Le devoir d’obéir au Pape

désobéissance
Nombreux sont ceux qui, reconnaissant comme pontifes les hiérarques de Vatican II ( de Jean XXIII à François 1er), affirment qu’il est de leur plein droit de leur désobéir, étant données les nuisances qu’ils commettent au bien de l’Église par des actes public d’apostasie tels que la participation à des cultes d’autres religions, ou la profession de propos allant directement contre les dogmes de foi et l’enseignement de l’Église Catholique. Or, le Magistère de l’Église Catholique nous démontre de façon absolument implacable que de désobéir au Pape est tout, sauf catholique. Par conséquent, ceux qui reconnaissent les hiérarques de Vatican II comme étant des Papes sont tenus de professer les mêmes enseignements. Ainsi, les sédéplénistes, et autres représentant du vocable de « traditionalistes », sont tenus de professer tous les enseignements de Vatican II, et sont tenus de les croire pour vrais.


« Si donc quelqu’un dit que le Pontife romain n’a qu’une charge d’inspection ou de direction et non un pouvoir plénier et souverain de juridiction sur toute l’Église, non seulement en ce qui touche à la foi et aux mœurs, mais encore en ce qui touche à la discipline et au gouvernement de l’Église répandue dans le monde entier, ou qu’il n’a qu’une part plus importante et non la plénitude totale de ce pouvoir suprême ; ou que son pouvoir n’est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles, qu’il soit anathème. »
(Pastor Æternus)

Quantâ cura du 8 décembre 1864 Pie IX a condamné comme souverainement contraire au dogme l’opinion qui prétend : « Qu’on peut, sans péché et sans préjudice de la profession de foi chrétienne, refuser son assentiment et son obéissance aux jugements et aux décrets du Siège Apostolique, dont l’objet avoué ne regarde que le bien général, les droits et la discipline de l’Église, pourvu qu’il n’atteigne ni la foi, ni les mœurs. »

« Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au Siège Apostolique ; Il s’agit de reconnaitre sa Suprême Autorité même sur vos Églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la nie est hérétique ; celui qui la reconnait et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème. »
(Encyclique « Quae in patriarchatu », 1er septembre 1876. Pie IX.)

« Il est de nécessité de salut de croire que toute créature humaine est soumise au pontife romain : nous le déclarons, l’énonçons et le définissons. »
(Boniface VIII)

« Dès que se fait entendre la voix du magistère de l’Église, tant ordinaire qu’extraordinaire, recueillez-la, cette voix, d’une oreille attentive et d’un esprit docile » (Pie XII aux membres de l’Angelicum, 14 janvier 1958).

« Quant à déterminer quelles doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c’est la mission de l’Église enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l’interprétation de sa parole ; dans l’Église, le docteur suprême est le Pontife Romain. L’union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l’Église et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même. »
(Léon XIII,10 Janvier 1890, Sapientiae Christianae)

Concile de Latran, carême 1102 : « L’obéissance à l’Église. (704) « J’anathématise toute hérésie et principalement celle qui perturbe l’état présent de l’Église, qui enseigne et qui affirme qu’il faut négliger un anathème et dédaigner les lois de l’Église. Et je promets obéissance au pontife du Siège apostolique, au seigneur Pascal et à ses successeurs, en prenant à témoin le Christ et l’Église, affirmant ce qu’affirme l’Église sainte et universelle, et condamnant ce qu’elle condamne. » (Source : Denz).

« En effet, tous ceux qui résistent obstinément aux Prélats légitimes de l’Église, spécialement au Souverain Pontife de tous, et refusent d’exécuter leurs ordres, ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme schismatiques par l’Église Catholique. »
(Encyclique Quartus supra, Pie IX)

Grégoire XVI : « Quiconque donc résiste opiniâtrement aux décrets du Siège Apostolique et s’éloigne ainsi, par sa contumace, des sentiments de l’Église, est certainement étranger à sa communion, quoiqu’il proteste qu’il veut vivre dans sa communion même. »

« Personne ne se trouve et personne ne demeure dans cette unique Église du Christ, à moins de reconnaître et d’accepter, avec obéissance, l’autorité et la puissance de Pierre et de ses légitimes successeurs. »
(Mortalium animos, 1928, Pie XI)

« C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Église a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Église ou refuse l’obéissance au Pontife romain, vicaire du Christ sur terre ».
(Lettre du Saint-Office à l’Évêque de Boston, DS 3867, Pie XII)

Droit Canon. 218 : « § 1 Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d’honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur Église Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les mœurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de Église répandue dans le monde entier. »

« Quand on aime le Pape, on ne discute pas au sujet des mesures ou des ordres qu’il donne ; on ne recherche pas jusqu’où doit aller l’obéissance, et quelles sont les choses dans lesquelles on doit obéir. Quand on aime le Pape, on n’objecte pas qu’il n’a pas parlé assez clairement, comme s’il était obligé de répéter à l’oreille de chacun ses volontés clairement exprimées, tant de fois, non seulement de vive voix, mais encore par des lettres et d’autres documents publics ; on ne met pas en doute ses ordres, sous le prétexte, si facile pour celui qui ne veut pas obéir, que ce n’est pas le Pape qui commande, mais ceux qui l’entourent. On ne limite pas le champ où son autorité peut et doit s’exercer. On ne préfère pas à l’autorité du Pape celle d’autres personnes, si doctes soient-elles, qui ne sont pas du même avis que le Pape : car, si elles ont la science, elles n’ont pas la sainteté, parce que celui qui est saint ne peut être en dissentiment avec le Pape. »
(St Pie X, discours aux prêtres de l’union apostolique, 18 Nov.1912)

« Si les catholiques Nous écoutent, comme c’est leur devoir, ils sauront exactement quels sont les devoirs de chacun tant en théorie qu’en pratique. En théorie d’abord, il est nécessaire de s’en tenir avec une adhésion inébranlable à tout ce que les Pontifes romains ont enseigné ou enseigneront et, toutes les fois que les circonstances l’exigeront, d’en faire profession publique ». (Léon XIII, Enc. Immorte Dei, 1.11.1895)

« Si jamais vous rencontriez des gens qui se vantent d’être croyants, dévoués au Pape, et veulent être catholiques mais considéreraient comme la plus grande insulte d’être appelés cléricaux, dites solennellement que les fils dévoués du Pape sont ceux qui obéissent à sa parole et le suivent en tout, non ceux qui étudient les moyens d’éluder ses ordres ou de l’obliger par des instances dignes d’une meilleure cause à des exemptions ou des dispenses d’autant plus douloureuses qu’elles causent plus de mal et de scandale ». (allocution au consistoire, 27 mai 1914)

« C’est de là (du Siège apostolique) que les catholiques reçoivent ce qu’ils doivent savoir ». (Pie XI, Enc. Mortalium animos, 6.1.1928).

« Il faut s’en tenir à la sentence du Pape, à qui il appartient de prononcer en matière de foi, plutôt qu’à l’opinion de tous les sages. » (St Thomas, Quaestiones quodlibetales, q. 9, a. 16)

« Ce que l’Église Romaine tient et enseigne, l’univers chrétien tout entier le croit sans hésitation avec Elle. » (St Fulgence de Ruspe, De incarnatione et gratia Christi, Ch.11)

« La volonté du Pape est la volonté de Dieu ! » (Saint Alphonse de Liguori)

Émile Jombart SJ, collaborateur et successeur de Raoul Naz dans son Manuel de Droit Canon, p.105, °135 : « Le Pontife Romain – 1° Ses pouvoirs. – Comme l’a précisé le concile du Vatican, l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre dans la primauté, a sur toute l’Église une juridiction suprême et complète en matière de foi, de mœurs et de discipline. Son pouvoir, indépendant de toute autorité humaine, est ordinaire et immédiat sur toutes les églises, sur tous les pasteurs et tous les fidèles comme sur chacun d’eux. »

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