Sermon de Saint Léonard de Port-Maurice sur le nombre des élus

Saint Léonard de Port-MauriceI. Ce qui remplit d’effroi les plus grands saints.

Grâce à Dieu, le nombre des disciples du Rédempteur n’est pas si petit que la malignité des scribes et des pharisiens doive en triompher. Quoiqu’ils s’efforçassent de calomnier l’innocence et de tromper la foule par leurs sophismes perfides, en discréditant la doctrine et le caractère de Notre-Seigneur, trouvant des taches jusque dans le soleil, beaucoup reconnurent en Lui le vrai Messie, et, sans craindre ni les châtiments ni les menaces, embrassèrent ouvertement Son parti. Malgré les impostures de Ses ennemis :  »De turba autem multi crediderunt in Eum ». Tous ceux qui suivirent le Christ L’ont-ils suivi jusque dans la gloire ? Oh ! c’est ici que, révérant ce profond mystère, j’adore en silence les abîmes des décrets divins, plutôt que de décider avec témérité un si grand point ! C’est un grave sujet que celui que je dois traiter aujourd’hui ; il a fait trembler les colonnes mêmes de l’Église, rempli de terreur les plus grands saints et peuplé d’anachorètes les déserts. Cette instruction, dans laquelle il s’agit de décider si le nombre des chrétiens qui se sauvent est plus grand ou moins grand que le nombre des chrétiens qui se perdent, vous inspirera, je l’espère, une crainte salutaire des jugements de Dieu.

Lire la suite

Publicités

Saint Alphonse-Marie de Liguori : LES PEINES DE L’ENFER SONT DES PEINES SANS MÉLANGE

enfer 11. En cette vie, pas de maux dont la violence ne se calme ou ne s’interrompe au moins de temps en temps. Ce malade endure toute la journée des douleurs d’entrailles ou de goutte ; mais, la nuit venue, il dort quelques heures, il ne souffre plus. Pour vous, malheureux damnés, il n’y a jamais ni soulagement, ni répit ; toujours gémir, toujours souffrir, et souffrir des tourments effroyables, sans avoir jamais, durant toute l’éternité, un moment de relâche, voilà votre sort !

Lire la suite

Saint Alphonse-Marie de Liguori : LE JUGEMENT GÉNÉRAL

Jugement général1. « Jour de colère… jour d’affliction et de misère » (So 1, 15).

Tel sera, d’après la sainte Écriture, le jugement général pour tous ceux que la mort aura frappés en état de péché mortel. Alors, en effet, ces malheureux verront toutes leurs iniquités, même les plus secrètes, dévoilées devant le genre humain tout entier ; ils seront publiquement chassés de la compagnie des saints et jetés dans la prison éternelle de l’enfer, pour y subir une mort ininterrompue.

Lire la suite

Saint Alphonse-Marie de Liguori : PAS DE MILIEU : OU SAUVÉ OU DAMNÉ

portes1. « Opérez votre salut avec crainte et tremblement » (Ph 2, 12).

C’est le conseil que donnait saint Paul aux fidèles de Philippe.

Pour se sauver, il faut craindre de se damner, parce qu’il n’y a pas de milieu entre le salut et la damnation. Ou sauvés, ou damnés, voilà ce que nous serons nécessairement un jour.

Lire la suite

Saint Alphonse-Marie de Liguori : LE VOYAGE À L’ÉTERNITÉ

Saint Alphonse1. « l’Homme ira dans la maison de son éternité » (Qo 12, 5).

Cette terre n’est pas notre patrie, mais seulement un lieu de passage pour entrer dans notre demeure éternelle. Le pays où je me trouve, la maison que j’habite, ne sont ni mon pays, ni ma maison, mais une hôtellerie qu’il me faudra quitter bientôt, et plus tôt que je ne l’imagine. Quelle sera la demeure de mon corps jusqu’au jour du jugement général ? Une fosse. Quelle sera la demeure de mon âme ? L’Éternité, c’est-à-dire le ciel, si je me sauve; l’enfer, si je me damne.

Lire la suite

Sainte Françoise Romaine – Traité sur l’enfer – des peines des condamnés – péchés capitaux

Comment les péchés capitaux sont punis dans l’enfer inférieur

– 1° Tourments des orgueilleux. La bienheureuse aperçut une vaste prison dont les habitants étaient fort nombreux, et on lui dit que c’étaient les superbes. Cette prison était divisée en plusieurs pièces, où les victimes étaient classées selon les diverses espèces de ce péché. Les ambitieux étaient ceux que les démons paraissaient mépriser davantage. Autant ces misérables avaient été affamés des honneurs pendant leur vie, autant ils étaient rassasiés d’opprobres et de confusion. En punissant ceux-ci, ils n’oubliaient pourtant pas les autres. Chaque famille d’orgueilleux, si je puis parler ainsi, avait sa peine propre et particulière ; mais il y avait un châtiment horrible qui leur était commun à tous. Au milieu de cette prison spéciale était posé un lion énorme d’airain rougi par le feu. Sa gueule était levée en l’air et largement ouverte, et ses mâchoires, en guise de dents, étaient armées d’un grand nombre de rasoirs affilés. Son ventre était un repaire de serpents et d’autres bêtes venimeuses, et l’ouverture postérieure était comme l’entrée du corps de ce monstre, garnie de lames brûlantes et horriblement acérées.
Or, les démons chargés de tourmenter ces tristes victimes, les lançaient en l’air de manière à les faire retomber dans la gueule du lion. Toutes tranchées et presque divisées par les rasoirs, elles passaient par la gorge de ce monstre et tombaient dans ses larges entrailles, au milieu des reptiles qui fourmillaient dans ce lieu infect, et exerçaient sur elles leur rage infernale. Elles gravitaient ensuite vers la partie postérieure où des démons les saisissaient avec des pinces ardentes, et les tiraient violemment à eux, à travers les rasoirs dont l’ouverture était bordée, et ce jeu cruel les bourreaux le recommençaient sans cesse. Ces âmes, irritées et enragées par d’aussi horribles tourments, hurlaient d’une manière affreuse et proféraient des blasphèmes effroyables. «Hurlez, leur disaient les esprits infernaux ; hurlez, superbes maudits, qui fîtes si longtemps la guerre au Créateur sur la terre. Vous avez bien raison de vous désespérer, car vos malheurs ne finiront jamais».

Lire la suite

Saint Augustin : « je vous poursuis, je vous cherche parce que vous êtes égarés »

 

« Je me trouve entre les mains des brigands et sous la dent des loups furieux. Oh ! je vous en conjure, frères bien-aimés, priez pour moi. Les brebis que notre sollicitude pastorale va chercher au milieu de tant de dangers, ne sont pas seulement des brebis errantes ; elles sont révoltées ; elles prétendent que leur égarement, leur perte, ne nous regardent pas.
Lire la suite

Mgr de Ségur – L’enfer – Prologue

Prologue

C’était en 1837. Deux jeunes sous-lieutenants, récemment sortis de Saint-Cyr, visitaient les monuments et les curiosités de Paris. Ils entrèrent dans l’église de l’Assomption, près des Tuileries, et se mirent à regarder les tableaux, les peintures et les autres détails artistiques de cette belle rotonde. Ils ne songeaient point à prier.

Lire la suite

Saint Alphonse-Marie de Liguori : LE SALUT ÉTERNEL

Saint Alphonse1. Une affaire dépasse en importance toutes les autres: c’est l’affaire de notre salut éternel; il y va de notre fortune ou de notre ruine éternelle. Impossible, en effet, d’échapper à l’une de ces deux alternatives : nous sauver ou nous perdre pour toujours, mériter une éternité de joies ou une éternité de supplices, vivre à jamais heureux ou malheureux.

Lire la suite