Fin naturelle et fin surnaturelle de l’homme par l’Abbé Rohrbacher.

Résultat de recherche d'images pour "fins dernières"Ici, l’Abbé Rohrbacher met un point d’honneur à opérer une distinction, non pas une séparation, entre la fin naturelle et surnaturelle de l’homme. Il est à noter que sa réaction est due à son constat d’ignorance de cette distinction à son époque.
En effet, chaque catholique aura entendu parler vaguement d’un ordre naturel et d’un ordre surnaturel. Un ordre, de façon brève, étant le rapport qui existe entre la fin et les moyens, un ordre naturel incombe nécessairement une fin naturelle, et il en va de même pour l’ordre surnaturel.
Ainsi, dans l’ordre naturel, l’homme fut créé pour une fin naturelle avec des moyens proportionnés à sa nature, fin naturelle qui consiste à servir Dieu et à le connaitre. Dans l’ordre surnaturel, l’homme fut créé pour une fin surnaturelle avec des moyens qui sont au dessus de sa nature, fin surnaturelle à laquelle l’homme est élevé par pure bonté de Dieu, consistant à connaitre Dieu par ses œuvres, mais aussi tel qu’il est en Lui-même et tel qu’Il se voit Lui-même. Dans cet ordre surnaturel, la fin se nomme la gloire et le moyen se nomme la grâce.

Dom Weiss, entre autres, synthétise tout à fait cette question catéchétique : « Le chrétien appartient à deux mondes qui doivent s’unir en lui de la manière la plus étroite. Comme homme, il vit dans l’ordre naturel, comme chrétien, il vit dans l’ordre surnaturel. Comme homme, il doit tendre vers Dieu, le maître et le terme de l’ordre naturel. Comme chrétien, il doit diriger ses aspirations vers Dieu, l’auteur et le consommateur de notre foi (Hebr., XII, 2.). En d’autres termes, il doit tendre comme homme vers sa dernière fin naturelle ; comme chrétien, vers sa dernière fin surnaturelle. Nous avons déjà suffisamment montré dans les deux premiers volumes de cet ouvrage, que depuis son élévation à une fin surnaturelle, l’homme ne peut plus atteindre la fin naturelle sans la fin surnaturelle. Mais ceci ne détruit nullement la possibilité d’établir une distinction entre ces deux fins et ces deux ordres. ». Quoi de plus clair donc. Nous tâcherons d’ailleurs  de vous  rapporter très prochainement des écrits de ce brillant apologiste.
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