Le diagnostic du Père Ramière à propos de certains catholiques…

couronné d'épineSaint Bernard enseigne l’humilité comme étant une vertu qui rend qui rend l’homme vil et méprisable à ses propres yeux par une véritable connaissance de lui-même : « Humilias est virtus, qua homo verissima sui ipsi vilescit ».

« Que la dévotion au cœur de Jésus soit éminemment utile pour unir ensemble les chrétiens enrôlés dans ces différentes institutions, cela ressort évidemment des considérations qui viennent d’être exposées (Ndlr : ce qui vient d’être exposé par le Père Ramière, c’est l’unité dans la vérité de la foi catholique de toujours et sans concession avec aucune erreur afin de sa battre sous la bannière su Sacré Cœur…).

Mais ce n’est là que le premier degré de l’union que le cœur de Jésus veut voir régner parmi ses serviteurs.
Il ne lui suffit pas que les diverses nombres des diverses œuvres poursuivent de concert la fin particulière en vue de laquelle ils se sont unis ; il faut encore qu’on poursuive ces fins spéciales, que toutes les œuvres s’entraident, pour atteindre la fin qui leur est commune. Ainsi, dans une armée chaque bataillon a une position spéciale à défendre ou à conquérir ; mais tous doivent concourir au but commun, qui est la défaite de l’ennemi, et le gain de la bataille.
Le cœur de Jésus travaille donc constamment un parfait accord entre les œuvres ; mais ses efforts sont constamment combattus, dans le cœur des chrétiens chargés de ces œuvres, par les secrètes inspirations de l’amour propre. Il est bien rare, en effet, que le zèle même le plus sincère étouffe complètement la recherche de sa propre gloire et se son propre intérêt. La plainte que certains arrachaient au cœur si dévoué  de St Paul l’égoïsme de certains ouvriers apostoliques de la primitive Église a eu sa vérité dans tous les temps :

« Omnes quae sua suni querunt, non quoe Jesu Christi »,
« En prétendant travailler pour Jésus-Christ, on se recherche soi-même »
( Phil, II, 21)

C’est de là que naissent, entre les œuvres, ces rivalités, ces luttes si nuisibles à la gloire de Dieu et à l’édification publique. Par excès de zèle pour la fin particulière de chacune d’elles ; on ne craint pas de compromettre la fin suprême qui, seule, donne à ces fins subordonnées toute leur valeur. »

(Le Règne social du Sacré Cœur de Jésus, chap « Les principes de l’union entre tous les soldats » p 348-349)

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