Contre l’hérésie feeneyiste

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Les feeneyistes tirent leur nom d’un prêtre hérétique américain, le Père Feeney, ce dernier niait le baptême de désir et le baptême de sang ainsi que l’ignorance invincible, le Saint Siège lui a demandé de venir à Rome pour plaider sa cause, ce qu’il a refusé. Il a par la suite été excommunié par S.S Pie XII en 1953. (1)

Les feeneyistes citent nombre de fois le Magistère pour faire croire à une contradiction entre le baptême de désir et le dogme Hors de l’Église, pas de salut. Par exemple, le Pape Innocent III enseigne dans Eius exemplo le dogme Hors de l’Église, pas de salut ainsi que le baptême de désir dans Debitum pastoralis officii.

Pour essayer de parer à cet exemple frappant, les feeneyistes utilisent un autre recours, l’hérésie comme quoi l’infaillibilité pontificale se résumerait aux seuls Conciles œcuménique. Encore une fois, ils sont bien embarrassés quand nous leur montrons que le Concile de Trente, dans plusieurs de ses canons, enseigne le baptême de désir ainsi que le baptême de sang comme nous allons le voir.

Voici une liste non exhaustive de citations du Magistère et Pères et Docteurs de l’Église concernant le baptême de désir, le baptême de sang, l’ignorance invincible et l’âme de l’Église :

1/ Baptême de désir / baptême de sang

– Les Papes

S.S Innocent II, Pape, 1130 : « A votre demande, nous répondons ceci : Nous affirmons sans hésitation (sur l’autorité des Saints Pères Augustin et Ambroise) que le Presbyterum dont vous avez dit qu’il avait fini ses jours sans l’eau du baptême, a persévéré dans la foi de la sainte Mère l’Église et dans la profession du nom du Christ, et que conséquemment a été libéré du péché originel et a obtenu la joie de la patrie céleste. Lisez en outre le huitième livre De civitate Dei d’Augustin où on lit entre autres :  » Le baptême est administré de façon invisible lorsque ce n’est pas le mépris de la religion mais la barrière de la nécessité qui l’exclut « . Ouvrez également le livre du bienheureux Ambroise De obitu Valentiani qui affirme la même chose. Les questions s’étant donc apaisées, tenez les conceptions des Pères docteurs, et faite présenter constamment dans votre Eglise des prières et des offrandes pour le Presbyterum que vous avez mentionné. » (Lettre Apostolicam Sedem)

S.S Innocent III, Pape, 1206 : « Vous m’avez confié qu’un certain juif, à l’article de la mort, et vivant parmi des juifs seulement, s’était plongé lui-même dans l’eau en disant : « Je me baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, Amen ». Or vous me demandez si ce juif, qui persévère dans la foi chrétienne, doit être baptisé. Nous répondons qu’étant donné qu’il doit y avoir distinction entre celui qui baptise et celui qui est baptisé, comme le montrent à l’évidence les paroles du Seigneur disant aux apôtres : « Baptisez toutes les nations au nom du Père et du Fils et de l’Esprit Saint » (Mt 28,19) le juif dont il est question doit être baptisé à nouveau par un autre, pour qu’il apparaisse qu’autre est celui qui est baptisé, autre celui qui baptise… Cependant, s’il était décédé aussitôt, il aurait rejoint immédiatement la patrie en raison de sa foi au sacrement, même si ce n’avait pas été en raison du sacrement de la foi. » (Debitum pastoralis officii, à l’évêque de Metz, 28 août 1206)

Saint Pie V, Pape, 1567 : « Par la contrition, même si elle jointe à la parfaite charité et au désir de recevoir le sacrement, hors du cas de nécessité ou du martyre, la faute n’est pas remise sans la réception actuelle du sacrement. » Proposition condamnée. (Ex omnibus afflictionibus, erreurs [condamnées] de Michel de Bajus concernant la nature de l’homme et la grâce)

Saint Pie X, Pape, 1905 : « Peut-on suppléer en quelque manière au défaut du Baptême ?

Le défaut du sacrement de Baptême peut être suppléé par le martyre qu’on appelle Baptême de sang, ou par un acte de parfait amour de Dieu ou de contrition joint au désir au moins implicite du Baptême, et ceci s’appelle Baptême de désir. » (Catéchisme de Saint Pie X)

S.S Pie XII, Pape, 1943 : « Cette assurance solennelle, Nous désirons la renouveler, après avoir imploré les prières de toute l’Église dans cette Lettre encyclique, où Nous avons célébré la louange du « grand et glorieux Corps du Christ », les invitant tous et chacun de toute Notre affection à céder librement et de bon cœur aux impulsions de la grâce divine et à s’efforcer de sortir d’un état où nul ne peut être sûr de son salut éternel; car, même si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur, ils sont privés de tant et de si grands secours et faveurs célestes, dont on ne peut jouir que dans l’Église catholique. Qu’ils entrent donc dans l’unité catholique, et que, réunis avec Nous dans le seul organisme du Corps de Jésus-Christ, ils accourent tous vers le Chef unique en une très glorieuse société d’amour. » (Encyclique Mystici Corporis Christi)

S .S Pie XII, Pape, 1951 : « Si ce que Nous avons dit jusqu’ici regarde la protection et le soin de la vie naturelle, à bien plus forte raison devons-nous l’appliquer à la vie surnaturelle que le nouveau-né reçoit par le baptême. Dans l’ordre présent, il n’y a pas d’autre moyen de communiquer cette vie à l’enfant qui n’a pas encore l’usage de la raison. Et cependant, l’état de grâce, au moment de la mort, est absolument nécessaire au salut. Sans cela, il n’est pas possible d’arriver à la félicité surnaturelle, à la vision béatifique de Dieu. Un acte d’amour peut suffire à l’adulte pour acquérir la grâce sanctifiante et suppléer au manque du baptême. » (Discours aux participants du Congrès de l’Union Catholique Italienne des sages-femmes)

– Le Concile de Trente

Catéchisme du Concile de Trente : Malgré cela, l’Eglise n’est point dans l’usage d’accorder sur-le-champ le baptême à ces sortes de personnes, elle veut au contraire qu’on le diffère pendant un certain temps. Ce délai n’entraîne point pour eux les dangers qui menacent les enfants comme nous l’avons dit plus haut. Doués qu’ils sont de l’usage de la raison, le désir, la résolution de recevoir de baptême, joints au repentir d’avoir mal vécu, leur suffisent pour arriver à la grâce et à la justification, si quelque accident soudain venait les empêcher de se purifier dans les fonts salutaires. (chap. III, §I, 36)

Concile de Trente : « Ces paroles font voir que la justification de l’Impie, n’est autre chose que la translation, et le passage de l’état auquel l’homme nait enfant du premier Adam, à l’état de grâce, et d’enfant adoptif de Dieu, par le second Adam Jésus-Christ Notre Sauveur ; et ce passage, ou cette translation depuis la publication de l’Évangile, ne se peut faire sans l’eau de la régénération, ou sans le désir d’en être lavé, suivant qu’il est écrit, que si un homme ne renait de l’eau, et du Saint Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu (Joan. 3. 5.). » (sess. VI, cap. IV)

Concile de Trente : « Si quelqu’un dit, que les sacrements de la Loi nouvelle ne sont pas nécessaires au salut, mais superflus, et que sans eux ou leur désir par la seule foi l’homme obtient de Dieu la grâce de la justification, bien que tous et chacun d’eux ne soient point nécessaires : qu’il soit anathème. » (session 7, canon 4)

Saint Alphonse de Liguori, Docteur de l’Eglise, 18e siècle : « Maintenant, il est de fide que les hommes sont également sauvés par le Baptême de désir, conformément au Canon Apostolicam « de presbytero non baptizato » et au Concile de Trente, session 6, chapitre 4, où l’on y mentionne que nul ne peut être sauvé « sans le bain de la régénération ou le désir de celui-ci ». » (Theologia Moralis, t. VI, 95. 7)

Catholic Encyclopedia, 1913 : « Le Baptême de désir (baptismus flaminis) est une contrition parfaite du coeur, et tout acte de charité parfaite ou de pur amour pour Dieu qui contient, au moins implicitement, un désir (votum) de Baptême […] ces actes suppléent les principaux effets du Baptême de fait, la rémission des péchés. Cette doctrine est clairement établie par le Concile de Trente. Dans la quatorzième session (cap. IV), le Concile enseigne que la contrition est parfois parfaite par la charité, et qu’elle réconcilie l’homme à Dieu, avant la réception du Sacrement de Pénitence. Au quatrième chapitre de la sixième session, traitant de la nécessité du Baptême, il est dit que les hommes ne peuvent obtenir la justice originelle « sans le bain de la régénération ou le désir de celui-ci » (voto). » (Catholic Encyclopedia, t.II, p.266)

Concile de Trente : « Si quelqu’un dit, que l’Église Romaine, qui est la mère & la maitresse de toutes les Églises, ne tient pas la véritable doctrine touchant le Sacrement de Baptême : Qu’il soit Anathème. » (sess. VII, canon III)

– Les Pères et les docteurs

Saint Justin, vers 150 : « Nous avons appris que le Christ est le premier-né de Dieu et nous avons déclaré déjà qu’il est le Logos auquel tout le genre humain participe (cf. Jn 1,9). Ceux qui ont vécu selon la raison (Grec, logos) sont chrétiens, eussent-ils passés pour athées, comme chez les Grecs, Socrate, Héraclite et leurs semblables […]. Ainsi ceux qui vécurent avant le Christ sans vivre selon la raison (logos) ont été mauvais, ennemis du Christ, meurtriers de ceux qui vivent selon la raison (logos). Mais ceux qui ont vécu et qui vivent selon la raison (logos) sont chrétiens et ignorent la crainte et le trouble » (Apologie I, 46).

Clément d’Alexandrie, 202 : « De ce qui a été dit, je pense qu’il est clair qu’il y a une seule véritable Église, qui est vraiment ancienne, dans laquelle ceux qui sont justes selon la conception sont inscrits. » De même: « Avant la venue du Seigneur, la philosophie était nécessaire pour justifier les Grecs; maintenant elle est utile pour la piété.. car elle mettait les Grecs au Christ comme la loi a fait les Hébreux… » (Stromata 7,17, 1,5)

Tertullien, Père de l’Église, 3e siècle : « Il est vrai que nous avons un second baptême, qui est le baptême de sang, mais qui est aussi unique…. C’est enfin ce baptême qui supplée au défaut du baptême d’eau, et qui en répare le défaut quand on a eu le malheur de perdre l’effet du baptême.» (Sur le baptême, XVI)

Saint Cyprien de Carthage, Père de l’Église, 3e siècle : « Mais quelques-uns en cet endroit, comme s’ils pouvaient par des raisonnements humains anéantir la vérité de l’enseignement évangélique, nous opposent les catéchumènes, et nous demandent si, au cas où l’un d’eux, avant d’être baptisé dans l’Église, serait arrêté pour avoir confessé le Nom du Christ, et mis à mort, il devrait renoncer à l’espoir du salut et à la récompense de sa confession, parce qu’il n’aurait pas auparavant puisé dans l’eau une vie nouvelle. Eh bien, qu’ils sachent, ces partisans, ces fauteurs d’hérétiques, que les catéchumènes en question, tout d’abord, ont la foi entière et la vérité de l’Église, et qu’ils partent du camp divin pour combattre le diable, avec une connaissance entière et pure de Dieu le Père, du Christ, et du saint Esprit; ensuite, qu’ils ne sont même pas privés du sacrement de baptême, vu qu’ils sont baptisés de ce baptême très glorieux et très noble, dont le Seigneur disait qu’il avait un autre baptême à recevoir. Or qu’ainsi baptisés dans leur sang, et sanctifiés par leurs souffrances, ils soient parfaits, et reçoivent la grâce promise par Dieu, c’est ce que le même Seigneur déclare, quand Il parle au larron, qui croyait en Lui et le confessait au milieu de ses souffrances, et qu’Il lui promet qu’il sera avec Lui dans le paradis. Voilà pourquoi nous, qui sommes les gardiens de la foi et de la vérité, nous ne devons point tromper et décevoir ceux qui viennent à la vérité et à la foi, et qui demandent que les péchés leur soient remis, mais plutôt nous devons les corriger, les réformer et les instruire pour le royaume des cieux, en leur apprenant les enseignements célestes. »
Mais on dira : Quel sera donc le sort de ceux qui, dans le passé, venant de l’hérésie à l’Église, y ont été admis sans baptême ? La Miséricorde du Seigneur est assez puissante pour leur faire grâce, et ne point priver des avantages de son Église ceux qui, admis de bonne foi dans cette Église, sont venus à y mourir. (lettre 73 à Jubianus)

Saint Cyrille de Jérusalem, Docteur de l’Eglise, 4e siècle : « Si quelqu’un n’a pas reçu le baptême, il ne peut être sauvé à la seule exception des martyrs qui même sans le baptême d’eau reçoivent le royaume » (Cath. 2.10; MG 33, 440; Rouet de Journel, Enchiridion patristicum, n° 811)

Saint Grégoire de Nazianze, Père et Docteur de l’Eglise, 4e siècle : « Je connais aussi un quatrième baptême – celui par le martyr et le sang, lequel dont également le Christ Lui-même a subi; et celui-là est de loin beaucoup plus prestigieux que tous les autres, dans la mesure où il ne peut être taché ultérieurement. » (Oration XXXIX, Oration on the Holy Lights)

Rufinus, Père de l’Église ; 4e siècle : « Il est écrit que, lorsque le côté de Jésus a été percé, « de l’eau et du sang se sont écoulés ». Cela a une signification mystique. Puisqu’Il avait dit Lui-même « de son ventre couleront des rivières d’eau vivante ». Mais il s’est également écoulé du sang dont les juifs ont demandé à ce qu’il retombe sur eux et leurs enfants. Il s’est écoulé de l’eau, conséquemment, par laquelle les croyants pouvaient être lavés. Il s’est également écoulé du sang par lequel les incroyants pouvaient être condamnés. Toutefois, cela peut être entendu également comme une préfiguration des deux volets de la grâce du baptême, l’un consiste en ce que la grâce est donnée par le baptême d’eau, l’autre par le martyr en versant son sang, puisque les deux sont appelés baptême. » (Commentaire sur le Credo des Apôtres)

Saint Grégoire de Nazianze, Père et Docteur de l’Église, 4e siècle : « Toute sa vie était une purification pour elle, et un perfectionnement. Elle avait en effet la régénération de l’Esprit, et l’assurance de sa vie précédente. Et, à parler librement, le mystère (baptême) n’était pour elle pratiquement que le joint, pas la grâce ». (Discours 8, oraison funèbre de Sainte Gorgonie, sa soeur)

Saint Grégoire de Nazianze, Père et Docteur de l’Eglise, 4e siècle : « Il nous appartenait avant même qu’il ne fut revêtu de notre pliage. Son mode de vie l’a changé. Car, comme beaucoup des nôtres qui ne sont pas avec nous, dont la vie les rend étranger à notre Corps (l’Eglise), tant de ceux qui en sont à l’extérieur nous appartiennent, qui, par leur mode de vie anticipe la foi.. » (Discours 18, oraison funèbre de Grégoire l’Ancien, son père, un converti)

Saint Jean Chrysostome, Père et Docteur de l’Église, 4e siècle : « Ne soyez pas surpris que j’appelle le martyr un Baptême, car ici aussi, l’Esprit vient en grande hâte et il y a une rémission des péchés et une merveilleuse purification de l’âme ; et tout comme ceux qui sont baptisés sont lavés dans l’eau, de même ceux qui sont martyrisés sont lavés dans leur propre sang. » (Panégyrique de Sainte-Lucie, 2)

Saint Jean Chrysostome, Père et Docteur de l’Église, 4e siècle : « Mais pourquoi le Christ dit : « Vous devez être baptisés », quand en fait il n’y avait pas d’eau dans le cénacle ? Parce que la partie la plus essentielle du baptême est l’Esprit-saint, par Lequel l’eau tient son opération; de la même manière que Notre Seigneur est tenu pour avoir été oint, mais non pas qu’Il a été oint avec de l’huile, mais parce qu’Il a reçu l’Esprit-saint. En outre, nous les voyons en fait recevoir le baptême avec de l’eau [et un baptême avec l’Esprit-saint], et cela non pas en même temps. Dans notre cas, les deux se produisent sous le même acte, mais à l’époque ils étaient divisés. » (Homélies sur les Actes des Apôtres, Homélie I)

Saint Basile, Père et Docteur de l’Église ; 4e siècle : « Et il y a eu auparavant des champions de la véritable religion qui sont morts pour l’amour du Christ, non pas simplement au sens figuré, mais en fait actuel, et qui ont eu besoin de nul des signes externes de l’eau pour leur salut, parce qu’ils ont été baptisés dans leur propre sang. Ainsi, je ne dis pas de dénigrer le baptême d’eau, mais de renverser les arguments de ceux qui s’exaltent eux-mêmes contre l’Esprit-saint; qui confondent les choses qui sont distinctes d’une de l’autre, et qui comparent celles qui n’admettent pas de comparaison. » (Traité sur le Saint-Esprit, Chap. XV)

Eusèbe de Césarée, Père de l’Église ; 4e siècle : « Et parmi les femmes, Herais est morte en étant seulement catéchumène, en recevant le baptême de feu, tel qu’Origène le mentionne lui-même quelque part. » (Histoire de l’Église d’Eusèbe, livre 6, chap. 4)

Saint Ambroise, Père et Docteur de l’Eglise, 4e siècle : « Hélas ! me dites-vous, notre frère est mort sans avoir reçu le sacrement de baptême ! Laissez-moi répondre à ce scrupule de votre piété. Qu’est-ce qui dépend de nous, en cette vie, sinon le désir et la volonté ? Or il eut le désir ardent, la volonté ferme de recevoir le baptême. Avant son départ pour l’Italie, il m’avait manifesté son intention ; il l’a renouvelée deux fois depuis. Il m’appelait dans les Gaules pour recevoir de mes mains l’eau régénératrice. Donc la grâce qu’il attendait du baptême sacramental, il l’a reçue par le baptême du désir. « Le juste peut être prévenu par la mort, dit l’Écriture, son âme n’en reposera pas moins dans la paix du Seigneur. » Autrement il faudrait dire que, sans être baptisés, les catéchumènes qui versent leur sang pour Jésus-Christ n’obtiennent point la couronne du ciel ! Vous savez le contraire ; vous savez que le baptême du sang remplace celui de l’eau ; de même que le baptême du désir et de la volonté ouvre les portes des célestes tabernacles ! » (oraison funèbre de Valentinien II, cité dans l’Histoire de l’Église de Darras Volume 11, p. 45)

Saint Augustin, Père et Docteur de l’Église, 5e siècle : « Tous ceux, en effet, qui meurent pour la confession de Jésus-Christ obtiennent, sans avoir reçu le baptême, le pardon de leurs péchés, comme s’ils avaient été baptisés. Il est écrit, à la vérité, que « personne n’entrera dans le royaume des cieux, qu’il ne renaisse de l’eau et du Saint-Esprit ». Mais l’exception à cette règle est contenue dans ces paroles non moins formelles: « Quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ». Et ailleurs: « Qui perdra sa vie pour moi, la trouvera ».

Voilà pourquoi il est écrit: « Précieuse est devant le Seigneur la mort de ses saints ». Quoi de plus précieux en effet qu’une mort qui efface les péchés et qui accroît les mérites? Car il n’y a pas à établir de parité entre ceux qui, ne pouvant différer leur mort, sont baptisés et sortent de cette vie après que tous leurs péchés leur ont été remis, et ceux qui, pouvant s’empêcher de mourir ne l’ont pas fait, parce qu’ils ont mieux aimé perdre la vie en confessant Jésus-Christ, que d’être baptisés après l’avoir renié. (La Cité de Dieu, XIII, 7)

Saint Augustin, Père et Docteur de l’Église, 5e siècle : « En effet, ce n’est pas pour le nom de Jésus-Christ que ce larron fut crucifié, mais en punition de ses crimes; il ne souffrit pas à cause de la foi, mais il reçut la foi pendant ses souffrances. C’est ainsi que, en dehors du sacrement visible du baptême, nous trouvons dans ce larron la réalisation de cette parole de l’Apôtre : « Il faut croire de cœur pour obtenir la justice et confesser la foi par ses paroles pour obtenir le salut (Rom., X, 10) ».

Le même résultat se produit invisiblement lorsque le baptême est rendu impossible, non point par le mépris de la religion, mais par une nécessité instantanée. (Œuvres complètes de Saint Augustin, Livre IV, Chapitre XXII, T. XV, Bar-le-Duc, Louis Guérin Imp. Ed., 1870, p. 127)

Saint Augustin, Père et Docteur de l’Église, 5e siècle : « LXII. — Sur ces paroles de l’Évangile: « Jésus baptisait plus que Jean, quoique Jésus ne baptisât point, mais ses disciples. »

On demande si ceux qui reçurent le baptême dans le temps où le Seigneur baptisait par ses disciples plus que Jean, recevaient aussi le Saint-Esprit.
Car en un autre endroit de l’Évangile il est dit: « L’Esprit n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’était pas encore glorifié. »
A cela il y aurait une réponse très-facile : c’est que le Seigneur, qui rendait la vie, pouvait permettre qu’aucun d’eux ne mourût avant d’avoir reçu le Saint-Esprit après sa glorification, c’est-à-dire après sa résurrection et son ascension au ciel.
Mais aussitôt vient en pensée le souvenir du larron, à qui il fut dit : « En vérité je te le déclare, tu seras aujourd’hui avec moi en paradis, » et qui n’avait cependant pas reçu le baptême.
Il est vrai que Corneille et ceux des Gentils qui avaient cru comme lui, reçurent le Saint-Esprit, même avant d’être baptisés.
Cependant je ne vois pas comment le larron aurait pu dire, sans le secours du Saint-Esprit : « Seigneur, souvenez-vous de moi quand vous serez arrivé dans votre royaume : » car, suivant l’Apôtre : « Nul ne peut dire Seigneur Jésus que par l’Esprit-Saint. » Le Seigneur lui-même a fait voir le résultat de cette foi, en disant : « En vérité je te le déclare: tu seras aujourd’hui avec moi en paradis. » Conséquemment, de même que par l’effet de la bonté ineffable et de la justice de Dieu, maître absolu de toutes choses, ce larron, à raison de sa foi, a été censé recevoir le baptême dans son âme restée libre, puisqu’il ne le pouvait dans son corps crucifié : ainsi l’Esprit-Saint était donné d’une manière invisible avant la glorification du Seigneur, et le fut ensuite plus ostensiblement après la manifestation de la divinité. (Œuvres complètes de Saint Augustin, Quatre-vingt-trois questions, T. V, Bar-le-Duc, Louis Guérin Imp. Ed., 1867, p. 456)

Saint Augustin, Père et Docteur de l’Église, 5e siècle : « Assurément je n’hésite pas à préférer à un hérétique baptisé un catéchumène catholique animé de la divine charité; je préfère même dans l’unité catholique un bon catéchumène à un mauvais baptisé. Et cependant je ne crois faire par là aucune injure au sacrement de baptême que l’un appelle de ses vœux et que l’autre a déjà reçu; je ne pense pas non plus préférer par là le sacrement du catéchuménat au sacrement de baptême, quoique j’admette parfaitement qu’un catéchumène peut être plus fidèle et meilleur qu’un chrétien baptisé. Le centurion Corneille, avant son baptême, n’était-il pas meilleur que Simon le Magicien déjà baptisé? Le premier, dès avant son baptême, fut rempli-du Saint-Esprit (Act., X.), tandis que le second, après son baptême, obéissait à l’inspiration de l’esprit immonde (Id., VIII, 13, 18, 19) » (Sur le Baptême, IV, 21)

Saint Fulgence, 6e siècle : « Dès le moment où Notre Sauveur a dit : « ‘Si quelqu’un ne Renaît pas de l’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume des cieux’, nul ne peut, sans le sacrement du baptême, à l’exception de ceux qui, dans l’Église catholique, répandent leur sang pour le Christ sans avoir reçu le Baptême … » (La règle de la Foi, 43)

Saint Jean Damascène, Docteur de l’Église ; 8e siècle : « Le septième est le baptême par le sang et le martyr, baptême dont le Christ Lui-même a subi en notre faveur, Lui qui était trop digne et béni pour être souillé ultérieurement par des taches. » (Exposition of the Orthodox Faith)

Saint Bernard, Père et Docteur de l’Eglise, 12e siècle : « Dès lors, croyez-moi, ce serait une tâche difficile de me détourner de ces deux piliers – je parle d’Augustin et d’Ambroise. Je confesse que, pouvant être dans l’erreur ou dans la connaissance, je suis avec eux ; car je crois qu’un homme peut être sauvé par la foi seule, pourvu qu’il désire recevoir le sacrement [du baptême], dans un cas où la mort surpasse l’accomplissement de son désir religieux, ou que quelque autre puissance invincible se trouve sur son chemin. » (Tractatus de baptismo, II, 8 ; 1130)

Saint Bonaventure, Docteur de l’Église, 13e siècle : « Dieu n’oblige personne à faire l’impossible, et, conséquemment, nous devons admettre que le baptême de désir sans le baptême d’eau est suffisant, pourvu que la personne en question ait la volonté de recevoir le baptême d’eau, mais qu’elle en soit empêchée de le recevoir avant de mourir. » (In Sent. IV, d.4,P.2,a.I,q.I.)

Saint Thomas d’Aquin, Docteur de l’Église, 13e siècle : « Supposons maintenant un adulte désirant le baptême, et en danger de mort, que le prêtre ne veut pas baptiser sans argent. Il doit, s’il le peut, se faire baptiser par quelqu’un d’autre. Si ce recours lui est impossible, il ne doit aucunement acheter à prix d’argent son baptême, mais plutôt mourir sans l’avoir reçu. Le baptême de désir supplée en effet pour lui ce que le sacrement ne peut lui donner » (Somme Théologique, deuxième partie de la deuxième, Q. 100, A.2)

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, 16e siècle : « En ce qui concerne les catéchumènes il y a une plus grande difficulté, parce qu’ils sont fidèles et peuvent être sauvés s’ils meurent dans cet état, et pourtant hors de l’Église personne n’est sauvé, […] les catéchumènes sont dans l’Église, bien que non en fait réel, sinon au moins en résolution; par conséquent, ils peuvent être sauvés. » (De Ecclesia Militante)

Saint Alphonse de Liguori, Docteur de l’Eglise, 18e siècle : « Maintenant, il est de fide que les hommes sont également sauvés par le Baptême de désir, conformément au Canon Apostolicam « de presbytero non baptizato » et au Concile de Trente, session 6, chapitre 4, où l’on y mentionne que nul ne peut être sauvé « sans le bain de la régénération ou le désir de celui-ci ». » (Theologia Moralis, t. VI, 95. 7)

2/ Ignorance invincible

– Les Papes

S.S Pie IX, Pape, 1856 : « L’Église déclare ouvertement que l’unique espérance de salut pour l’homme est placée dans la foi chrétienne, qui enseigne la vérité, dissipe les ténèbres de l’ignorance par l’éclat de sa lumière et opère par la charité, et que cette espérance est placée dans l’Église catholique, qui, en maintenant le vrai culte, est le solide asile de cette foi et le temple de Dieu, hors duquel personne, à moins d’avoir l’excuse d’une ignorance invincible, ne peut avoir l’espoir de la vie et du salut. » (Encyclique Singulari Quidem)

S.S Pie IX, Pape, 1863 : « Nous devons de nouveau rappeler et blâmer la très grave erreur où se trouvent malheureusement quelques catholiques, qui adoptent la croyance que les personnes vivant dans les erreurs et en dehors de la vraie foi et de l’unité catholique peuvent arriver à la vie éternelle. Cela est péremptoirement contraire à la doctrine catholique.

Nous savons et vous savez que ceux qui ignorent invinciblement Notre très sainte religion, et qui, observant avec soin la loi naturelle et ses préceptes, gravés par Dieu dans le cœur de tous, et disposés à obéir à Dieu, mènent une vie honnête et droite, peuvent, avec l’aide de la lumière et de la grâce divine, acquérir la vie éternelle ; car Dieu, qui voit parfaitement, scrute et connaît les esprits, les âmes, les pensées et les habitudes de tous, ne permet pas, dans sa souveraine bonté et clémence, que celui qui n’est pas coupable de faute volontaire soit puni par les supplices éternels.

Mais il est aussi très connu, ce dogme catholique : que personne ne peut se sauver hors de l’Église catholique, et que ceux-là ne peuvent obtenir le salut éternel qui sciemment se montrent rebelles à l’autorité et aux définitions de l’Église, ainsi que ceux qui sont séparés de l’unité de l’Église et du Pontife romain, successeur de Pierre, à qui a été confiée par le Sauveur la garde de la vigne. » (Encyclique Quanto conficiamur mœror)

Saint Pie X, Pape, 1905 : « Mais celui qui, sans qu’il y ait de sa faute, se trouverait hors de l’Église, pourrait-il être sauvé ?

Celui qui, se trouvant hors de l’Église sans qu’il y ait de sa faute ou de bonne foi, aurait reçu le Baptême ou en aurait le désir au moins implicite ; qui chercherait en outre sincèrement la vérité et accomplirait de son mieux la volonté de Dieu, bien que séparé du corps de l’Église, serait uni à son âme et par suite dans la voie du salut. » (Catéchisme de Saint Pie X)

3/ existence de l’âme de l’Église

– Les Papes

Saint Pie X, Pape, 1905 : « Mais celui qui, sans qu’il y ait de sa faute, se trouverait hors de l’Église, pourrait-il être sauvé ?

Celui qui, se trouvant hors de l’Église sans qu’il y ait de sa faute ou de bonne foi, aurait reçu le Baptême ou en aurait le désir au moins implicite ; qui chercherait en outre sincèrement la vérité et accomplirait de son mieux la volonté de Dieu, bien que séparé du corps de l’Église, serait uni à son âme et par suite dans la voie du salut. » (Catéchisme de Saint Pie X)

– Les Pères et les docteurs

Saint Grégoire de Nazianze, Père et Docteur de l’Eglise, 4e siècle : « Il nous appartenait avant même qu’il ne fut revêtu de notre pliage. Son mode de vie l’a changé. Car, comme beaucoup des nôtres qui ne sont pas avec nous, dont la vie les rend étranger à notre Corps (l’Église), tant de ceux qui en sont à l’extérieur nous appartiennent, qui, par leur mode de vie anticipe la foi.. » (Discours 18, oraison funèbre de Grégoire l’Ancien, son père, un converti)

Saint Augustin, Père et Docteur de l’Église, 5e siècle : « Si d’autres que des Juifs ont prophétisé le Messie, c’est pour nous un surcroît de preuves; mais nous n’avons pas besoin de leur témoignage. En effet, nous ne l’alléguons que pour montrer qu’il y a eu probablement parmi les autres peuples des hommes à qui ce mystère a été révélé, et qui ont été poussés à le prédire, soit qu’ils aient participé à la même grâce que les prophètes hébreux, soit qu’ils aient été instruits par les démons, que nous savons avoir confessé Jésus-Christ présent, tandis que les Juifs ne le connaissaient pas. Aussi je ne crois pas que les Juifs mêmes osent soutenir que nul, hors de leur race, n’a servi le vrai Dieu depuis l’élection de Jacob et la réprobation d’Esaü. A la vérité, il n’y a point eu d’autre peuple que le peuple israélite qui ait été proprement appelé le peuple de Dieu; mais ils ne peuvent nier qu’il n’y ait eu parmi les autres nations quelques hommes dignes d’être appelés de véritables Israélites, en tant que citoyens de la céleste patrie. S’ils le nient, il est aisé de les convaincre par l’exemple de Job, cet homme saint et admirable, qui n’était ni juif ni prophète, mais un étranger originaire d’Idumée, à qui l’Écriture néanmoins accorde ce glorieux témoignage que nul homme de son temps ne lui était comparable pour la piété. » (La Cité de Dieu, XVIII, 47)

Les feeneyistes aiment à citer cette définition de Saint Robert Bellarmin qui se contredirait au sujet du Baptême de désir :

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, 16e siècle : « L’Église est une, non pas double, et cette unique vraie Église [catholique] est l’assemblée d’ hommes unis dans la profession de la même foi chrétienne et dans la communion des mêmes sacrements, sous la règle de pasteurs légitimes, et en particulier celle du Vicaire du Christ sur la terre, le Pontife romain. La première partie exclut tous les infidèles, ceux qui n’ont jamais été dans l’Église, comme les Juifs, les Turcs et les païens, ou ceux qui jadis étaient en elle et qui plus tard sont tombés, comme les hérétiques et les apostats. La seconde partie exclut les catéchumènes et les excommuniés, car ceux-là [catéchumènes] ne sont pas admis aux sacrements et ceux-ci [excommuniés] en sont exclus … »

Sauf qu’ils oublient (volontairement ?) de citer la suite de définition ici présente :

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, 16e siècle : « Il faut pourtant remarquer, avec saint Augustin (Breviculum collationis, coll. 3) que l’Église est une unité vivante ayant une âme et un corps ; ce sont les dons internes du Saint-Esprit qui font l’âme : la Foi, l’Espérance, la Charité, etc. La profession de la foi et la communication des sacrements font le corps. D’où certains sont de l’âme et du corps de l’Église et ainsi unis intérieurement et extérieurement au Christ son chef. Ceux-ci sont dans l’Église de la façon la plus parfaite, car ils sont, pour ainsi dire, des membres vivants dans le corps, encore que parmi ceux-ci d’aucuns participent plus à la vie, d’autres moins, et d’autres encore n’ont qu’un début de vie, comme le sens sans le mouvement, par exemple ceux qui ont la foi seule sans la charité. Certains sont de l’âme et non du corps : c’est le cas des catéchumènes, voire des excommuniés au cas où ceux-ci ont la foi et la charité, ce qui n’est pas impossible. » (De Ecclesia Militante, Lib. III, Cap. 2)

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, 16e siècle : « Le fondement de cette opinion est que l’hérétique manifeste n’est aucunement membre de l’Église, c’est-à-dire ni de son corps ni de son âme, ou, en d’autres termes, ni par union interne ni par union externe. Car les catholiques, même mauvais, sont unis et sont membres de l’âme par la foi, et du corps par la confession de la foi et la participation des sacrements visibles ; les hérétiques occultes sont unis et membres seulement de l’union externe, alors qu’en revanche les bons catéchumènes sont de l’Église seulement par union interne, mais pas externe, et les hérétiques manifestes d’aucune manière, comme il a été déjà prouvé. » (De Romano Pontifice, Lib. II, cap. xxx)

4/ Les Saints canonisés sans avoir reçu le Baptême d’eau

23 janvier : « A Rome, sainte Emérentienne, vierge et martyre. Encore catéchumène elle fut lapidée par les païens tandis qu’elle priait au tombeau de sainte Agnès dont elle avait été la sœur de lait. » (Martyrologe Romain, publié par l’ordre de Grégoire XIII, revu par l’autorité d’Urbain VIII et de Clément X, augmenté et corrigé en 1749 par le pape Benoît XIV, édition de 1959, p. 63)

12 avril : « A Braga, en Lusitanie (auj. le Portugal), saint Victor martyr. N’étant encore que catéchumène, il refusa d’adorer les idoles, confessa le Christ Jésus avec une fermeté inébranlable et, après beaucoup de tourments, eut la tête tranchée, méritant ainsi d’être baptisé dans son sang. » (Martyrologe Romain, publié par l’ordre de Grégoire XIII, revu par l’autorité d’Urbain VIII et de Clément X, augmenté et corrigé en 1749 par le pape Benoît XIV, édition de 1959, p. 150)

28 juin : « A Alexandrie, dans la même persécution de Sévère, les saints martyrs Plutarque, Sérène, Héraclide catéchumène, Héron, néophyte, un autre Sérène, avec les saintes femmes Rhaide catéchumène, Potamienne, vierge, et Marcelle sa mère. Entre ces saints brilla d’un plus grand éclat la vierge Potamienne, qui, ayant.soutenu de fréquents et de rudes combats pour sa virginité, endura pour la foi des tourments inouïs, et fut enfin brûlée avec sa mère. » (Martyrologe Romain, PUBLIÉ PAR L’ORDRE DE GRÉGOIRE XIII, REVU PAR L’AUTORITÉ D’URBAIN VII ET DE CLÉMENT X, augmenté et corrigé en 1749, par le pape Benoit XIV, D’APRÈS l’exemplaire imprimé à Rome en Mdcccilv, Sous Les Auspices Et Le Patronage du SOUVERAIN PONTIFE GRÉGOIRE XVI, p. 203)

(1) http://www.romancatholicism.org/feeney-condemnations.html#a3

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