Un Lefebvriste en PLS argumentaire

Voici une vidéo prise lors d’une conférence, durant laquelle il y eut un léger croisement de fer doctrinal entre un fidèle catholique et le supérieur de la FDT.

Source : https://www.youtube.com/channel/UCnBfLr5VS6zwmofWKkGO8aQ

• Dans cette courte vidéo, un fidèle catholique pose une question à un prêtre lefebvriste au sujet de l’exhortation apostolique post-synodale du « pape François », Amoris lætitia : peut-on considérer des gens qui sont objectivement dans un état d’adultère comme ne pouvant pas être conscients de cet état, et, en d’autres termes, peut-on leur donner la communion (car c’est de cela dont il s’agit) alors même que leur état de vie est en contradiction avec le catéchisme ?

Si le document postule que ces gens peuvent être dans l’ignorance que le mariage implique par nature l’unicité et l’indissolubilité, il enseigne surtout des choses contradictoires avec la Doctrine catholique de toujours.
Ainsi, par rapport à une proposition qui a déjà été anathématisée par l’Église, c’est-à-dire considérée comme hérétique, des gens qui sont censés être l’Autorité dans l’Église devraient évidemment savoir que ce qu’elles enseignent a déjà été anathématisé par l’Église ou bien que leurs enseignements s’opposent à une vérité de foi (comme la supériorité de la virginité consacrée sur l’état de mariage niée explicitement dans l’exhortation apostolique).

• La PLS argumentaire consiste à ne plus pouvoir intellectuellement (théologiquement ici) répondre, par des faits et de vrais arguments, à une question. En pratique, la victime de la PLS argumentaire ne consent pas toujours (c’est le cas ici) à reconnaître sa défaite et s’enferme donc dans son idéologie chimérique comme un autiste. Pirouettes rhétoriques, moqueries, hors-sujets et sophismes en tout genre sont alors de mise (vous les entendrez assez mal dans la vidéo, ces moqueries ou ces hors-sujets, mais il importe peu d’entendre des propos railleurs). Et, en dernier ressort, l’arrêt de la discussion.
Note : la théologie fait partie du domaine de l’intelligence (et de l’intelligence de la foi pour un catholique). L’intelligence se nourrit de faits et de logique. Ici la victime de la PLS argumentaire manque cruellement de faits et de logique (cf. plus bas).

• La personne qui compare cette malhonnêteté intellectuelle présente dans l’exhortation apostolique en vient à comparer qu’il y a également malhonnêteté intellectuelle à dire qu’il faut attendre un jugement de l’Église pour… condamner ce que l’Église elle-même enseigne(rait) (!) C’est toute la quintessence du lefebvrisme qui est remise en cause.

Ici, si certes le prêtre reconnaît au début de l’échange que le document « est un peu énorme », il va aller concrètement contre l’Acte de foi, en disant qu’il y a certes « l’Église enseignée et l’Église enseignante », mais en postulant que l’Église enseignante peut se tromper (!) car elle devra se prononcer (alors qu’elle s’est DÉJÀ prononcée) ! Cela aussi, c’est « un peu énorme ».
C’est matériellement contraire à l’Acte de foi et cela s’attaque directement à l’indéfectibilité de l’Église.

Publicités