Jésus commence à s’associer des disciples (partie 1)

Saint Jean Baptiste montre JésusPremier point – La vocation des disciples de Saint Jean Baptiste.

1/ Observons la ferveur qui les retint auprès de Saint Jean (Baptiste). Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples. Comment ce saint précurseur, pour l’ordinaire environné de beaucoup de disciples, n’en avait-il dans ce moment que deux avec lui ? C’est que le jour était sur son déclin, comme nous allons le voir. Jean avait congédié le peuple, et ses autres disciples avaient pris le parti de se retirer : la ferveur de ces deux-ci  les avait retenu auprès de leur maître sans qu’ils se doutassent du bonheur qui les attendait… La persévérance à demeurer à l’Église et à pratiquer les exercices de la piété n’est jamais sans récompense. Les faveurs singulières sont ordinairement pour ceux qui persévèrent. La constance de ces deux disciples leur valut la grâce de l’apostolat, la gloire d’avoir été les deux premiers disciples de Jésus-Christ.

2/ Combien fut grand leur bonheur de voir Jésus ! Et Jean ayant vu Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu. Le Sauveur voulait s’attacher les deux disciples de Jean-Baptiste ; mais il fallait qu’auparavant ils commencent par signaler leur ardeur et leur fidélité. Il contenta donc de passer sous leurs yeux et de les faire avertir que celui qu’ils voyaient était l’Agneau de Dieu. Quel bonheur pour ces disciples ! Quelle grâce ! Quelle occasion favorable ! C’est ainsi que Jésus se montre quelquefois à nous comme en passant, par un mouvement, un désir, un certain gout de la vertu qui se fait sentir à notre âme et la remue. Une lumière intérieure nous dit alors : Voilà Jésus ; voilà celui en qui se trouve le vrai bonheur. Heureux moment si nous savons en profiter, et si nous ne prenons pas cette invitation à la vertu pour la vertu même !

3/ Examinons quelle fut la fidélité des deux disciples à suivre Jésus. Et ayant entendu ce que disait Saint Jean, ils suivirent Jésus. Ils comprirent la pensée de leur maître et l’importance de ce moment ou Jésus passait. Ils savaient que le jour précédent ce divin Sauveur avait aussitôt disparu ; mais ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’il ne devait plus se montrer de la sorte, et que le lendemain ils retournaient en Galilée. Ils se mirent donc à le suivre, résolus de ne pas manquer cette occasion de lui parler et de s’offrir à lui. Hélas ! Combien, par leur lâches délais, ont manqué leur vocation, leur perfection, leur conversion, leur salut !

Source  : l’Évangile médité pour tous les jours l’année – Tome 1.

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