Don Sarda y Salvany – Le libéralisme est un péché – Épilogue et conclusion

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Épilogue et conclusion

C’est assez. Ce n’est pas l’esprit de parti qui a dicté ces simples réflexions, et aucun mobile d’humaine inimitié ne les a inspirées. Nous l’affirmons devant Dieu comme nous le ferions au moment de mourir et de comparaître devant son redoutable tribunal.

Nous avons cherché à être logique plutôt qu’éloquent. Si on nous lit avec attention on verra que nous avons tiré nos déductions, même les plus dures, les unes des autres et toutes d’un principe commun incontestable, non par la voie oblique du sophisme, mais par la droite voie du loyal raisonnement qui n’incline ni à droite, ni à gauche, soit par amour, soit par haine. Ce qui nous a été enseigné comme sûr et certain par l’Église dans les livres de théologie dogmatique et morale, voilà ce que nous avons essayé simplement de faire connaître à nos lecteurs.

Nous jetons ces humbles pages aux quatre vents du ciel, que le souffle de Dieu les porte où il voudra. Si elles peuvent faire quelque bien, qu’elles le fassent pour son compte, et qu’elles vaillent à l’auteur bien intentionné pour le pardon de ses nombreux péchés.

Un mot encore, c’est le dernier et peut-être le plus important. Au moyen d’arguments et de répliques il arrive parfois qu’on réduit son adversaire au silence, ce qui n’est pas peu de chose en certaines occasions, mais cela seul ne suffit pas bien souvent à sa conversion. Pour atteindre ce but les prières ferventes valent autant, sinon mieux, que les raisonnements les plus habilement liés. L’Église a obtenu plus de victoires par les soupirs sortis du cœur de ses enfants, que par la plume de ses controversistes et l’épée de ses capitaines. Que la prière soit donc l’arme principale de nos combats, sans oublier les autres. Par elle, plus que sous l’effort des machines de guerre, tombèrent les murs de Jéricho. Josué n’aurait pas vaincu le féroce Amalech, si Moïse, les mains élevées vers le ciel, n’avait été en fervente oraison pendant la bataille. Que les bons prient donc, qu’ils prient sans cesse, et que le véritable épilogue de ces articles, ce qui en résume tout le sujet, soit cette oraison : Ecclesiae tuæ, quæsumus, Domine, preces placatus admitte, ut, destructis adversitatibus et erroribus universis, secura tibi servie libertate [31].

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