Mgr Freppel et Mgr Mermillod sur l’infaillibilité

Mgr FreppelHuit ans avant le Concile (Vatican I), Monseigneur Freppel, alors titulaire de la chaire du cours d’éloquence sacrée à la Sorbonne, avec une indépendance et un courage admirables, avait démontré, en s’appuyant sur saint Irénée, l’Infaillibilité doctrinale du Souverain Pontife dans les termes mêmes dont s’est servi le Concile. Le savant évêque de Lyon, au 2è siècle, avait écrit :

« C’est à cette église de Rome, à cause de sa principauté supérieure, que doivent nécessairement s’unir et s’accorder toutes les églises, c’est-à-dire tous les fidèles, quelque part qu’ils soient. C’est en elle que la tradition des apôtres a été conservée par les fidèles de tous les endroits du monde ».

(…)
Mgr Freppel explique donc :

« Il est donc de toute nécessité que la foi se conserve pure et inaltérable dans l’Église romaine, autrement tous les fidèles seraient obligés de s’accorder avec l’erreur, et c’en serait fait du principe de saint Irénée ou de l’infaillibilité de l’Église. Mais quel est le gardien et le dépositaire de la foi dans l’Église romaine ? C’est l’évêque, répond saint Irénée. Conséquemment le dépôt de la foi ne peut ni se perdre ni s’altérer entre les mains de l’évêque de Rome. L’infaillibilité doctrinale du pontife romain assure l’indéfectibilité du Siège apostolique et, par là, celle de l’Église universelle : c’est la clef de voûte qui soutient et couronne tout l’édifice chrétien »
Et Monseigneur Mermillod lui répondit par écrit : « Vous avez donné au Saint Père, pour son jour de naissance, un magnifique témoignage de dévouement éclairé et puissant. Vous avez soulagé les cœurs, vous avez mis en lumière la révélation et la vie de l’Église ; en quelques mots vous avez dissipé les brouillards gallicano-tudesques. Merci ! Vous avez écrit une belle et grande page du Concile. Votre parole a été à la hauteur du sujet qui en était le thème, à la hauteur du lieu…»

Source : cahier Saint Charlemagne.

 

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