Le Pape Pie IX et Don Sarda y Salvany sur le naturalisme

Pie IX« Et de fait, vous le savez parfaitement, Vénérables Frères, il s’en trouve beaucoup aujourd’hui pour appliquer à la société civile le principe impie et absurde du  » naturalisme « , comme ils l’appellent, et pour oser enseigner que  » le meilleur régime politique et le progrès de la vie civile exigent absolument que la société humaine soit constituée et gouvernée sans plus tenir compte de la Religion que si elle n’existait pas, ou du moins sans faire aucune différence entre la vraie et les fausses religions”. » (1)

Don Sarda y Salvany« Pour ceux qui ignorent ce qu’est le naturalisme, nous dirons d’abord que, dans le langage ordinaire et familier, on donne ce nom au manque de foi, de cette foi qui fait connaitre les vérités de l’ordre surnaturel, qui les fait admettre comme première règle pratique dans le gouvernement des individus et des sociétés ; qui indique à l’homme et à la société des voies sûres et les aspirations nobles ; qui élargit les horizons de l’intelligence et communique au cœur, en le réchauffant, de plus nobles élans ; qui élève les caractère et fortifie les tempéraments ; qui illumine de clartés immortelles, les ombres et les ténèbres de notre condition mortelle. Le naturalisme consiste à ne pas croire ce qui doit être cru, ou à ne pas le croire comme il convient. Et à ce double point de vue, notre société parait envahie par ce naturalisme hideux et dévastateur. Dans notre société, en effet, il y a un très grand nombre d’homme qui ne croient en rien ; d’autres, en grand nombre, croient ce qu’ils veulent ; plusieurs croient sans conformer leur conduite à leur foi ; le petit nombre croit fermement, fortement et pratiquement, comme tout bon chrétien doit le faire. (…) Ce naturalisme a été nommé avec raison par quelques-uns l’hérésie des derniers temps, selon la parole terrible du sauveur, se demandant si par hasard il y aurait encore de la foi sur terre durant les jours qui précèderont son second avènement. » (2)


1 Pie IX – Encyclique Quanta cura du 8 décembre 1864
2 Don Sarda y Salvany – Le mal social, p 135, Tome III, ESR.

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