Pour mieux cerner le principe des deux glaives : un Extrait de l’Histoire Apologétique de la papauté de Mgr Justin FÈVRE (2)

Résultat de recherche d'images pour "Mgr justin Fèvre"II. Quelle solution donner à ce gros problème?
La solution que nous voulons inculquer se résume clans les propositions suivantes :
1-  Le pouvoir des Papes sur les souverains a été amené par l’état des sociétés civiles et la jurisprudence de l’excommunication ;

2-  Les Papes, en l’exerçant, se sont conformés à la persuasion universelle ;

3-  Cette persuasion repose sur les idées les plus justes du droit naturel et divin et sur le droit public alors en vigueur;
4-  Et le pouvoir, qu’elle autorise, n’entraîne que de minimes inconvénients, compensés par d’immenses avantages.

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Pour mieux cerner le principe des deux glaives : un Extrait de l’Histoire Apologétique de la papauté de Mgr Justin FÈVRE (1 bis)

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Pour mieux cerner le principe des deux glaives : un Extrait de l’Histoire Apologétique de la papauté de Mgr Justin FÈVRE (1)

Résultat de recherche d'images pour "Mgr justin Fèvre"S’il est un fait qui confonde, sans réplique possible, l’idée gallicane de la séparation des deux ordres et de l’indépendance absolue de la puissance temporelle, c’est, à coup sûr, la déposition des souverains par les Papes et les conciles du moyen Age.

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Pour mieux cerner le principe des deux glaives : un extrait de l’Histoire Générale de l’Église de Darras.

Pour un départ de mise au point sur des interprétations beaucoup trop libre-examninistes d’Unam Sanctam de S.S. Boniface VIII, voici un court extrait de l’histoire générale de l’Église (Darras). Vous avez ici une affirmation nette et sans bavure de la définition pratique du pouvoir temporel pontifical. En passant, nous avons droit à une démonstration selon laquelle Philippe Le Bel fut l’un des premiers instigateurs de la pensée démocrate dans le royaume de France afin de pouvoir continuer ses iniquités.
Blason du pape Boniface VIII

Les deux glaives : Philippe Le Bel, un mauvais exemple du pouvoir temporel

Résultat de recherche d'images pour "théorie des deux glaives unam sanctam"Chacun des deux glaives, le temporel comme le spirituel, est à la disposition de l’Église. Elle tient l’un, les rois tiennent l’autre ; mais celui-ci demeure subordonné partout et toujours à celui-là, sous peine d’établir deux principes et de tomber dans le dualisme de Manès. — Cette constitution dogmatique déconcerta les conseils et les conseillers de Philippe le Bel, mais n’empêcha pas leur résistance. Contraint à fulminer l’excommunication, le Pape [ Boniface VIII ] ne prononça pas encore de nom propre ; il n’avait pas désespéré du roi. Aussitôt après le concile, il nomma légat en France un cardinal français, Jean Le Moine, celui de tous qui, par ses qualités autant que par sa naissance, pouvait le mieux dissiper les malentendus, éclairer les intelligences, calmer les préventions, ramener enfin la paix, si la paix était absolument possible. Avons-nous besoin d’ajouter que la légation demeura stérile, malgré le dévouement et l’habileté du légat ? Il eut beau demander au prince un signe de repentir, un désaveu de sa conduite, notamment de l’attentat qu’il avait commis en livrant aux flammes la Bulle Ausculta fili. Il n’obtint que des réponses évasives, embarrassées, pleines de réticences et de fourberie.

SOURCE :
HISTOIRE GÉNÉRALE DE L’ÉGLISE – chap. Pontificat de Clément Boniface VIII (1294-1303) p 56-124, chapitre II, tome XXX.