Al-Taqqiya ou le mensonge halal

taqyyaAl-Taqqiya ou le mensonge halal (1)

I. Introduction

Aujourd’hui, certains musulmans occidentaux utilisent la dissimulation et l’omission pour donner l’impression que l’islam est une « religion de paix », ce qui est une fiction totale. Beaucoup de musulmans connaissent à peine leur religion, ne lisent pas le Coran, ou simplement ignorent ou ne pratiquent pas la fameuse taqqyia. Mais il en est qui utilisent la « ruse », en Occident et en Orient : le mensonge légitimé.

Elle était utilisée par les chiites, branche minoritaire de l’islam, pour une dissimulation de protection en terre sunnite. Ils rusaient pour paraitre être sunnites. 
Les chiites suivent une lignée de commandeurs des croyants, une lignée familiale et les sunnites la refusent : voilà qui est sommaire mais qui résume l’opposition des deux factions musulmanes. Les textes que nous allons citer font tellement référence que tous les utilisent : sunnites et chiites.

II. Origine de la taqqiya:

La taqqiya, ou « tromperie » trouve son origine dans le Coran. La sourate 3:28 dit bien qu’un croyant « ne doit pas prendre pour alliés des infidèles », à moins que ce soit pour «se protéger d’eux ».


« Que les croyants ne prennent pas pour alliés des infidèles, sauf pour se protéger d’eux….»
(2)

Quel sens cela a-t-il ? C’est une expression étrange, qui pourrait sembler ambigüe. Allons voir les commentateurs et ce que les musulmans en disent eux-mêmes. Nous avons choisi les commentateurs de référence ; ils sont sunnite et au sein du monde sunnite leur autorité est énorme. Si le Coran dit « A », mais que le commentateur dit, en fait on peut lire « A » ou « B », cela dépend, les sunnites suivront le ou les commentateurs de référence (3).
Voyons le sunnite Ibn Kathir, l’un des grands commentateurs du Coran. Datés du XVe siècle, ses écrits sont, bien sur, toujours lus aujourd’hui, et étudiés. Ils sont publiés par de nombreuses maisons d’éditions y compris arabes mais aussi francophones, allemandes, de langue anglaise, etc.
Ibn Kathir écrit : « La tromperie est autorisée quand les musulmans sont vulnérables ou en position de faiblesse. Ils peuvent tromper les infidèles, faire semblant d’être amis avec eux ». Et il cite la tradition : « Nous leur sourions par devant, mais par derrière, nous les maudissons… »


III. Définition juridique de la taqqiya


Sahih Al-Bukhari Vol 4 Book 52, Hadith 269 : « 
Le Prophète a dit : « La guerre est tromperie ». En général mentir n’est pas permis en islam. Mais à la différence d’autres religions, il y a certaines circonstances dans lesquelles un musulman peut mentir de manière justifiée voie encouragée. Ce concept est appelé al Taqqiya. Dans sa définition juridique et pompeuse, cela signifie « dissimulation préventive » ; un musulman est autorisé à mentir pour se sauvegarder d’un mal qui pourrait lui arriver, à lui ou à l’islam. Joli pirouette pour mentir sans s’avouer menteur.


The Life of Muhammad, p. 367 :
« l’Envoyé d’Allah a dit : « Qui me débarrassera de Ka`b ibn Al-‘Achraf (…) ? » — Muhammad ibn Maslama frère des Bani Abdul-Ashal répondit « Ô Envoyé d’Allah je peux m’en occuper ; veux-tu que je le tue ? » — « Certes oui, si tu peux » répliqua le Prophète. (…) Muhammad (ibn Maslama) dit: « Ô Envoyé de Dieu nous aurons à raconter des mensonges ». Il répondit « Dites ce que vous voulez, vous êtes libres en la matière ». (4)
Ainsi donc lorsque quelqu’un est sous pression, il peut mentir afin de protéger la religion.
La Sourate 16:106 présente ceci : « Quiconque a renié Allah après avoir cru… — sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi — (etc.) » Il peut même apostasier !


III. Conclusion 

Bien évidemment les catholiques ne cautionnent en aucun cas le mensonge, mais pourquoi faire un long discours sur le sujet alors que Notre Seigneur s’est prononcé sur ceux qui soutiennent le mensonge ?

Évangile selon Saint Jean 8:44 : « Le père dont vous êtes issus, c’est le diable, et vous voulez accomplir les desseins de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et n’est point demeuré dans la vérité, parce qu’il n’y a point de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur et père du mensonge. »

Ainsi parle la Vérité, Notre Seigneur Jésus-Christ. Dieu est Vérité, aussi il n’y a pas de mensonge légitime, pas de mal pour un bien.

Notes.

(1) Halal veut dire licite en arabe et a une connotation religieuse.

(2) Nous utilisons des traductions islamiques du Coran.

(3) Voir L’islam, d’Anne-Marie Delcambre. L’auteur explique dans ce petit ouvrage qui donne l’histoire officielle et fausse de l’islam que la Sunna, la Loi islamique, prévaut sur le Coran, même s’il est considéré comme un livre divin presque tombé du ciel. La Sunna est un corpus juridique, établi par les plus grandes écoles théologiques sunnites.

(4) Ces traditions peut flatteuses sur le soi-disant prophète Mahomet nous proviennent des hadiths. Il s’agit de traditions orales sur Mahomet mises par écrit, selon les musulmans… Elles servent à donner un sens à différents passages abscons du Coran et à répondre à des questions juridiques. Arthur Jeffery, au siècle, dernier, et Françoise Micheau récemment : dans Les débuts de l’islam, ont montrée, de même qu’Alfred-Louis de Prémare dans Aux origines du Coran, que les hadiths sont de pures inventions destinées à créer un personnage prophétiques sous le califat abbasside qui s’est établi sur les ruines des ommeyades. Ces textes sont tous des faux tardifs, du IXe siècles, dont au mieux des bribes sont anciennes. La première biographie du « prophète » (la Sira d’ibn Ishaq) date du VIIIe siècle, elle est perdue, manifestement détruite ! Quand à la Sira du IXe siècle, la seule disponible, elle contredit le Coran ! Sans les millions de hadiths que saurait-on sur Mahomet ? Rien que ce que rapportent des chroniques du VIIe siècle étrangères à l’islam sur un chef de guerre arabe nommé Mahomet, Mahmet en syriaque, entouré de juifs… et dont on sait peu de choses. Même son existence est remise en cause, sans parler du fait qu’il est absent du Coran, dans les quelques mentions qui sont censées parler de lui et qui sont des ajouts des scribes de califes, comme l’a montré le P. Moussali, dans un recueil d’articles : Vivre avec l’islam dirigé par Annie LaurentL’ouvrage n’étant pas authentiquement catholique, il peut comporter des erreurs historiques et doctrinales. Les érudits modernes, même ceux qui se disent « catholiques », ne l’étant pas car conciliaires, tous empêtrés dans les nouvelles philosophies et séduits par les thèses erronées les plus anti-chrétiennes, les plus inexactes font des erreurs partout. Mais il reste que le P. Moussali a bien montré que les occurrences « Muhammad » et « Ahmad », soi-disant renvoyant au « prophète », dans le Coran, sont des ajouts au texte originel qui brisent le rythme des vers, le sens, et la parfois rime.

Publicités