Saint Alphonse-Marie de Liguori : LA RÉSURRECTION DES CORPS AU JUGEMENT GÉNÉRAL

jugement général image1. Un jour doit venir qui sera le dernier des jours, avec lequel finira toute la scène de ce monde. Avant l’arrivée du Juge, un feu descendra du ciel: « Alors, dit saint Pierre, la terre sera consumée avec les ouvrages qu’elle renferme » (2 P 3, 10). Tout ici-bas passera par les flammes ; tout sera réduit en cendres. Quel cas, ô ciel ! ferons-nous alors de toutes ces vanités auxquelles beaucoup sacrifient leur salut ? Que deviendront alors toutes les grandeurs de ce monde, la pourpre royale, les sceptres, les couronnes ?

Ô folie de ceux qui les auront aimées ! Ô regrets de ceux qui, subjugués par ces riens, auraient perdu leur Dieu !

2. « La trompette retentira, les morts ressusciteront » (2 Co 15, 52), écrit l’Apôtre.

Tous ressusciteront à l’appel de la trompette, pour comparaître devant le Juge suprême. Regardez ! Qu’ils sont beaux, resplendissants les corps des bienheureux ! En vérité, « ils brillent comme le soleil » (Mt 13, 43), selon la parole du divin Maître. Par contre, qu’ils sont horribles, affreux les corps des réprouvés ! Quel supplice pour leurs âmes infortunées de rentrer dans ces corps qu’elles ont flattés jusqu’à leur sacrifier le paradis et Dieu lui-même ! Quel supplice d’être précipités ensemble dans l’abîme, pour y brûler éternellement !

Heureux alors ceux qui, volontairement, auront privé leurs sens des plaisirs qui déplaisent à Dieu ! Heureux ceux qui, pour mieux dompter leur chair, l’auront mortifiée par des jeûnes et d’autres austérités !

Je vous supplie, mon Jésus, « ne détournez pas de moi votre face » (Ps 143/142, 7). Je ne mérite pas que vous me regardiez. Que de fois, en effet, j’ai préféré la satisfaction de mes sens à votre amitié ! Que ne suis-je mort plutôt que de vous infliger ce déshonneur ! Ayez pitié de moi.

3. À peine ressuscités, les hommes entendront l’appel des anges: « Peuples, peuples dans la vallée de la décision du jugement définitif ! » (Jo 4, 14). Ils se mettent en marche vers la vallée de Josaphat, pour être jugés dans l’assemblée du genre humain tout entier.

Ah ! Mon Dieu, moi aussi, je devrai me rendre à cette vallée redoutable. Quelle y sera ma place ? Parmi les élus, dans la gloire ? Parmi les damnés, dans les chaînes ? Mon bien-aimé Rédempteur, votre Sang est mon espérance. Malheureux ! Combien de fois n’ai-je pas mérité d’être jeté dans l’abîme éternel, pour toujours, banni loin de vous, sans pouvoir jamais plus vous aimer ! Mon Jésus, je veux vous aimer toujours, en cette vie d’abord, puis dans l’autre. Ne permettez pas que le péché me sépare encore de vous. Vous connaissez ma faiblesse ; mon Jésus, aidez-moi toujours, ne m’abandonnez pas.

 Marie, mon Avocate, obtenez-moi la sainte persévérance.

Source : La voie du Salut – Saint Alphonse de Liguori

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