Pour ceux qui reconnaissent le chef de la secte conciliaire tout en pensant qu’on peut lui désobéir

Saint Pie X

Saint Pie X

Voici un texte de Saint Pie X lui même qui réfute catégoriquement tous ceux qui, prétendant que les chefs des conciliaires sont des papes, se cachent sous le fallacieux prétexte du droit à la désobéissance et l’indépendance typiquement révolutionnaire et gallicane, pour justifier une pseudo-résistance au modernisme et à Vatican II.

Saint Pie X, Discours Con vera soddisfazione, aux participants du Congrès universitaire catholique de Rome, 10/05/1909 : “Je vous recommande seulement d’être forts pour demeurer les fils dévoués de l’Eglise de Jésus-Christ, alors qu’il en est tant, hélas ! qui, sans peut-être le savoir, se montrent rebelles, parce que le premier et le plus grand criterium de la foi, la règle suprême et inébranlable de l’orthodoxie est l’obéissance au magistère toujours vivant et infaillible de l’Eglise, établie par le Christ columna et fundamentum veritatis.

Jésus-Christ, qui connaissait notre faiblesse, qui était venu en ce monde pour évangéliser surtout les humbles, a choisi pour la diffusion du christianisme un moyen très simple, adapté à la capacité de tous et de tous les temps, un moyen qui ne demande ni érudition, ni recherches, ni culture, ni raisonnement, mais seulement de bonnes oreilles pour entendre et un bon cœur pour obéir. C’est pourquoi saint Paul dit : Fides ex auditu, la foi vient non par les yeux, mais par les oreilles, par le magistère vivant de l’Eglise, société visible composée de maîtres et de disciples, d’administrateurs et de sujets, de pasteurs, de brebis et d’agneaux. Jésus-Christ lui-même a enjoint à ses disciples d’écouter les leçons des maîtres ; aux sujets, de vivre soumis à leurs chefs ; aux brebis et aux agneaux, de marcher docilement derrière leurs pasteurs ; aux bergers, aux gouvernants et aux maîtres, il a dit : “Docete omnes gentes. Spiritus veritatis docebit vos omnem veritatem. Ecce ego vobiscum sum usque ad consummationem saeculi”.

Et ainsi, avec un système de sophismes et d’erreurs, ils falsifient le concept de l’obéissance enseignée par l’Eglise ; ils s’arrogent le droit de juger les actes de l’autorité et vont jusqu’à la bafouer ; ils s’attribuent une mission qu’ils ne tiennent ni de Dieu ni d’aucune autorité pour imposer des réformes ; ils limitent l’obéissance aux seuls actes extérieurs, si même ils ne résistent pas et ne se révoltent contre cette autorité, opposant le jugement erroné de quelque personne sans compétence sérieuse, ou de leur conscience privée, trompée par de vaines subtilités, au jugement et au commandement de celui qui, par mandat divin, est juge, maître et pasteur légitime”.

Ne vous laissez pas tromper par les subtiles déclarations d’autres qui ne cessent de prétendre vouloir être avec l’Eglise, aimer l’Eglise, combattre pour que le peuple ne s’éloigne pas d’elle, travailler pour que l’Eglise, comprenant son époque, se rattache au peuple et le reconquière. Mais jugez-les d’après leurs œuvres. S’ils maltraitent et méprisent les pasteurs de l’Eglise et même le pape, s’ils essayent tous les moyens de se soustraire à leur autorité pour éluder leurs directions et leurs avis, s’ils ne craignent pas de lever l’étendard de la révolte, de quelle Eglise ces hommes entendent-ils parler ? Non, certes, de celle établie super fundamentum Apostolorum et prophetarum, ipso summo angulari lapide Christo Jesu”.

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