Notre Dame de Guadalupe

guaI. Le contexte historique

LE NOUVEAU CONTINENT

À partir du moment où, en 1492, Christophe Colomb a mis pied sur les terres qui ont ensuite reçu le nom d’Amérique, l’Espagne a commencé à s’implanter sur le nouveau continent. Les conquérants se sont d’abord établis à Cuba, puis, après deux missions d’observation pour voir comment était le peuple voisin, ils lancèrent une expédition à haut risque, sous le commandement d’Hernan Cortès…
Ils se dirigèrent donc vers le pays qui leur semblait être le plus puissant de toute l’Amérique du Nord… avec un peuple organisé : les Aztèques.


LES AZTÈQUES

Venus du nord-ouest, les Aztèques (ou Mexicas) ont fondé au XIVe siècle leur capitale, Tenochtitlan à l’emplacement de l’actuelle ville de Mexico. Ce peuple n’était alors qu’une tribu parmi d’autres, sans atouts particuliers Pourtant, grâce à une habile politique d’alliances et de guerres, ils ont finalement réussi à conquérir de vastes territoires, imposant leur joug, aux rites cruels, à l’ensemble de la Méso-Amérique occidentale.
Ainsi au moment de la conquête espagnole, l’empire aztèque était florissant. Sa capitale était la ville la plus peuplée du monde. Son commerce prospérait et ses ennemis étaient réduits à l’impuissance. Les artisans des peuples conquis travaillaient pour les aztèques, lesquels s’inspiraient dans leurs cultes et dans leurs arts des civilisations précédentes, notamment les Teotihuacan et les Toltèques.

Rites sataniques
Le pouvoir de Satan sur les aztèques du Mexique au 16e siècle était grand. En 1487, lors de la dédicace d’un temple à leur dieu «Huitzilopochtli» à Tenoctitlan, ils tuèrent – comme du bétail – 80 000 victimes dans une orgie de sang qui dura quatre jours.
Les aztèques avaient fait d’énormes progrès en mathématiques, en astronomie, en architecture et en ingénierie, mais, du fait de leurs pratiques sataniques, ils n’avaient pas progressé en vertu.
Tout a commencé lorsque les ancêtres des aztèques ont été témoins d’un événement céleste effrayant. Une énorme comète était apparue sous la forme d’un serpent et avait provoqué d’importants dégâts. Ils croyaient que c’était un dieu et l’appelaient «Quetzacoatl» (serpent plumé) ; c’était l’apparence qu’avait la comète lors de son passage dans le ciel. Ils façonnèrent des idoles à son effigie ainsi qu’à celle d’Huitzilopochtli (l' »Amant des Cœurs » et « Buveur de Sang ») et leur offraient des sacrifices humains en extrayant les cœurs.
Les aztèques avaient un panthéon avec une mythologie complexe. Ils adoraient les astres célestes ainsi que les forces naturelles, comme dieux. Ils leur offraient des sacrifices humains dans un effort idolâtre d’attirer la douceur du soleil, de la lune et de la pluie ainsi que pour obtenir la victoire, la santé et pour éviter les désastres. Au moins 50 000 victimes étaient offertes en sacrifice à ces idoles chaque année.

Une princesse aztèque
En l’an 1509, une princesse eut une expérience mystique. Alors qu’elle était plongée dans un sommeil profond, elle vit un ange dont le front était marqué d’une croix noire, la conduire au bord de la mer. Il lui montra des navires aux voiles blanches arborant une grande croix noire en effigie. Ces navires faisaient cap sur l’empire aztèque. L’ange lui annonça que des étrangers allaient conquérir l’empire aztèque et qu’ils leur apporteraient la connaissance du vrai Dieu. A son réveil elle relata son étrange expérience aux chefs aztèques.
La princesse était la sœur de l’empereur Montezuma. Le règne tyrannique de ce dernier sur les Indiens subjugués et opprimés du Mexique précolombien tirait à sa fin. Il accepta la prophétie de sa sœur et attendait son destin. Elle allait bientôt se réaliser.

LA CONQUÊTE DE HERNAN CORTES

En 1519, les aztèques attendaient la réalisation d’une autre prophétie. Ils croyaient que leur dieu Quetzacoatl leur viendrait en chair et en os le 22 avril et que débuterait ainsi une nouvelle ère.
Cette même année, ce 22 Avril, un vendredi saint, Hernan Cortès, jeune chevalier espagnol de 33 ans, très religieux, débarqua sur une plage de l’empire aztèque avec des navires aux voiles blanches ornées d’une croix noire, tel que l’avait vu la princesse dans son rêve. Cortès posa le pied sur le sol aztèque.
La venue de Cortès coïncidait avec la réalisation de la prophétie de la princesse et la venue du dieu Quetzacoatl. Les Aztèques croyaient que Cortès et ses hommes pouvaient être des dieux. L’empereur Montezuma ne savait pas comment il devait réagir et hésitait à engager le combat.
Ces superstitions devaient aider Cortès dans sa conquête du Mexique. Il débarqua, accompagné de 550 hommes, (dont deux prêtres) et seize chevaux. Il coula sa petite flotte de navires afin que nul ne puisse déserter (ce qui démontrait sa détermination). En tête de sa modeste armée, sous le signe de la croix et soutenu par sa dévotion à Notre Dame, il avança sur la capitale aztèque. Le long de leur parcours, les soldats pouvaient voir les temples couverts de sang avec parfois plus de 100 000 crânes humains empalés.
UNE FORCE DIVINE INVINCIBLE

En voyant déferler ces soldats espagnols, Montezuma croyait de plus en plus qu’il affrontait une force divine invincible. En effet, sur un drapeau que tenait un des prêtres on pouvait lire ces paroles de Cortez lui-même :
Frères et compagnons, suivons le Signe de la Croix avec foi, et, avec elle, nous vaincrons !!!

Intervention divine
Lors de leur première confrontation, 300 soldats espagnols vinrent à bout de 30 000 guerriers indiens sanguinaires. Même si l’armement des espagnols était supérieur, c’était inconscience et folie de la part de Cortès de s’engager dans une telle bataille ! Il n’y avait aucune autre explication pour cette victoire qu’une intervention divine.
Plus tard, alors que Cortez était invité à la ville de Mexico lors d’une trêve durant les hostilités, il monta au sommet du temple pour voir de près l’idole Huitzilopochtli. C’était une statue obèse aux horribles yeux bulbeux, ceinturée de serpents et avec des cœurs humains autour de son cou. Cortès demanda que l’on enlève l’idole. Les sorciers refusèrent.
Cortès s’empara d’une barre de fer, gravit les marches et, s’élevant à hauteur de la face de l’idole, il lui creva les yeux en disant : «Nous devons risquer quelque chose pour Dieu !»

La fin des sacrifices humains
Il fit nettoyer le sang du temple, fit enlever les idoles et les remplaça par des images de Notre Dame, de saint Christophe et avec des crucifix. Cela marquait le début de la fin des sacrifices humains au Mexique aztèque.
Les aztèques, furieux et guidés par leur sorcier Colibri, refusèrent toute offre de paix de Cortès. Ils croyaient encore que leurs dieux leur apporteraient la victoire.
Cortès prépara et réalisa une attaque contre l’opulente et orgueilleuse capitale mexica qui succomba le 13 août 1521 après un siège de 93 jours, et qui se termina par la destruction de la ville, la défaite du sorcier Colibri et la conquête totale de l’empire aztèque.
Le dernier souverain, Cuauhtémoc, fut fait prisonnier. Cortez fut ratifié comme capitaine général et gouverneur du territoire appelé la Nouvelle Espagne dont la capitale fut installée dans la ville de Mexico-Tenochtitldn où, pour y édifier le nouveau site, on réalisa le tracé, c’est-à-dire, l’organisation de rues droites, se coupant à angle droit et avec des pâtés de maisons réguliers (c’est toujours ainsi à Mexico).

LES COLONS CRÉENT L’ESCLAVAGE


Malheureusement, l’espoir que fondait Cortès de voir s’établir une civilisation chrétienne au Mexique, ne prenait pas le chemin de sa réalisation. Les Indiens croyaient que le christianisme était une religion de blancs. De plus, leurs croyances païennes étaient profondément enracinées dans leur âme. Cortès avait éliminé les sacrifices humains en pratique, mais ces croyances étaient toujours maintenues par la majorité des Indiens et les baptêmes étaient rares. De plus, les colons espagnols, avides de faire fortune rapidement, créèrent I’esclavage. Cortès écrivit au roi Charles d’Espagne pour l’informer de ses préoccupations pour l’évangélisation de ce peuple, appelant de tous ses vœux l’envoi de missionnaires, religieux et prêtres, préparés pour cette tâche très ardue et de grande envergure.
Les franciscains, dominicains et augustins furent les ordres religieux chargés de l’évangélisation et de la protection des Indiens contre les abus de certains conquistadors. À l’arrivée des premiers religieux, les Indiens furent surpris de voir des conquistadors tant aguerris, s’agenouiller et baiser les pauvres habits de ces moines quasiment pieds nus.
Les premiers Franciscains arrivèrent en 1524. Ils se mirent à évangéliser. Ces prêtres s’intégrèrent à la vie des Indiens et leur prêchèrent la Bonne Nouvelle, que le seul vrai Dieu était le Créateur de toutes choses et qu’il était un Dieu de bonté et d’amour fait homme en Jésus-Christ et mort pour libérer tous les hommes de l’emprise de Satan. S’ils l’acceptaient, leur disaient les franciscains, Jésus leur pardonnerait l’adoration de faux dieux et la pratique antérieure des sacrifices humains.

L’évêque Mgr Zumarraga, premier évêque du Nouveau-Monde, fut nommé protecteur des Indiens par le roi Charles. Il excommunia les dirigeants de l’état.
Cortès, remplacé dans le gouvernement par les officiers royaux, revint en Espagne avec Christophe Colomb, qui, lui, se rendit à pied au sanctuaire de Guadalupe (bien connu avant les apparitions de Notre Dame à Mexico), dans la province d`Estremadura en Espagne. Il y remercia Notre Dame pour sa protection lors de son périlleux voyage.
En 1530, le roi d’Espagne établit un nouveau gouvernement qui interdit l’esclavage et l’évêque devint «protecteur des Indiens.» Une ère de paix allait débuter, douze années après l’arrivée de Cortès.
Mais les Indiens doutaient des Espagnols. lls étaient conscients de l’énorme différence qui existait entre ceux qui suivaient les enseignements de l’Eglise et les colons qui les ignoraient. Et, connaissant maintenant les nouvelles armes espagnoles, ils préparaient secrètement une révolte sanglante.
Mgr Zumarraga redoutait cette révolte, il se mit à prier et implora Notre Dame afin qu’elle intervienne…

II. L’Apparition

NOTRE DAME APPARAIT

Guad-4
Le samedi 9 décembre 1531, Juan Diego, un indien aztèque de 56 ans baptisé en 1525 était veuf et avait un esprit simple, voire presque enfantin. Il s’en allait à pied, tôt le matin à Tlaltelolco distant de 15 kms, assister chez les Franciscains à la Messe en l’honneur de la Vierge.
Le jour se levait sur la colline de Tepeyac dont il s’approchait lorsqu’il entendit, venant d’un point invisible, un chant d’une multitude d’oiseaux, une musique telle qu’il n’en avait jamais entendue de semblable. Enveloppé d’harmonies célestes, il s’arrêta stupéfait, cherchant à découvrir leur provenance. Son regard se porta au-delà de la colline sur les couleurs éclatantes du soleil levant qu’il ne voyait pas et il entendit une voix qui dominait la musique : «Juanito, Juan Dieguito». Il avança pour obéir à la voix qui l’appelait par son nom avec l’affection d’une mère pour son enfant. Sans hésiter, il gravit la colline au sommet de laquelle il vit une jeune femme d’une beauté merveilleuse.

Notre Dame était là, paisible !
Elle était là, debout, paisible, qui lui faisait signe. Comme il s’en approchait, émerveillé par ce qu’il voyait et entendait, une telle joie s’empara de lui qu’il ne put faire autrement que s’agenouiller et lui sourire.
Elle était enveloppée d’une lumière qui faisait pâlir le soleil, une lumière qui donnait à l’aride et rocailleuse colline des tons merveilleux. Les feuilles des plantes étincelaient comme des émeraudes ; les tiges et les épines, comme de l’or. Puis la colline se couronna de pierres aux couleurs de l’arc-en-ciel, comme si un feu intérieur les irradiait. La Dame se tenait là, au-dessus de la colline métamorphosée ; elle était d’une telle beauté que Juan Diego en eut le souffle coupé. Ses vêtements, aussi, brillaient de cette même lueur surnaturelle, mais lumière et couleurs disparaissaient devant la splendeur de son visage jeune et la douceur de son regard. Un sourire d’amour et de compassion accueillit Juan Diego qui s’approchait.

– Juanito, mon cher enfant où allez-vous ? demanda-t-elle.
– Ma Dame et mon enfant, répondit-il dans son dialecte, je vais à la Messe à l’église et étudier et apprendre les divins mystères que nous enseigne le prêtre.
-Je veux que tu saches avec certitude, mon cher fils, que je suis la parfaite et toujours Vierge Marie, Mère du vrai Dieu, de qui provient toute vie, le Seigneur de toutes choses, créateur du ciel et de la terre. J’ai un immense désir que l’on construise, en mon honneur, un temple dans lequel je manifesterai mon amour, ma compassion et ma protection. Je suis votre mère pleine de pitié et d’amour pour vous et tous ceux qui m’aiment, me font confiance et recourent à moi. J’écouterai leurs plaintes et je soulagerai leur affliction et leurs souffrances

Notre Dame s’est identifiée par les cinq privilèges que Dieu lui a conférés :
– son Immaculée Conception,
– sa perpétuelle Virginité,
– sa Maternité de Dieu
– sa Maternité de l’Eglise,
– son Assomption.

Juan écoutait attentivement les instructions de la Dame : – Pour que je puisse manifester tout mon amour, allez maintenant chez l’évêque, à Mexico, et dites-lui que je vous envoie lui faire connaître le grand désir que j’ai de voir construire, ici, un temple qui me soit dédié. Dites-lui exactement ce que vous avez vu et entendu et sachez que je vous en serai reconnaissante et vous récompenserai. Vous verrez que ce dérangement en vaut la peine. Maintenant que vous avez entendu ce que je souhaite, allez, mon fils, et faites de votre mieux.
Juan s’inclina et dit : – C’est avec joie, très cher Dame, que je m’en vais faire ce que vous demandez. Avec votre permission, je vais prendre congé.
Sans attendre de voir ce que devenait la Dame, il fit demi-tour, descendit la colline en courant, arriva sur la route et entra dans la ville. Là, il frappa au portail de la maison qu’habitait Mgr Zumarraga, évêque de Mexico.

UNE GRANDE MISSION
Il était tôt et personne, à l’intérieur, ne pouvait se douter de l’importance de sa mission. Il attendit donc patiemment qu’on voulût bien le laisser entrer.
Juan s’agenouillant devant l’évêque, transmit avec soin la demande de la Dame. Il dit qu’il était envoyé par la Mère très belle de Dieu qui lui était apparue, à l’aube, sur la colline de Tepeyac et lui avait demandé de faire part de son désir à l’évêque. Il parla de l’étrange musique, des couleurs lumineuses et de la Dame à la voix si douce qui avait demandé qu’on lui construise un temple. Elle l’avait envoyé le dire à l’évêque et c’est ce qu’il faisait, rapportant tous ses mots, ainsi qu’elle l’avait demandé.
L’évêque écoutait attentivement, hochant la tête, comme s’il sympathisait avec ce pauvre indien qui racontait un rêve étrange et fantastique. Cela ressemblait à une histoire d’aztèque à propos de la déesse de la fertilité dont le temple était à Tepeyac… Mais à quoi pensait donc ce pauvre homme qui avait l’air sincère pour venir à une heure si matinale raconter ses rêves et, en plus, à l’évêque…?
L’évêque essaya de le confondre, mais l’indien n’en changeait pas le moindre détail. Il était sûr de ce qu’il avait vu et entendu et il transmettait le message qu’on lui avait confié. Le prélat, curieux malgré tout d’en connaître davantage sur Juan, le congédia en disant :
«Je réfléchirai à ce que vous m’avez dit. Revenez dans quelques jours».
Juan fut très surpris de voir que l’évêque ne s’empresse pas de répondre au souhait de la Dame. Comment lui, un homme d’Eglise, pouvait-il réagir ainsi face à la Mère de Dieu, pensait-il amèrement ? Quelle foi avait-il donc au fond de son cœur ?
Désespéré, il retourna sur la colline, craignant que son échec ne blesse la Dame, tout en espérant vivement qu’elle comprendrait. Peut-être n’était-il pas le messager voulu… Après tout, il n’était qu’un pauvre indien incapable de choisir les mots qu’il fallait pour impressionner un évêque. Il allait demander à la Dame de choisir quelqu’un de plus digne et de plus influent pour remplir cette mission.

La Dame l’attendait !
Tout en réfléchissant activement, il se rendait vers la colline de Tepeyac lorsque, tout à coup, levant les yeux, il aperçut la merveilleuse lumière. La Dame était là. Il courut à Elle, et tomba à genoux éprouvant maintenant une paix qui effaçait toutes ses appréhensions.
« Ma très douce Dame, dit-il avec tendresse, je vous ai obéi et suis allé chez l’évêque ; je l’ai vu non sans difficulté et lui ai fait votre commission exactement comme vous l’aviez demandé… Il m’a reçu gentiment, m’a écouté avec attention, mais à la façon dont il m’a répondu, j’ai bien vu qu’il ne me croyait pas. Il m’a dit : – Il faudra revenir, mon fils, lorsque j’aurai le temps d’écouter votre histoire. Je réfléchirai à ce que vous m’avez dit et prendrai en considération la sincérité qui vous a conduit jusqu’ici. Très chère Dame, je vois bien qu’il s’imagine que votre souhait d’avoir un temple ici est une histoire que j’invente. Je vous prie, envoyez, pour en faire part, quelqu’un de plus connu et de plus respecté, afin qu’on puisse le croire. Je ne suis qu’un modeste indien que vous avez envoyé en haut lieu comme messager. Aussi ne m’a-t-on pas cru et je n’ai pu que vous causer une grande déception.»
Juan inclina la tête avec déférence en attendant la réponse de la Dame.
Elle lui répondit : «Mon très cher fils, vous devez comprendre qu’il y en a beaucoup de plus nobles à qui j’aurais pu confier mon message et pourtant, c’est vous que je veux pour accomplir cette mission. C’est grâce à vous que mon projet aboutira. Retournez demain chez l’évêque, parlez-lui en mon nom et dites-lui que je désire qu’il entreprenne cette construction. Dites-lui que c’est moi, en personne, la Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu qui vous envoie».
Juan sentit son courage revenir et, rassuré quant à la mission répondit :
«Très douce Dame, je ne vous ferai pas davantage de peine et c’est avec joie que je vais à nouveau transmettre votre vœu. L’évêque ne m’écoutera peut-être pas ou, s’il le fait, peut-être ne me croira-t-il pas, mais je viendrai demain après-midi vous apporter sa réponse. Si vous le permettez, je vais prendre congé. Demeurez en paix jusqu’à ce que je revienne.»

Nouvelle visite à l’évêque
Tôt, le dimanche matin, Juan Diego s’en fut à la messe à Tlaltelolco puis se rendit chez l’évêque qui le reçut de nouveau après une longue attente.
Eclatant en sanglots, il raconta qu’il s’était entretenu une seconde fois avec la Mère de Dieu et qu’elle l’avait supplié d’intercéder auprès de lui pour qu’il fasse construire un temple sur la colline de Tepeyac. «Vraiment, c’était la Mère de Jésus-Christ qui m’envoie», ajouta-t-il.
Cette fois, l’évêque plus compréhensif posa de nombreuses questions à Juan. Non qu’il prît le consciencieux aztèque pour un affabulateur, mais peut être espérait-il quelque preuve. «Mon fils, ce que vous dites m’intéresse. Peut-être pourriez-vous m’apporter un signe de la Dame comme preuve tangible de sa Maternité Divine et du désir qu’elle a de ce temple sur la colline.»
Juan promit d’apporter ce signe et demanda à l’évêque quel était celui qu’il souhaiterait.
Surpris, celui-ci ne lui répondit pas, mais il appela deux membres de son Conseil et leur parla en castillan, langue que Juan ne pouvait comprendre. Il leur demanda d’observer l’Indien et de le suivre jusqu’à l’endroit où il prétendait avoir ses visions pour lui faire un rapport détaillé de tout ce qu’ils verraient et entendraient.
Puis l’évêque congédia Juan.
Les conseillers le suivirent jusqu’à un petit ruisseau au pied de la colline et là, il disparut soudain. Furieux, ils le cherchèrent en vain et décidèrent qu’ils avaient à faire à un fraudeur ou un sorcier. De retour à l’évêché, ils déclarèrent qu’on ne pouvait pas faire confiance à l’indien.

Troisième visite de la Dame
Entre temps, ce dernier avait gravi la colline où l’attendait la belle Dame. Quand il lui fit part de la requête de l’évêque, Elle le rassura en disant : «Qu’il en soit ainsi, mon fils, revenez demain matin chercher le signe qu’il réclame. Quand il l’aura, il vous croira et ne mettra plus en doute votre bonne foi. Sachez que je vous récompenserai de toutes vos peines. Je vous attendrai demain, ici, à l’aube».
En rentrant chez lui, ce soir-là Juan trouva son oncle Juan Barnardino, malade et fiévreux. Fort ennuyé de le voir dans cet état, il passa toute la journée suivante du lundi à le soigner et ne put se rendre à Tepeyac pour revoir la Dame.
Malgré les soins du neveu et les médicaments qu’il lui administrait, I’oncle qui allait plus mal et qui craignait de mourir, demanda à Juan de se lever à l’aube et d’aller au Monastère de Santiago Tlaltelolco chercher un prêtre pour lui donner les derniers sacrements.
Au lever du jour, le mardi 12 décembre, Juan approchait donc de la colline de Tepeyac. Il se disait avec tristesse qu’il n’avait pas tenu la promesse faite à la Vierge Marie tout en estimant que soigner son oncle était un devoir qui primait tous les autres. Mais, s’il prenait un raccourci, la Dame, pensait-il, ne le verrait peut-être pas…

Quatrième visite de la Dame
Il avançait sur le chemin rocailleux lorsqu’il fut soudain arrêté par la Dame qui l’interpellait affectueusement…
«Où allez-vous, mon cher fils. Qu’est-ce qui vous ennuie ?».
Couvert de confusion et craignant de l’avoir déçue, Juan expliqua la mission urgente d’aller chercher un prêtre pour donner les derniers sacrements à son oncle en ajoutant :
«Dès que j’aurai accompli mon devoir, je reviendrai pour transmettre votre message. Pardonnez-moi, ma Dame, soyez patiente, je ne vous mens pas. Demain, je ferai ce que vous désirez. »
Tandis qu’il parlait, Elle le regardait avec une affectueuse compassion et semblait comprendre ses difficultés sans qu’il ait besoin de les expliquer. Elle lui répondit : «Mon cher petit, écoutez ce que je vais vous dire et laissez-le pénétrer dans votre cœur : ne laissez jamais quoi que ce soit vous décourager, vous déprimer. Que rien n’altère votre cœur ni votre comportement. Ne redoutez, non plus, ni la maladie, ni les contrariétés, ni l’inquiétude, ni la douleur. Ne suis-je pas ici, moi votre Mère ? N’êtes-vous pas sous mon ombre et ma protection ? Ne suis-je pas votre fontaine de vie ? N’êtes-vous pas dans les plis de mon manteau, au creux de mes bras ? Que vous faut-il de plus ? Ne soyez pas affligé par la maladie de votre oncle, parce qu’il ne va pas en mourir maintenant. Je vous assure qu’il va guérir.»
En entendant : «Je vous assure qu’il va guérir» Juan se sentit rassuré sur le sort de son oncle. Si la Reine du Ciel disait que tout allait bien, il ne voulait pas la questionner. Il renouvela son offre de porter à l’évêque le signe qu’elle désignerait.
«Eh bien, mon fils, reprit-elle, allez jusqu’au sommet de la colline où vous m’avez vue pour la première fois. Vous y cueillerez les roses qui y poussent et apportez-les moi.»
Ce simple geste exigeait un acte de foi pour cet homme de la terre qui savait qu’à cette saison il n’y avait plus de fleurs, surtout pas de roses et que rien ne poussait sur cette colline.
Juan se hâta de gravir la colline et, à sa grande surprise, il se trouva devant de belles roses telles qu’il n’en avait jamais vu. Il les cueillit et les mit dans son poncho. Puis il les apporta à la Reine du Ciel qui les prit et, de ses mains, les arrangea dans le manteau.
«Mon cher fils, lui dit-elle, ces roses sont le signe que vous devez donner à l’évêque. Dites-lui, de ma part, qu’il doit y voir ma volonté et s’y conformer. Vous êtes mon ambassadeur et vous êtes digne de ma confiance. Lorsque vous arriverez chez l’évêque, dépliez votre poncho, mais seulement en sa présence, et montrez-lui ce que vous portez. Dites-lui ce que vous avez vu et entendu, sans omettre quoi que ce soit. Dites-lui que je vous ai envoyé au sommet de la colline et que vous y avez cueilli ces fleurs. Répétez-lui toute l’histoire pour qu’il vous croie et fasse construire le temple que je demande avec instance.»
Puis, la Dame congédia Juan qui, tout heureux, courut jusqu’à l’évêché, serrant dans son poncho les roses dont il admirait de temps à autre la beauté et le parfum. Il mettait tous ses soins à protéger le précieux fardeau, le signe qui allait prouver à l’évêque la véracité de son histoire.

III. Le Miracle

Quand il arriva au palais épiscopal, le majordome vint à sa rencontre ainsi que d’autres serviteurs du prélat. Il les supplia de dire à l’évêque qu’il voulait le voir, mais personne ne voulait le faire, ils faisaient semblant de ne pas l’entendre, probablement parce qu’il était trop tôt ou parce qu’ils le connaissaient comme étant un importun et qu’il les harcelait; de plus, leurs collègues leur avaient raconté qu’ils l’avaient perdu de vue quand ils l’avaient suivi.
Il attendit longtemps. Quand ils virent qu’il avait attendu longtemps debout, abattu, ne faisant rien, attendant d’être appelé et paraissant avoir quelque chose dans son tilma, ils s’approchèrent de lui afin de savoir ce qu’il portait.

Juan Diego voyant qu’il ne pouvait cacher ce qu’il portait et sachant qu’il serait molesté, bousculé, lacéré, ouvrit un peu son tilma là où se trouvaient les fleurs. En voyant cette variété de roses de Castille hors saison, ils furent complètement stupéfaits parce qu’elles étaient si fraiches, en pleine floraison, si parfumées et si belles. Ils essayèrent de s’en emparer et de tirer quelques-unes mais ne réussirent à aucune des trois fois qu’ils osèrent le faire.
Ils ne réussirent pas parce qu’à chaque fois qu’ils essayaient de les prendre, ils ne purent voir les fleurs réelles. A la place elles paraissaient peintes, imprimées ou cousues sur la toile.

Ils allèrent alors dire à l’évêque ce qu’ils avaient vu l’informant que l’Indien qui était venu à plusieurs reprises voulait le voir et qu’il avait sûrement une raison pour l’avoir attendu avec anxiété si longtemps et être si désireux de le voir. En entendant cela l’évêque comprit qu’il avait apporté la preuve pour confirmer ses dires afin qu’il se conformât à la requête de l’Indien. Il ordonna de le faire entrer immédiatement. Dès son entrée Juan Diego s’agenouilla devant lui comme à l’accoutumée et raconta à nouveau ce qu’il avait vu et admiré ainsi que le message.
Il lui dit : «  Monseigneur, j’ai fait ce que tu as commandé, je suis allé dire à mon Ama, ma Dame du ciel, Sainte Marie, précieuse Mère de Dieu que tu as demandé un signe et une preuve afin que tu puisses croire qu’il faut construire une église là où elle l’a demandé; je lui ai aussi dit que je t’avais donné ma parole que je rapporterais un signe et une preuve de son désir comme tu l’as demandé. Elle se montra condescendante et agréa à ta requête. Tôt ce matin elle m’a envoyé te voir à nouveau; je lui demandais une fois encore le signe afin que tu puisses me croire et elle me dit qu’elle me le donnerait et elle s’y conforma.

Elle m’envoya au haut de la colline, là où j’avais l’habitude de la voir, pour cueillir une variété de roses de Castille. Après les avoir cueillies je les lui ai portées, elle les a prises de sa main et les a placées dans mon vêtement afin que je te les porte et te les donne en personne.
Même si je savais que le haut de la colline n’était pas un endroit où pousseraient des fleurs car il y a beaucoup de rochers, de ronces, d’épines, de nopales et de mezquites, j’avais encore des doutes. Quand je me suis approché du haut de la colline, je vis que j’étais au paradis où il y avait une variété d’exquises roses de Castille, couvertes de brillante rosée et je les ai cueillies immédiatement. Elle m’a dit que je devais te les porter et je me suis exécuté afin que tu puisses voir en elles le signe que tu m’as demandé et te conformer à son vœu; aussi et mon message soient crédibles. Voilà. Reçois-les. »

Il déplia son vêtement blanc où il avait mis les fleurs et quand toutes les différentes variétés de roses de Castille tombèrent à terre apparut soudain le dessin de la précieuse Image de la toujours vierge Sainte Marie, Mère de Dieu, comme on la voit aujourd’hui dans l’église de Tepeyac, nommé Guadalupe.

la-virgen-de-guadalupe-estampada-en-la-tilma-de-juan-diegoQuand l’évêque vit l’image, lui et tous ceux présents tombèrent à genoux. On l’admira beaucoup. Ils se levèrent pour la voir, ils tremblèrent et, avec tristesse, ils démontrèrent qu’ils la contemplaient avec leur cœur et leur esprit. L’évêque, avec des larmes de tristesse, pria et implora son pardon pour n’avoir pas accompli son vœu et sa requête. Quand il se releva, il détacha du cou de Juan Diego le vêtement sur lequel apparaissait l’Image de la Dame du ciel. Il le prit et le plaça dans sa chapelle. Juan Diego demeura un jour supplémentaire à l’évêché à la requête de l’évêque.

Le jour suivant l’évêque lui dit:
« Montre nous où la Dame du ciel désire qu’une église soit construite”
Et il invita immédiatement tous ceux présents à s’y rendre.

APPARITION A JUAN BERNARDINO

Après que Juan Diego eut montré l’endroit où la dame du ciel voulait que son église soit construite, il demanda la permission de prendre congé. Il voulait rentrer chez lui pour voir son oncle Juan Bernardino qui était gravement malade quand il l’avait quitté pour aller à Tlatilolco appeler un prêtre afin d’entendre sa confession et lui donner l’absolution.
La Dame du ciel lui avait dit que son oncle était guéri. Mais ils ne le laissèrent pas partir seul et l’accompagnèrent jusqu’à chez lui.

Comme ils arrivèrent, ils virent que son oncle était heureux et en bonne santé. Il était très stupéfait de voir son neveu ainsi accompagné et honoré, et demandait la raison d’un tel honneur. Son neveu répondit que lorsqu’il partit chercher le prêtre pour entendre sa confession et lui donner l’absolution, la Dame du ciel lui apparut à Tepeyac lui disant de ne pas être triste, que son oncle allait bien, ce qui l’a consolé. Elle l’a envoyé à Mexico voir l’évêque afin que ce dernier lui construise une maison à Tepeyac.

L’oncle témoigna de ce que c’était vrai qu’à cette occasion il fut guéri et qu’il l’avait vue de la même manière que son neveu, apprenant d’Elle qu’elle l’avait envoyé à Mexico pour voir l’évêque. La Dame lui dit aussi que, lorsqu’il irait voir l’évêque, il devrait lui révéler ce qu’il avait vu et lui expliquer de quelle façon Elle l’avait guéri miraculeusement et qu’Elle voulait être appelée La toujours vierge Sainte Marie de Guadalupe et que son image bénie soit aussi ainsi connue.
La-Virgen-de-Guadalupe-y-Bernardino-el-tío-de-Juan-DiegoJuan Bernardino fut conduit en la présence de l’évêque afin qu’il l’en informe et lui donne un témoignage; son neveu et lui furent les invités de l’évêque chez lui jusqu’à ce que l’église consacrée à la Reine de Tepeyac soit construite là où Juan Diego l’avait vue.
L’évêque transféra l’image sacrée de la Belle Dame du Ciel de sa chapelle privée à l’église principale afin que tout le peuple puisse voir l’image bénie et l’admirer.

La cité tout entière était sous le coup d’une grande émotion. Tous vinrent la voir, admirer l’image pieuse et prier. Ils s’émerveillèrent de son apparition dans ce divin miracle car aucune personne humaine de ce monde n’avait peint cette image précieuse.

IV. L’image miraculeuse de Notre-Dame de Guadalupe

 notre dame de guadalupe grand format

 

UN 2EME MIRACLE CONFORTE LES INDIENS DANS LA FOI CATHOLIQUE

Dès le 26 décembre 1531, il y eut une procession au Mont Tepeyac et de nombreux indiens chichimèques y participèrent : ils jouaient avec leurs arcs et leurs flèches en dansant selon leur coutume. Malheureusement une flèche tirée au hasard transperça la gorge d’un indien qui accompagnait le manteau. Il mourut sur le champ. Mais lorsqu’on retira la flèche, on vit aussitôt se former une cicatrice et l’indien ressuscita. A partir de ce moment-là, les indiens se convertirent au catholicisme en très grand nombre.

 

LE TISSU DE L’IMAGE EST D’UNE RESISTANCE INCOMPREHENSIBLE

Le vêtement que portait Juan Diego est appelé un peu indifféremment « tilma » ou « ayate », car les deux ont la même forme. Il s’agit d’une sorte de cape, manteau sans manche, noué sur l’épaule droite. Mais la tilma est généralement en coton, tandis que l’ayate est tissé en fils d’agave, avec une trame lâche. On sait aujourd’hui qu’il s’agit plus particulièrement de « maguay », une variante de l’agave, appelée « agave potule zacc ». La toile est composée de deux morceaux réunis au milieu, verticalement, par une couture faite de fil de la même origine. L’ensemble, en raison de son usage, n’est pas parfaitement rectangulaire ; sa longueur oscille entre 166 et 168 cm, sa largeur entre 103 et 105 cm. La pièce de tissu devait être légèrement plus longue. Elle fut raccourcie, par le haut, vers 1770, pour permettre de l’insérer dans le cadre actuel.

Selon Sodi Pallarés, spécialiste des métaux de l’université de Mexico, l’ayate présente l’avantage d’être refractaire à la poussière, aux insectes et à l’humidité. Mais c’est néanmoins un tissu extrêmement fragile. Un ayate en agave se conserve au maximum 20 ans. Or, pendant 116 ans, celui-ci fut exposé sans même une vitre de protection. A partir de 1647 il fut protégé par une vitre en deux morceaux dont la jointure était fort imparfaite. Ce n’est qu’à partir de 1766 que l’ayate fut protégé par une vitre en un seul morceau. Or, il s’agit d’une région de lacs, comportant des inondations… des insectes, sans compter l’effet des lampes, des cierges, des ex-voto que l’on y accrocha, des linges, des scapulaires que l’on venait frotter sur l’image, des fidèles qui venaient baiser l’image, la toucher, la caresser, avant la pose des vitres (et même parfois après).

Au 18ème siècle, on hésitait encore sur la nature exacte du tissu. On ne savait pas s’il s’agissait d’agave ou d’iczotl. On fit donc confectionner deux ayates en chacun de ces deux tissus et on fit peindre sur eux des copies de l’original. Ces deux copies furent très vite détruites par le temps.

L’IMAGE N’EST PAS PEINTE

L’image elle-même mesure 143 sur 55 cm. Elle est directement imprimée sur le tissu d’agave sans aucun apprêt, aucun fond, ce qui est normalement impossible. Même lorsqu’il s’agit d’une toile beaucoup plus fine, on pose d’abord une couche faite de colle et de craie, ou tout autre enduit, pour éviter que les fils n’apparaissent à travers la peinture, mêlant leur propre dessin à celui de l’artiste. Cet apprêt évite aussi que la toile ne boive la peinture. L’absence totale d’un quelconque apprêt est donc déjà, pour un professionnel, un phénomène inexplicable.

Cette particularité, tout à fait extraordinaire, avait déjà été remarquée lors de l’enquête menée au 17ème siècle. Le R.P. Francisco de Florencia S.J., mort en 1695, a rapporté comment des peintres avaient examiné la toile aussi bien à l’envers qu’à l’endroit et constaté ainsi qu’il n’y avait, sans aucun doute possible, aucun apprêt, aucune couche préparatoire d’aucune sorte, puisque toute l’image avec toutes ses couleurs elles-mêmes se voyait aussi bien sur le revers de la toile qu’à l’endroit. Le grand peintre mexicain du 18ème siècle, Miguel Cabrera, mort en 1768, fit la même constatation et la rapporta dans sa longue description de l’image miraculeuse.

Ajoutons encore qu’on ne peut, même au microscope, distinguer aucun coup de pinceau. Les couleurs forment une surface unie comme sur une photo. Le tissu d’agave a fonctionné comme une pellicule photographique recevant directement l’image par un effet de projection mystérieuse. Phénomène évidemment absolument unique et totalement inexplicable !

Le 7 mai 1979, les scientifiques Jody Brand Smith, professeur d’esthétique et de philosophie, et Philipp Serna Callahan, biophysicien de l’Université de Floride et spécialiste en peinture, tous deux membres de la NASA, établirent scientifiquement qu’il n’y a pas de peinture pour produire l’image du manteau. Ils attestent également que ce n’est pas une photographie qui aurait imprimé le tissu.

Philipp Serna Callahan déclarera: « il est inconcevable qu’un artiste du XVIè Siècle ait pu peindre un portrait sans y faire préalablement un dessin ».

LES YEUX DE LA TRÈS SAINTE VIERGE SONT VIVANTS

En 1956, l’ophtalmologue Torruela Bueno découvre qu’en approchant l’œil pour réaliser un fond d’œil, la pupille se ferme et en en retirant la lumière, la pupille se dilate de nouveau comme s’il s’a­gissait d’un œil humain.

En juillet 1956, le Dr. Lavoignet après huit mois d’intense travail découv­re le phénomène optique de la triple image de Purkinge-Samson qui correspond à ce que perçoit l’œil humain, c’est-à-dire les trois réfractions de l’objet vu.

Voici comment le docteur Rafael Torija Lavoignet expliquait au Frère Bonnet-Eymard la découverte qu’il fit le 23 juillet 1956 : « Quand on dirige la lumière de l’ophtalmoscope sur la pupille d’un œil humain, on voit briller un reflet lumineux sur le cercle externe de celle-ci… En dirigeant la lumière de l’ophtalmoscope sur la pupille de l’œil de l’Image de la Vierge, apparaît le même reflet lumineux. Et par suite de ce reflet, la pupille s’illumine de façon diffuse donnant l’impression de relief en creux… Ce reflet est impossible à obtenir sur une surface plane et, qui plus est, opaque… J’ai par la suite examiné au moyen de l’ophtalmoscope les yeux sur diverses peintures à l’huile, à l’aquarelle, et sur des photographies. Sur aucune d’elles, toutes des personnages distincts, on n’apercevait le moindre reflet. Tandis que les yeux de la Sainte Vierge de Guadalupe donnent une impression de vie. »

Le 20 septembre 1958, le docteur Rafael Torija Lavoignet découvre dans l’un des yeux que le phénomène de Purkinje-Samson y est parfaitement respecté. Il s’agit là d’un phénomène optique mis en évidence d’abord en 1832, à Breslau, par le docteur Purkinje et confirmé à Paris par le docteur Samson dans un ouvrage publié à Bruxelles en 1838. Selon cette loi optique, un objet bien éclairé se trouvant entre 30 et 40 centimètres d’un œil va s’y refléter trois fois. Une fois dans le sens normal, la tête en haut, sur la surface de la cornée ; une deuxième fois, inversée, la tête en bas, sur la surface antérieure du cristallin, et une troisième fois, à nouveau en sens normal, sur la surface postérieure du cristallin. Les trois images correspondent à des tailles différentes bien précises. Pour les observer, il faut diriger vers l’œil un faisceau très étroit de lumière intense et à courte distance.

Notre dame Vierge-Guadalupe-06Agrandissements jusqu’à 2 000 fois

C’est là qu’intervient Aste Tönsmann, de l’université Cornell (New York), qui a découvert dans les yeux de l’image de la Vierge trois autres reflets, moins connus et plus difficiles à détecter. L’un de ces reflets se trouve sur la face postérieure de la cornée. Les deux autres, découverts par les docteurs Vogt et Hess, sont situés dans le noyau du cristallin. À la différence des précédents, ils ne se déplacent pas en fonction des mouvements du faisceau lumineux. Or le professeur Aste Tönsmann a retrouvé ces trois reflets dans les yeux d’une photographie non retouchée de la Vierge de Guadalupe. Il est très important de souligner en outre que ces reflets ne peuvent être observés que sur des yeux vivants de personnes vivantes, jamais sur des peintures.

Il a effectué ses recherches grâce à un appareil très sophistiqué et a découvert bien d’autres choses dont nous parlerons par la suite.

L’IMAGE DE GUADALUPE CONSERVE LA TEMPERATURE D’UN CORPS HUMAIN VIVANT

Les scientifiques Jody Brand Smith, professeur d’esthétique et de philosophie, et Philipp Serna Callahan, tous deux membres de la NASA ont pu s’apercevoir avec stupéfaction que la température de l’Image de Guadalupe conservait sans cesse la température normale d’un corps humain, autrement dit 37° Celsius.

LES BRODERIES DE SA TUNIQUE

Pendant très longtemps, les Occidentaux n’ont guère prêté attention aux dessins de la tunique. Nous n’y voyions qu’ornements. Or, depuis quelques années, la connaissance des civilisations préhispaniques a considérablement progressé. Les fouilles archéologiques se sont multipliées, ainsi que les publications de textes anciens. Le langage symbolique des anciens Aztèques est aujourd’hui mieux compris, et quelques chercheurs particulièrement attentifs ont commencé à se demander si les dessins de la tunique de l’Image de la Guadalupe ne constituaient pas tout un message, destiné tout particulièrement aux Indiens de cette époque et clair pour eux, parce qu’il était écrit selon leurs symboles habituels.

La tunique de Notre Dame de Guadalupe est semblable à la robe de gala d’une princesse aztèque, elle indique qu’elle est de race royale. Les arabesques d’or de sa tunique dessinent des fleurs semblables à celles de la fresque de Teotihuacan, où l’on voit le « dieu » de la pluie Tlaloc affairé à préparer son paradis, le Tlalocan. Elles montrent ainsi qu’en Marie il y a tout un Paradis. Pour les Aztèques, les fleurs expriment la simplicité profonde de la vérité, de quelque chose d’inaccessible comme la Vérité même de Dieu. La ceinture à double pan, remontée par le ventre gonflé, désigne une femme enceinte, et la large robe le confirme.

Sous sa ceinture, à l’emplacement même de l’embryon de Jésus, se détache une fleur à quatre pétales : la Fleur solaire, le « Nahui Ollin » situe le centre du monde, le centre du ciel, le centre du temps et de l’espace. Tel est le glyphe extraordinairement impressionnant sur le ventre de cette femme, qui l’identifie à la Vierge Mère du Dieu qu’elle porte.

Notre dame de guadalupe symbole

L’IMAGE PRODUIT DES BATTEMENTS CARDIAQUES

Un gynécologue, posant son stéthoscope sur la ceinture de la Sainte Vierge (car l’image de Marie est celle d’une femme enceinte), entendit le bruit de battements de cœur et put établir qu’ils s’élevaient à 115-120 pulsations à la minute, ce qui correspond aux battements cardiaques de l’Enfant Jésus ou celui d’un foetus dans le sein de sa mère.

L’IMAGE SURVOLE LE TISSU

Si l’on approche à moins de 10 cm. de la toile on ne voit que les fibres du manteau sans aucune couleur. Les scientifiques de la NASA découvrirent en outre qu’en passant un rayon laser sur la toile mais de façon latérale le rayon passe sans toucher la peinture ni la toile de telle sorte que l’image est suspendue en l’air à trois dixième de millimètres au-dessus du tissu.

L’IMAGE N’EST PAS D’ORIGINE HUMAINE

En 1936, l’évêque de Mexico fit analyser trois fibres du manteau (ce qui sera à l’origine des prix Nobel de chimie pour les années 1938 et 1949). Le Dr. Richard Khun, d’origine juive, établit que la peinture de l’image n’avait aucune origine végétale, minérale ni même animale, ni aucun élément des 111 pigments connus dans le monde. Khun en déduisit que l’image ne peut être d’origine humaine.

LE PIGMENT BLEU DU MANTEAU EST D’ORIGINE INCONNU

En 1979, le 7 mai, Jody Brant Smith et Philip Serna Callahan, tous les deux de la Nasa, entreprennent de nouvelles recherches. Ils prirent, cette nuit-là, 75 photos dont quarante sous lumière infrarouge. En avril 1981, Smith et Callahan purent réaliser plus de cent nouvelles photographies, certaines avec des lumières proches de l’ultraviolet ou de l’infrarouge, certaines portant sur des détails repérés grâce aux expériences précédentes. Une fibre du tissu fut prélevée en bordure pour analyser sa composition.

Première constatation : aucun craquelé n’apparaît sur l’image, après quatre cent cinquante ans ! Or, ce phénomène est normalement inévitable. Quel que soit le procédé utilisé lors de la peinture d’un tableau, il y a nécessairement un élément humide. Celui-ci s’évapore avec les années et la peinture, en se desséchant, se craquèle.

Deuxième constatation concerne les pigments : le bleu du manteau est de pigment inconnu. Callahan se livre à un certain nombre d’hypothèses sur la composition de ce pigment, mais aucune n’est satisfaisante. La couleur du manteau ressemble bien à la nuance que l’on trouve sur les fresques mayas primitives ou sur les « livres » en peau de bêtes des Mixtèques. Ces couleurs semblent avoir été faites d’oxyde de cuivre… mais on est ici devant un phénomène inexplicable, car tous ces bleus sont semi-permanents et connus pour faner considérablement avec le temps, surtout dans les pays chauds. Le bleu du manteau de la Vierge est, au contraire, « d’une intensité égale, non fanée…, d’un pigment bleu à demi transparent, inconnu… aussi brillant que s’il avait été posé la semaine dernière ».

« De tous les pigments étudiés, le rose est de loin le plus transparent… et finalement inexplicable ». Certains commentateurs de ces recherches avaient pensé à une explication fort simple : quelques artistes, au service de l’Eglise, auraient périodiquement repassé quelques couches pour garder aux couleurs toute leur fraîcheur. Mais, affirme Smith, il n’y a, sur ce bleu ou sur ce rose, « absolument aucun signe de retouches, aucun coup de pinceau, aucun craquelé, aucun pigment écaillé. Bref, la brillance intacte des couleurs turquoise et rose reste inexplicable ». Et cela d’autant plus que l’image n’a pas du tout bénéficié de mesures de protection particulières contre la lumière comme on le fait aujourd’hui dans les musées pour les œuvres anciennes. Bien au contraire ! Les couleurs du visage et des mains constituent un mystère encore plus troublant Callahan a mesuré l’intensité de la lumière ultra-violette émise par un seul cierge du type de ceux que l’on utilise couramment dans les églises. Il a obtenu plus de 600 microwatts ! « Si l’on multiplie, dit-il, ce résultat par les centaines de cierges votifs disposés sur l’autel d’une petite chapelle, tout près de l’image, sans la protection d’une vitre qui filtrerait cette radiation ultraviolette, on ne peut pas comprendre comment l’image a pu même résister. L’excès de rayons ultraviolets décolore rapidement la plupart des pigments, qu’ils soient organiques ou inorganiques, particulièrement les bleus. Pourtant, le portrait originel garde toute sa fraîcheur et son éclat, comme au jour de sa formation. »

Les couleurs du visage et des mains constituent un mystère encore plus troublant. Leurs nuances changent selon qu’on s’approche ou qu’on s’éloigne de l’image. Callahan, qui a étudié le phénomène d’iridescence que l’on trouve sur les plumes des oiseaux et les écailles des papillons ou des scarabées, explique que ce phénomène est dû à une diffraction de la lumière sur une surface irrégulière. Certains auteurs avaient pensé à une sorte de lotion ou de teinture particulière ; d’autres avaient émis l’hypothèse que les fibres avaient déjà été teintées avant le tissage de la toile. Mais, écrit Jody Brant Smith, « quand Callahan et moi-même nous examinâmes le visage à travers une loupe, dans cette nuit du 7 mai 1979, nous comprîmes qu’aucune explication ne pouvait rendre compte de toutes ses mystérieuses propriétés ».

DANS LES YEUX DE LA VIERGE, ON PEUT VOIR LE REFLET DES PERSONNES QU’ELLE REGARDE

Notre-Dame_Oeil_2En imprimant au faisceau de lumière de petits mouvements, on observe plus facilement ces images. Celles qui sont en sens normal, la tête en haut, se déplacent alors dans le même sens que le faisceau de lumière. Celle qui se présente inversée, la tête en bas, se déplace dans le sens inverse du faisceau. 5 août 1975 : le phénomène est vérifié par le docteur Amado Jorge Kuri. 1975 encore : quelques mois plus tard, nouvelle constatation effectuée par le docteur Eduardo Turati Alvarez, ophtalmologue réputé. 23 décembre 1975 : le docteur José Roberto Ahued reconnaît dans un témoignage écrit qu’il a bien constaté le même phénomène. 9 janvier 1976 : nouveau témoignage rendu par le docteur et professeur Enrique Graue, directeur de l’Institut mexicain d’ophtalmologie. 21 février 1976 : témoignage du docteur Torroella…

Stupéfaits, tous les chercheurs doivent reconnaître le même phénomène, ainsi vérifié plus de vingt fois. Mais dans un article plus récent, du 24 août 1987, le docteur Jorge E. Padilla signale qu’Aste Tonsmann, de l’Université Cornell (New York), a encore découvert dans les yeux de l’image de la Vierge trois autres reflets. L’un de ces reflets, révélé par le docteur Tscherning, se trouve sur la face postérieure de la cornée. Les deux autres, découverts par les docteurs Vogt et Hess, sont situés dans le noyau du cristallin. A la différence des précédents, ils ne se déplacent pas en fonction des mouvements du faisceau lumineux. Or, le professeur Aste Tonsmann a retrouvé ces trois reflets dans les yeux d’une photographie non retouchée de la Vierge de Guadalupe.

Il est très important de souligner en outre que ces reflets ne peuvent être observés que sur des yeux vivants de personnes vivantes, jamais sur des peintures. Février 1979 : José Aste Tonsmann travaille sur photo avec un microdensitomètre. C’est l’appareil qu’il utilise pour analyser les images de la Terre retransmises par satellites. Dans un carré de 1 X 1 millimètre, son appareil distingue 1600 points. Pour certains détails, il règle son appareil pour analyser 27778 points dans un millimètre carré. Des agrandissements sont ensuite réalisés, selon les cas, de trente à deux mille fois.

Il ne faut pas oublier que ces reflets ne se trouvent que dans la cornée des yeux et que, sur l’image, la cornée n’a que sept à huit millimètres de diamètre. En outre, comme on peut le voir sur les photos, les paupières de la Vierge sont à moitié baissées. Les images obtenues sont cependant loin d’être aussi nettes qu’on le souhaiterait. Mais cela provient surtout du fait que le tissu lui-même a une trame trop lâche. Il n’est pas sans intérêt de rappeler ici que l’existence de reflets dans l’œil n’a été vraiment démontrée que dans les années 1880 par von Helmholtz. On a pu reconnaître au moins 9 personnes dans les yeux de Marie ! L’idée même d’essayer de peindre de tels reflets était donc complètement impossible au 16ème siècle, sans parler des reflets de Purkinje-Samson, de Tscherning, de Vogt et de Hess. Par ailleurs, une telle finesse d’image était absolument inconcevable. Reste à savoir, évidemment, comment ces reflets ont pu se former et s’imprimer ainsi sur l’ayate de Juan Diego comme sur une plaque photographique. On est ici, en pleine folie. Mais les images sont là. On ne peut simplement les ignorer. Les photos utilisées ont été très nombreuses, toutes prises directement sur l’original – et la majorité d’entre elles sans la vitre protectrice – en noir et blanc, en couleurs, en positifs, en transparents et en négatifs. La numérisation (ou digitalisation) permet de récupérer des détails qui sont perdus pour nos yeux. L’œil humain peut distinguer, par exemple, de 16 à 32 nuances de gris, alors que le microdensitomètre peut en distinguer jusqu’à 256.

Plusieurs sortes de filtres ont été utilisées. D’abord des filtres de confirmation qui, en éliminant les taches accidentelles, mettent en valeur automatiquement les véritables contours des objets. Puis des filtres visant à accentuer ou réduire les contrastes, selon les cas, pour faire ressortir certaines parties des photos. Le professeur Tonsmann a réalisé une contre-épreuve très simple. Il a fait photographier les yeux de sa fille en train de regarder devant elle et il a constaté qu’il était effectivement possible de reconnaître ainsi ce qui se trouvait devant elle au moment où la photo a été prise. Benitez signale deux autres contre-épreuves, l’une réalisée par Jesus Ruiz Ribera du 7 septembre 1957 au 7 décembre 1958, l’autre par le professeur C. J. Wahlig de Woodside (New York) en 1962, avec une quarantaine de photos.

Les résultats confirment parfaitement la possibilité pour la cornée de l’œil de fonctionner comme un miroir convexe, permettant de reconnaître, avec un peu d’exercice, ce que la personne photographiée voyait au moment de la prise de vue. L’homme barbu devait se trouver à une distance de 30 à 40 centimètres des yeux de la Vierge au moment de la formation de l’image, c’est-à-dire extrêmement près. On a pu reconnaître ainsi, successivement, dans les yeux de la Sainte Vierge : – un Indien (probablement Juan Diego) ; – un franciscain très âgé sur la joue duquel on croit reconnaître une larme (probablement l’évêque Zumarraga) ; – un jeune homme qui se tient la barbe dans une attitude de grande perplexité (celui pour lequel le phénomène de Purkinje-Samson a été vérifié) ; – un autre Indien, dont le corps apparaît en entier, torse nu, les lèvres entrouvertes, dans l’attitude de la prière ; – une femme aux cheveux crépus (probablement une servante noire de l’évêque) ; – une femme avec deux enfants et un bébé enveloppé sur son dos ; – un autre homme avec un sombrero qui semble parler à cette femme ; – un autre homme et une autre femme qui semblent observer la scène ; – une partie d’un meuble et une partie de la courbe du plafond, etc. Selon le Dr Tonsmann, de gauche à droite nous pouvons voir « l’Indien », « l’évèque Zumarraga », le « traducteur », « Juan Diego montrant le tilma » et au-dessous « la famille ».

Vierge-Guadalupe-02Dernières découvertes de Tonsmann : dans l’œil de l’Indien nu et assis, il semble que l’on ait le reflet d’un Indien avec un grand nez aquilin, pommette saillante, qui pourrait bien être Juan Diego. Enfin dans l’œil de cet Indien et dans celui de l’homme barbu, ces deux personnages se trouvant être plus grands que les autres parce que probablement plus près de la Mère de Dieu, les reflets découverts semblent suivre, eux aussi, la loi de Purkinje-Samson. Mais les dernières recherches de Tonsmann remontent déjà à 1981, et, depuis, les appareils disponibles ont encore été bien améliorés. Il devait être possible de reconstituer maintenant le relief de la scène, c’est-à-dire la position respective de chacun des personnages. En 1991, des examens conduits par des ophtalmologues réputés, sous la direction de Jorge Escalante, ont constaté que le bord des paupières de l’image présentait les signes très nets d’une microcirculation artérielle.

 LES RAJOUTS SUR L’IMAGE DISPARAISSENT MAIS L’ORIGINAL NE SE DETERIORE PAS

Deux anges avaient été peints (sans doute au XVIIIème siècle) de chaque côté de la Vierge, en dehors des rayons, mais trente jours après ils avaient disparus. Aujourd’hui, grâce à des outils très spécialisés et sophistiqués, on peut retrouver la trace de ces peintures et aussi celle d’une couronne peinte sur le chef de la Vierge. Mais l’image miraculeuse elle-même ne s’estompe pas malgré les siècles.

Une peinture avait aussi été appliquée sur l’ange de la partie inférieure, sur l’or des rayons et l’argent du cordon, ainsi que sur le serpent au-dessous des pieds de la Vierge. Cette peinture est en train de disparaître et les couleurs originales du 12 décembre 1531 reparaissent dans une fraîcheur intouchée.

L’IMAGE EST INREPRODUCTIBLE

Au cours du XVIIIe siècle, on fit une copie de l’image sainte très semblable à l’originale sur un même tissu de maguey (fibres végétales de cactus) : malgré toutes les précautions prises, la copie fut réduite en poussière au bout d’une quinzaine d’années, tandis que l’original, qui n’a fait l’objet d’aucune mesures conservatoires particulières, est demeuré absolument incorrompu, alors qu’il a déjà près de 500 ans, ce qui est un phénomène inexplicable.

L’IMAGE RESISTE A L’ACIDE

En 1791, en nettoyant le cadre d’argent, on fit tomber de l’acide muriatique sur le côté droit supérieur avec une proportion de 50 % d’acide nitrique et 50 % d’acide chlorhydrique, qui fit un trou de 10 cm de diamètre. Trente jours après le tissu était reformé sans que personne ne soit intervenu pour réparer l’accident. Aujourd’hui encore, il reste une marque de la tâche et c’est seulement au moyen d’un instrument de précision qu’on peut observer la trace de la brûlure et, avec le temps, elle disparait peu à peu !

 L’IMAGE RESISTE A UNE BOMBE PLACE SOUS ELLE POUR LA DETRUIRE

Le 14 novembre 1921, l’anarchiste Lucien Perez, déposa au pied du poncho miraculeux un bouquet de fleurs dans lequel il avait mis une charge de dynamite : tout ce qui était alentour fut détruit, tandis que le manteau et la vitre qui le recouvrait demeuraient intacts.

LA COULEUR DE PEAU DE NOTRE DAME DE GUADALUPE

Philip Serna Callahan déclarera à ce sujet : « Sur une distance de 6 ou 7 pieds (2 mètres), le teint devient ce qui pourrait être plus correctement nommé teint indien-olive ou teint gris-verdâtre. Il apparait en quelque sorte que le pigment gris-blanc du visage et des mains s’associent avec la surface rugueuse, une pareille technique serait impossible à réaliser par des mains humaines … »

Notre-Dame de Guadalupe a voulu apparaitre comme une native américaine mais aussi à une distance plus rapproché comme une européenne afin de montrer l’unité des deux peuples et ainsi pour montrer aux indiens que la Religion catholique n’était pas une religion à caractère ethnique mais bien universelle.

LES ÉTOILES DU MANTEAU : LA POSITION EXACTE DES CONSTELLATIONS AU MATIN DU 12 DÉCEMBRE 1531

etoiles

Le 22 décembre 1981, le R.P. Mario Rojas, découvrit à son tour, à l’Observatoire « Laplace » de Mexico, que les étoiles qui sont figurées sur le manteau de la Vierge correspondent exactement à la carte du ciel telle qu’elle était au solstice d’hiver du 12 décembre 1531, à 10h26 sur le territoire de Mexico, c’est-à-dire à l’heure précise où Juan Diego déploya son poncho devant l’évêque. Les astronomes ont vérifié le fait.

Ces études ont été menées avec une très grande rigueur et ont fait l’objet d’une publication tout à fait remarquable. Précisons que les étoiles ne sont pas disposées sur le manteau comme une représentation des constellations, telles qu’on aurait pu les voir ce jour-là, à partir du sol, en regardant vers le ciel.

Les constellations sont faites comme vu du Ciel, non comme un homme aurait pu les voir mais comme une image satellite.

Il ne s’agit pas d’une représentation, mais d’une projection, comme si de mystérieux rayons avaient émané directement de ces lointaines étoiles pour venir s’imprimer sur le manteau de la Mère de Dieu. Le dessin de ces constellations est donc interverti, gauche/droite, par rapport aux représentations habituelles, comme un texte que l’on présente devant un miroir. De plus, « la voûte céleste » étant, par définition, une surface courbe, enveloppante, l’image des constellations s’est reproduite sur le manteau de la Vierge un peu à la manière des peintures anamorphiques. Comme le manteau de la Mère de Dieu est ouvert, un certain nombre de constellations se trouvaient hors du champ turquoise de son manteau. Mais les appareils modernes permettent, sans problème, de retrouver quelle aurait été néanmoins leur position normale, selon le même processus de projection.

La constellation de la Couronne boréale arrive sur la tête de la Mère de Dieu, le signe de la Vierge sur sa poitrine, à la hauteur de ses mains ; le signe du Lion sur son ventre (notez que l’étoile la plus importante du Lion s’appelle « Regulus », c’est-à-dire « le petit roi » ; ce qui correspond bien à l’Enfant-Jesus dans le ventre de Marie) ; le signe des Gémeaux, à la hauteur des genoux, et le géant Orion, là où se trouve l’ange, sous les pieds de la Vierge. Le signe du Lion surplomberait donc, au zénith, le signe brodé sur la tunique, cette étrange fleur de quatre pétales, elle-même signe des quatre mouvements de la cosmologie nahuatl. Or, il se trouve que dans la langue nahuatl le signe du Lion n’est pas identifié, comme chez nous, à un lion, mais comme le signe des quatre mouvements, le « Nahui Ollin », centre du monde, centre du ciel, centre du temps et de l’espace !

Le même signe exprime donc la même idée (le Christ roi et centre du monde), selon le langage propre à chacune des deux cultures.

LES FAUX DIEUX DES AZTEQUES ANEANTIS PAR L’IMAGE DE GUADALUPE

Sur l’image miraculeuse, la Vierge Marie manifeste sa suprématie sur le dieu Soleil Huitzilopochtli en occultant le soleil levant, dont les rayons l’enveloppent telle une auréole. La demi-lune symbolise Quetzalcóatl, le dieu serpent à plumes. La représentation de la Vierge Marie sur un croissant de lune est donc à la fois localisation et allusion à l’infériorité du dieu aztèque. Selon une hypothèse, le nom Guadalupe pourrait venir de Coatlaxopeuh , « écrasant le serpent ». Ainsi, cela serait une allusion à la Sainte Vierge dont il est question dans Genèse 3:15 : « Je mettrai inimitié entre toi et la Femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête ». Le Diable étant le serpent dont Marie écrase la tête.

MIRACLE SUITE A LA LEGALISATION DE L’AVORTEMENT A MEXICO EN 2007

Notre dame de guadalupe 5

http://www.dailymotion.com/video/xgzn6g_miracle-santa-maria-de-guadalupe_people

V. Conclusion

LA PERSÉCUTION DES CATHOLIQUES PAR LES PROTESTANTS AU MOMENT DE L’APPARITION

Au moment même de l’apparition, Luther et autres « docteurs » de la Réforme faisaient des ravages en Europe, encourageait la rébellion contre l’Église catholique.  Les novateurs protestants insultaient le nom de la Vierge. Ils envisageaient, Luther en tête de renverser Rome par un massacre des Cardinaux et du Pape.

De nouveaux « docteurs » de l’hérésie protestante apparurent et bientôt, plus un seul ne fût d’accord avec son voisin sur tous les points de leur nouvelle doctrine.

Ainsi, Luther, Calvin, Mélanchton, Zwingle et d’autres se contentaient de se traiter les uns et les autres de pourceaux, d’hommes de mauvaises vies. Assurément, nous ne pouvons pas leur donner tort sur cela.

Comme dans la plupart des hérésies, la Très Sainte Vierge est attaqué et les novateurs ne se contentèrent pas d’houspiller la haine qu’ils éprouvaient à son égard. Ils la manifestaient par des actes.

Les statues de la Vierge à l’Enfant-Jésus étaient brisées, renversés. Les « docteurs » de la Réforme encourageaient les novateurs.

Les massacres de catholiques furent très nombreux, citons le roi débauché Henri VIII qui pour une histoire de couche fit monter à l’échafaud 70.000 catholiques.

Les Rebellions huguenotes qui de 1520 à 1529 entrainèrent le massacre de milliers de catholiques.

Dans le même temps, aujourd’hui le martyrologue huguenot n’a pu trouver que 782 victimes de la Saint-Barthélemy.

Il serait trop long d’énumérer tous les mensonges qui ont été produit sur ce sujet, cela fera partie certainement d’un autre article.

NOTRE DAME DE GUADALUPE VOULUT QUE SON MIRACLE SOIT UNE ICÔNE

Comme je l’ai dit, les novateurs houspillaient contre les icônes et les représentations de la Vierge qui étaient brisées, moquées, insultées.

Ainsi, quand Juan Bernadino a été interrogé sur l’Apparition qu’il a eu de Notre Dame de Guadalupe, il a retranscrit les mots de Notre Dame ainsi :

Elle l’avait guéri miraculeusement et qu’Elle voulait être appelée La toujours vierge Sainte Marie de Guadalupe et que son image bénie soit aussi ainsi connue.

Notre Dame a voulu marquer son apparition par son Image, son Icône qui au même moment sur le Continent européen était bafouée.

NOTRE DAME DE GUADALUPE A RÉAFFIRMÉ LES POINTS QUE NIAIENT LES NOVATEURS PROTESTANTS

On a inventé les plus impies doctrines contre Elle, contre son Immaculé Conception, contre sa Virginité, contre sa Maternité Divine et contre son Intercession si puissante envers Dieu.

A tous ces blasphèmes, la Très Sainte Vierge affirme à Juan Diego les points niés par les Novateurs.

Citons quelques passages de l’Apparition de Notre Dame De Guadalupe :

« Je veux que tu saches avec certitude, mon cher fils, que je suis la parfaite et toujours Vierge Marie, Mère du vrai Dieu, de qui provient toute vie, le Seigneur de toutes choses, créateur du ciel et de la terre. »

Notre Dame affirme son Immaculé Conception et sa Maternité Divine.

« Je suis votre mère pleine de pitié et d’amour pour vous et tous ceux qui m’aiment, me font confiance et recourent à moi. J’écouterai leurs plaintes et je soulagerai leur affliction et leurs souffrances. »

Notre Dame affirme être la Mère de tous les chrétiens et qu’elle est pleine de pitié pour ceux qui l’aiment et qui ont recourt à elle et à sa puissante intercession.

« Ne suis-je pas ici, moi votre Mère ? N’êtes-vous pas sous mon ombre et ma protection ? Ne suis-je pas votre fontaine de vie ? N’êtes-vous pas dans les plis de mon manteau, au creux de mes bras ? Que vous faut-il de plus ? »

Notre Dame réaffirme être la Mère de tous les chrétiens, que nous sommes sous sa protection, dans les plis de son manteau et au creux de ses bras, comme une Mère miséricordieuse avec les pêcheurs.

BILAN

Au final, les novateurs protestants et leurs « docteurs » ont fait apostasier 5 millions de catholiques sur tout le continent européen.

Entretemps, l’Apparition de Notre Dame de Guadalupe et les nombreux miracles qui l’ont suivi ont permis la conversion de 9 millions d’indiens à la Vrai Foi Catholique.

Dieu a toujours le dernier mot.

Notre-Dame de Guadalupe, priez pour nous !

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