu’il mettait en Moi ses complaisances car nous sommes un, et qu’il m’a demandé la Passion, bats-toi pour Moi, contre toi-même, contre le monde, contre le démon, et en toi Je mettrai mes complaisances. Abhorre le monde et le péché, sacrifie jusqu’à la moindre parcelle de ton cœur et de ton être s’il le faut ! Car je te pose la même question qu’à Pierre : Mon fils, m’aimes-tu ? »

« Seigneur, vous savez que je vous aime. Seigneur, s’il était possible, j’arracherai mon propre cœur de mes mains pour vous le donner. Ma victoire est la votre, ma défaite est permise pour mieux me relever en m’abaissant, ma souffrance est ma participation à votre Passion, mon sang, ma sueur et mes larmes veulent couler pour votre Saint Nom : QUONIAM TU SOLUS SANCTUS, TU SOLUS DOMINUS, TU SOLUS ALTISSIMUS JESU CHRISTE ! »

source : Texte d’un fidèle

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