Hérésies de Vatican II – Constitution dogmatique Dei Verbum (sur la Révélation Divine)

La foudre s’abattant sur le dôme de Saint-Pierre le soir de la « démission » de Benoit XVI

Le texte que nous allons présenter est, comme la plupart des textes conciliaires, d’une volontaire ambiguïté, c’est la marque des hérétiques que de se servir de textes ambigus pour cacher leur véritable pensée. Pie VI l’a d’ailleurs dénoncé dans la Bulle Auctorem Fidei :  » Afin de déjouer ces pièges, ce dont la nécessité se fait assez fréquemment sentir au cours de chaque siècle, aucune autre méthode n’est requise que la suivante : chaque fois qu’il devient nécessaire de mettre au grand jour des déclarations qui masquent un soupçon d’erreur ou de danger sous le voile de l’ambiguïté, on doit dénoncer le sens pervers servant à camoufler l’erreur opposée à la vérité catholique » (Pie VI, Bulle Auctorem Fidei, 28 août 1794)

Vatican II, Dei Verbum, §8 : « Cette Tradition qui vient des Apôtres progresse dans l’Église, sous l’assistance du Saint-Esprit ; en effet, la perception des réalités aussi bien que des paroles transmises s’accroît, soit par la contemplation et l’étude des croyants qui les méditent en leur cœur (cf. Lc 2, 19.51), soit par l’intelligence intérieure qu’ils éprouvent des réalités spirituelles, soit par la prédication de ceux qui, avec la succession épiscopale, ont reçu un charisme certain de vérité. Ainsi l’Église, tandis que les siècles s’écoulent, tend constamment vers la plénitude de la divine vérité, jusqu’à ce que soient accomplies en elle les paroles de Dieu. »

La Révélation Divine comprend les Saintes Ecritures et la Tradition.

Dei Verbum dit donc que la Révélation Divine par la Tradition progresse au sein de l’Eglise catholique.

Selon ce décret dogmatique, les croyants ont une meilleure perception des réalités ainsi que des paroles transmises par la Tradition et cela grâce à la contemplation, l’étude ou l’intelligence de tout un chacun.

Cela a été condamné à plusieurs reprises par le Concile Vatican I, par Pie IX et par Saint Pie X, cette fausse doctrine est très éclairement exposée dans la fameuse Encyclique condamnant le modernisme de Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis :

 » La doctrine des modernistes, comme l’objet de leurs efforts, c’est qu’il n’y ait rien de stable, rien d’immuable dans l’Eglise. Ils ont eu des précurseurs, ceux dont Pie IX, notre prédécesseur, écrivait : “Ces ennemis de la révélation divine exaltent le progrès humain et prétendent, avec une témérité et une audace vraiment sacrilèges l’introduire dans la religion catholique, comme si cette religion n’était pas l’œuvre de Dieu mais l’œuvre des hommes, susceptible de perfectionnements humains (1). Sur la révélation et le dogme, en particulier, la doctrine des modernistes n’offre rien de nouveau. Nous la trouvons déjà condamnée dans le Syllabus de Pie IX, où elle est énoncée en ces termes : La révélation divine est imparfaite, sujette par conséquent à un progrès continu et indéfini, en rapport avec le progrès de la raison humaine (5ème Proposition condamnée), et plus solennellement encore dans le Concile du Vatican : La doctrine de foi que Dieu a révélée n’a pas été proposée aux intelligences comme une invention philosophique qu’elles eussent à perfectionner, mais elle a été confiée comme un dépôt divin à l’Epouse de Jésus-Christ pour être par elle fidèlement gardée et infailliblement interprétée. C’est aussi pourquoi le sens des dogmes doit être retenu tel que notre sainte Mère l’Eglise l’a une fois défini, et il ne faut jamais s’écarter de ce sens, sous prétexte et au nom d’une plus profonde intelligence”(2). (Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis, 17 Avril 1907)

On peut s’imaginer que nos adversaires nous objecterons que nous faisons de l’interprétation privée et que le texte de Dei Verbum doit être compris dans un tout autre sens. Nous répondrons avec Joseph Ratzinger qui a lui-même commenté Dei Verbum à plusieurs occasions.

Benoit XVI, exhortation apostolique, Verbum Domini :  » La Parole du Seigneur demeure pour toujours. Or cette Parole, c’est l’Évangile qui vous a été annoncé » (1 P 1, 25 ; cf. Is 40, 8)… Cette Parole, qui demeure pour toujours est entrée dans le temps. Dieu a prononcé sa Parole éternelle de façon humaine ; son Verbe « s’est fait chair » (Jn 1, 14). C’est cela la Bonne Nouvelle. C’est l’annonce qui traverse les siècles, pour arriver jusqu’à nous aujourd’hui… Par cette Exhortation apostolique post-synodale, je désire indiquer quelques lignes fondamentales pour une redécouverte, dans la vie de l’Église, de la Parole divine, source de renouvellement constant, souhaitant en même temps qu’elle devienne toujours plus le cœur de toute activité ecclésiale. »

Ici, Benoit XVI affirme clairement que la Parole Divine (comprendre les Saintes Ecritures) est source de renouvellement constant, ce qui rejoint parfaitement ce que dit Dei Verbum.

(1) Pie IX, Qui pluribus, 9 novembre 1848.
(2) Conc. Vatican I, const. Dei Filius, chap. IV.

 

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