Mgr de Ségur répond aux objections contre la Religion (57)

Mgr De SégurCONCLUSION.

Vous le voyez, cher lecteur, toutes ces réponses sont la voix du bon sens, pas autre chose. Il n’y a pas là de finesses d’esprit ni de subtils tours de rhétorique. La vérité se prouve en se montrant.

Il existe sans doute, dans le monde, d’autres préjugés contre la Religion. Les erreurs, comme les folies n’ont point de bornes. — Je crois néanmoins avoir réuni, dans ce petit volume, les objections les plus répandues.

 

Les autres, je vous le garantis, ne sont pas plus fondées. Quelles qu’elles soient, ce sont des sophismes, c’est-à-dire des raisonnements qui ont l’apparence du vrai, mais qui pèchent par quelque point. — On ne peut avoir raison contre la vérité.

Si une de ces objections vous arrêtait, allez, croyez-moi, trouver quelque bon Prêtre (Dieu merci, il n’en manque pas au milieu de nous), et soyez sûr d’avance de son bienveillant accueil. Exposez-lui franchement votre difficulté; il vous en montrera la solution.

Tâchez de vous instruire de la Religion : plus on la connaît, plus on l’aime ; et plus on l’aime, plus on la pratique. Beaucoup l’attaquent parce qu’ils ne la connaissent pas. Ils se la figurent tout autre qu’elle n’est, et ils ont beau jeu, dès lors, pour s’en moquer.

Je souhaite que mes causeries avec vous soient utiles à votre âme. — Relisez et méditez les points qui vous arrêtaient davantage. Si les raisons que je vous donne vous semblent insuffisantes, soyez bien persuadé que la faute en est à moi seul, et non pas à la sainte cause de la vérité que j’ai voulu défendre. La nécessité d’être très-court dans mes réponses, et mon peu de talent, sont les seuls motifs de la faiblesse de la défense.

Puissé-je cependant avoir réussi ! Puissé-je avoir augmenté dans votre cœur le respect pour la foi, l’amour pour la vertu, le zèle pour votre salut! C’est là toute ma prétention dans ce petit ouvrage!… J’aurais travaillé à votre bonheur, et mon livre serait une bonne action.

Je prie le bon Dieu de le bénir, de vous bénir, et de me bénir moi-même. Et sur ce, je vous quitte, mon cher lecteur ; au revoir, j’espère, dans le Paradis.

G.S

Source : Réponses courtes et familières aux objections les plus répandues contre la religion – Mgr de Ségur –  ESR.

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