Les protestants peints par eux-mêmes – Calvin – Partie 2

Calvin

Calvin, lettre au Concile de Trente
« Salut, Tridenticoles, soldats de Neptune, hommes ignares, stupides, ânes et bestiasses, légats de l’antéchrist, ventres oisifs, cadavres putrides, pères cornus de la foi romaine, c’est-à-dire de la grande prostituée. » (1)

Calvin sur les jésuites
« Quant aux Jésuites qui nous sont surtout contraires, il faut les tuer, ou, si cela ne se peut commodément faire, les chasser, ou tout au moins les écraser sous les mensonges et les calomnies. » (2)

Calvin essaye de faire un miracle
« Calvin voulut une fois cependant essayer un petit miracle; malheureusement le coup manqua. Il avait payé un homme pour faire le mort afin de le ressusciter ensuite…; quand il arriva, suivi de la foule curieuse à laquelle il avait modestement annoncé cette preuve postiche de sa mission, la justice de DIEU avait frappé le compère, et Calvin manqua de mourir de peur en le trouvant vraiment mort dans son lit… Cette histoire est connue de tous et parfaitement authentique » (3)

Formulaire de Genève par Calvin et Farel
« Art. XIV. Les sacrements ne sont que des exercices de foi ; il n’y en a que deux, tous les autres sont déclarés fables et mensonges, bien qu’ils soient en usage depuis l’origine du Christianisme.
Art. XV. La cène est un simple signe, la messe est une ordonnance diabolique, une idolâtrie dont on néglige d’expliquer l’invention.
L’art XX ne reconnaît pour pasteurs que les fidèles ministres pourvu qu’ils soient apostats, c’est à dire infidèles ; les autres sont séducteurs et faux prophètes ; ils doivent être, comme loups ravissants, chassés et déboutés du peuple. » (4)

Législation protestante sous Calvin à Genève
« Mort, mort à tout criminel de lèse-majesté divine ; mort à tout criminel de lèse-majesté humaine ; mort au fils qui frappe ou maudit son père ; mort à l’idolâtre ! mort à l’hérétique ; mort au blasphémateur ; mort à l’adultère. » (5)

Législation protestante sous Calvin à Genève
« Le consistoire protestant de Genève bannit une femme qui avait chanté une chanson sur l’air des psaumes ; il emprisonna un homme à qui l’on avait trouvé un livre de contes. Le malade qui n’avait pas appelé le ministre, était, lui et ses gardes, à la convalescence, mis à l’amende. On fustigea des enfants qui avaient quitté le prêche pour aller manger des gâteaux. Calvin établit contre la sorcellerie le supplice du feu ; dans l’espace de soixante ans, cent-cinquante individus furent brûlés, pour crime de magie. Un individu s’amusait, avec une image peinte sur verre, à tirer l’horoscope de la conduite secrète de sa femme et en jasait : il fut envoyé à la potence. Un citoyen avait été condamné au fouet pour adultère ; il fut envoyé à mort, parce qu’il avait commis précédemment le même crime. On jetait dans le Rhône des femmes adultères. Il y a des enfants qu’on fouette en public et qu’on pend pour avoir appelé leur mère diablesse ou larronne. Quand l’enfant n’a pas l’âge de raison, on le hisse à un poteau sous les aisselles, pour montrer qu’il a mérité la mort.» (6)

Législation protestante sous Calvin à Genève
« L’hiérophante est là qui saisit l’audacieux et, s’il ne consent à se rétracter, le jette aux fers ou au feu. Le bourreau le met à la torture ; lui donne une estrapade de corde, s’il ne veut confesser ; ordonne qu’il soit rasé pour ce qu’il use d’enchantements ; qu’il soit procédé contre lui par voie de justice jusqu’à ce qu’on ait obtenu la pleine vérité, et, la confession obtenue, qu’on le torture encore, afin d’apprendre quelque chose de plus. Quelquefois un malheureux, brisé par la souffrance, après avoir vainement crié merci, pour en finir avec la vie, se réclamait de Dieu ; il apprenait bientôt que Dieu ne l’avait point écouté ; alors il tombait dans le désespoir et demandait à voir Calvin. Et Calvin descendait dans le cachot et écrivait à Bullinger :
« Je puis bien vous affirmer qu’on s’est conduit humainement envers le coupable ; on le hisse à un poteau et on lui fait perdre terre en le suspendant par les deux bras. »
Après la mort, la justice n’était pas encore assouvie ; parfois elle pendait le tronc, clouait la tête sur le grand chemin ; rarement elle se montrait miséricordieuse ; sa pitié même fait horreur. » (7)

Législation protestante sous Calvin à Genève
« Un beau matin en se levant, les Genevois aperçoivent sur leurs places publiques, des potences élevées, avec cet écriteau : « Pour qui dira du mal de M. Calvin ! » La législation calviniste a réglé jusqu’au nombre des plats qui doivent paraître sur la table du riche ; jusqu’à la qualité du beurre vendu au marché : Une femme qui a vendu du vieux beurre pour du beurre nouveau, est mise au carcan. N’allez pas croire au surplus, que cette législation draconnienne ait, en quoi que ce soit, épuré les mœurs. Calvin nommait épuration des mœurs cette effusion de sang ; ce sang l’accuse, « Je montrerai, dit un patriote, à ceux qui s’imaginent que le réformateur n’a produit que du bien, nos registres couverts d’enfants illégitimes, des procès hideux d’obscénité, des testaments où les pères étales mères accusent leurs enfants de crimes, des transactions par-devant notaire entre des demoiselles et leurs amants qui leur donnaient de quoi élever leurs bâtards, des multitudes de mariages forcés, des mères qui abandonnaient leurs enfants à l’hôpital, pendant qu’elles vivaient dans l’abondance avec un second mari, des liasses de procès entre frères, des tas de dénonciations secrètes : tout cela parmi la génération nourrie de la manne mystique de Calvin. » (8)

Supplice de Servet par Calvin
« La lecture finie, un valet frappa de son bâton le condamné, qui fléchit et tomba à genoux en criant: « Le glaive de grâce, et non le feu, ou je pourrais perdre mon âme dans le désespoir ; si j’ai péché, c’est par ignorance. » Farel le releva et lui dit en l’étreignant : « Confesse ton crime et Dieu aura pitié de toi. — Je ne suis pas criminel, répondit Servet ; je n’ai pas mérité la mort; que Dieu me soit en aide et me pardonne mes péchés. — En ce cas, dit le ministre, je vais t’abandonner. » Servet eut peur et se tut. Par intervalle, il levait les yeux au ciel et murmurait : « Jésus, fils du Dieu vivant, grâce, grâce ! » Arrivé au lieu du supplice, Servet tomba la face contre terre et poussa des hurlements affreux. « Voyez, disait Farel aux spectateurs : cet homme qu’on va brûler, c’est un savant, qui peut-être n’a voulu enseigner que la vérité ; mais le voilà dans les mains du diable qui ne le lâchera pas. » Au Champel, était un poteau profondément fixé dans le sol. On y lia Servet avec une chaîne de fer ; son cou était retenu par quatre ou cinq tours d’un épais cordage ; sa tête couverte d’une couronne de paille enduite de soufre ; le livre De la Trinité pendait au pilori. Servet resta longtemps dans cette attitude, exposé aux regards d’un peuple immense : il priait le bourreau d’abréger les apprêts du supplice. Le bourreau dont la main tremblait en rassemblant autour de la victime, en forme de cercle, des fagots de bois vert, ne pouvait aller plus vite. Il mit le feu au bûcher qui s’alluma lentement et dont la flamme enveloppa l’Espagnol d’un réseau lumineux. Les pieds du patient étaient cachés dans le foyer ; sa tête émergeait d’un nuage de soufre et de fumée, à travers lequel on voyait ses lèvres s’ouvrir pour prier. Au moment où la flamme se dressa pour lui dévorer la face, il poussa un râle si affreux, que la multitude frissonna d’épouvante. Quelques hommes du peuple, émus de pitié, accoururent pour aider le bourreau et étouffer Servet sous les fagots ardents. On n’entendit plus qu’un murmure : « Jésus, fils éternel, ayez pitié de moi. » Servet paraissait devant Dieu ; et Calvin fermait la fenêtre d’où il était venu assister au supplice de son ennemi. Le peuple épouvanté se retira en silence ; Farel quitta Genève pour se retirer à Neufchâtel. — Gibbon a dit: « Je suis plus scandalisé de la seule exécution de Servet, que de toutes les hécatombes d’Espagne et de Portugal. » (9)

Despotisme de Calvin
« Nous allons, dit Audin, demander compte à Calvin des franchises dont l’épiscopat avait doté Genève. Nous les verrons ces saintes libertés, violées, étouffées, détruites dans le sang ; les têtes des patriotes, qui avaient cru échapper à la tyrannie d’une maison royale trop catholique pour être despote, tomberont une à une ; Pierre Vandel, Aimé Perrin, François Favre et d’autres, seront obligés de se courber devant un Abel Poupin qui les traitera en chaire de chiens et de galaufres, de paraître devant un consistoire de papes marchands, pour rendre compte de leur foi ; de demander l’absolution à quelque moine apostat, chassé de son pays pour vol ou paillardise ; de faire amende honorable en face de réfugiés ; bourgeois de Genève par la grâce de Calvin, au même titre que le bourreau, c’est-à-dire gratuitement. Les femmes de ces patriotes seront insultées au temple, repoussées de la table de communion, mises en prison pour avoir dansé où pour avoir vu danser : cela est écrit dans le procès. Échafauds, glaives et bûchers, voilà le spectacle que donna Calvin, pendant sa théocratie de vingt-quatre ans. » (10)

Les amitiés de Calvin
« Calvin, en effet, perd tous ses amis et n’a, pour ses adversaires, que des grossièretés révoltantes. Caroli, qui lui a donné des marques de dévouement, il le traite, en chien enragé : Castalion est son disciple chéri, il le fait mourir de faim : Pighius, dont il a admiré le savoir, n’est plus qu’un écolier imberbe : Luther qu’il regardait comme un ange, n’est plus qu’une méchante femme et son église est une puante étable à pourceaux. Fouillez dans la biographie protestante, il n’y a pas une réputation qu’il n’ait souillée : par moquerie, il appelle Luther, le Périclès de l’Allemagne ; Mélanchthon, inconstant et couard : Osiander, enchanteur, séducteur, bête sauvage ; le ministre Angiland, orgueilleux violent et emporté : Capmulus, homme de néant : Heshus, un putide babillard : Stancer, un arien : Mennon, un malheureux manichéen : Westphal, un chien enragé : Servet, un polisson taré : Bolsec, un animal: Baudouin, un geai, une chouette. » (11)

Volmar, premier professeur de Calvin
« Calvin, je le sais, est violent et pervers ; tant mieux ! voilà l’homme qu’il nous faut pour avancer nos affaires. » (12)

Voltaire à propos de Calvin
« Quel homme fut jamais plus tranchant, plus impérieux, plus décisif, plus divinement infaillible que Calvin, pour qui la moindre opposition qu’on osait lui faire était toujours une œuvre de Satan, un crime digne du feu ? » (13)

Martin Bucer, réformateur protestant
« Calvin est un vrai chien enragé. Cet homme est mauvais, et juge des gens suivant qu’il les aime ou les hait. » (14)

Stancharus, réformateur protestant
« Quel démon t’a poussé, ô Calvin ! à déclamer avec Arius contre le Fils de Dieu ?… C’est cet Antéchrist du Septentrion que tu as l’imprudence d’adorer, ce grammairien Mélanchton » (15)

« Garde-toi, lecteur Chrétien, et vous surtout, ministres de la parole, gardez-vous des livres de Calvin… Ils contiennent une doctrine impie, les blasphèmes de l’Arianisme ; comme si l’esprit de Michel Servet, en s’échappant du bûcher, avait, à la platonicienne, transmigré tout entier dans Calvin » (16)

Konrad Schüsselburg, réformateur protestant
« Cette erreur Calviniste [que Dieu serait l’auteur de tous les péchés] est horriblement injurieuse à Dieu, et, de toutes les erreurs, la plus funeste au genre humain. Selon cette théologie Calvinienne, Dieu serait le plus injuste tyran…, et ce n’est plus le Démon, mais Dieu lui-même, qui sera le père du mensonge. » (17)

J-B Galiffe, protestant calviniste à propos de Calvin

« Ce nom criminellement fameux [celui de Calvin], dit-il, qui dressa l’étendard de l’intolérance la plus féroce, des superstitions les plus grossières et des dogmes les plus impies; épouvantable apôtre, à l’inquisition de qui rien ne pouvait échapper; qui, dans les deux années 1558 et 1559, fit exécuter quatre cent quatorze jugements en matière criminelle, etc. » M. Galiffe l’appelle, en outre, un buveur de sang, et prouve chacune de ses assertions par les écrits mêmes de Calvin et par les Archives publiques et authentiques de Genève. » (18)

Théodore de Bèze, un des disciples préférés de Calvin
« Calvin n’a jamais pu se former ni à la tempérance, ni à des habitudes honnêtes, ni à la véracité; il est demeuré enfoncé dans la boue » (19)

(1) Histoire générale de l’Eglise, Abbé Darras, Tome 33, p.374
(2) Auguste Nicolas, Du protestantisme, p. 469-470 cit. in Mgr de Ségur, Causeries sur le protestantisme d’aujourd’hui, Librairie Saint-Joseph, Tolra libraire-éditeur, Rennes 1894.
(3) Ibid.
(4) Histoire générale de l’Eglise, Abbé Darras, Tome 33,, p.347
(5) Ibid, p.357
(6) Ibid, p.358
(7) Ibid, p.359
(8) Ibid, p.361
(9) Ibid, p.370
(10) Histoire de Calvin, t. I, Introd. p. xv.
(11) Histoire générale de l’Eglise, Abbé Darras, Tome 33, p.374
(12) Discussion amicale sur l’Eglise anglicane, et en général sur la Réformation en général, Jean-François-Marie Lepape de Trévern, Volume 1, p.85
(13) Ibid.
(14) Ibid.
(15) Ibid.
(16) Ibid.
(17) Ibid. p.86
(18) Mgr de Ségur, Causeries sur le protestantisme d’aujourd’hui, Librairie Saint-Joseph, Tolra libraire-éditeur, Rennes 1894.
(19) Ibid.

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