Don Sarda y Salvany – Le libéralisme est un péché – Chapitre 16

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XVI

La bonne foi peut-elle, aujourd’hui, se rencontrer dans l’erreur du libéralisme ?

J’ai parlé plus haut des libéraux de bonne foi, et je me suis permis d’exprimer un doute sur la question de savoir si oui ou non il existe in rerum natura quelque type de cette rarissime famille. J’incline à croire qu’il y en a fort peu, car de nos jours l’erreur de bonne foi dans le libéralisme, qui seule pourrait parfois l’excuser, est à peu près impossible. Je ne nierai cependant pas absolument que tel ou tel cas exceptionnel peut se produire, mais je maintiens que ce serait en vérité un cas phénoménal.

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Don Sarda y Salvany – Le libéralisme est un péché – Chapitre 15

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XV

Très simple observation qui achèvera de montrer la question sous son véritable jour

Je ne comprends pas que les libéraux de bonne foi, s’il en est qui méritent encore cet adoucissement charitable de leur triste dénomination, ne se fassent pas chaque jour une réflexion que je me suis faite mille fois : la voici.

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Don Sarda y Salvany – Le libéralisme est un péché – Chapitre 14

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XIV

Ceci posé, est-il oui ou non permis à un bon catholique de prendre en bonne part le mot libéralisme, et peut-il se glorifier d’être libéral ?

Nous demandons la permission de transcrire intégralement ici un chapitre d’un autre de nos opuscules (Choses du jour), car il répond aux questions posées en tête de cette page :

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Don Sarda y Salvany – Le libéralisme est un péché – Chapitre 13

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XIII

Notes et commentaires sur la doctrine exposée dans le chapitre précédent

Nous avons dit que les formes de gouvernement démocratiques ou populaires, pures ou mixtes, ne sont pas libérales de soi, ex se, et nous croyons l’avoir suffisamment démontré. Cependant, ce qui spéculativement ou abstraitement parlant est une vérité, ne l’est pas au même degré en pratique, c’est-à-dire dans l’ordre des faits que doit toujours et surtout avoir devant les yeux le polémiste catholique.

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Don Sarda y Salvany – Le libéralisme est un péché – Chapitre 12

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XII

D’une chose qui ressemble au libéralisme et qui ne l’est pas, et d’une autre qui est le libéralisme quoiqu’elle ne lui ressemble pas

Le diable est un grand maître en artifices et en fourberies ; sa plus habile diplomatie consiste à introduire la confusion dans les idées, et ce maudit perdrait la moitié de son pouvoir sur les hommes, si les idées bonnes ou mauvaises nous apparaissaient en toute netteté et franchise. Remarquez, en passant, qu’appeler le diable, diable, n’est pas de mode aujourd’hui, sans doute parce que le libéralisme nous a donné l’habitude de traiter messire le Diable avec un certain respect. Donc la première chose que fait le diable en temps de schisme et d’hérésie, c’est de brouiller et de changer le sens propre des mots moyen infaillible de fausser et de troubler promptement la plupart des intelligences.

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Don Sarda y Salvany – Le libéralisme est un péché – Chapitre 9

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IX

D’une autre distinction importante, ou du libéralisme pratique et du libéralisme spéculatif ou doctrinal

La philosophie et la théologie enseignent qu’il y a deux sortes d’athéisme, l’un doctrinal et spéculatif, l’autre pratique. Le premier consiste à nier franchement et rondement l’existence de Dieu, prétendant annuler ou méconnaître les preuves irréfragables sur lesquelles cette vérité s’appuie. Le second consiste à vivre et agir sans nier l’existence de Dieu, mais comme si Dieu n’existait réellement pas. Ceux qui professent le premier s’appellent athées théoriques ou doctrinaires, ceux qui vivent dans le second athées pratiques : ces derniers sont les plus nombreux.

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Don Sarda y Salvany – Le libéralisme est un péché – Chapitre 8

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VIII

Ombre et pénombre, ou raison extrinsèque de cette même secte catholique libérale

Après avoir vu dans le précédent chapitre la raison intrinsèque ou formelle du libéralisme catholique, passons dans celui-ci à l’examen de ce que nous pourrions appeler sa raison d’être extrinsèque, historique, ou matérielle, si cette dernière qualification scolastique plaît davantage à nos lecteurs.

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Don Sarda y Salvany – Le libéralisme est un péché – Chapitre 7

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VII

En quoi consiste probablement l’essence ou la raison intrinsèque du catholicisme libéral

Si l’on considère l’intime essence du libéralisme dit catholique, ou, pour parler plus vulgairement, du catholicisme libéral, on voit que, selon toute probabilité, elle est due uniquement à une fausse interprétation de l’acte de foi. Les catholiques libéraux, si l’on en juge par leurs explications, font résider tout le motif de leur foi, non dans l’autorité de Dieu infiniment vrai et infaillible qui a daigné nous révéler le seul chemin qui peut nous conduire à la béatitude surnaturelle, mais dans la libre appréciation du jugement individuel, estimant telle croyance meilleure que toute autre. Ils ne veulent pas reconnaître le magistère de l’Église comme le seul qui soit autorisé par Dieu à proposer aux fidèles la doctrine révélée et à en déterminer le véritable sens. Bien au contraire, se faisant juges de la doctrine, ils en admettent ce qui leur paraît bon, et se réservent le droit de croire le contraire, toutes les fois que d’apparentes raisons leur sembleront démontrer comme faux aujourd’hui ce qui leur avait paru vrai hier.

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