Le suicide, preuve de la main mise du démon

Dans sont traité du Saint esprit, Mgr Gaume nous explique à quel point nous pouvons, à l’heure actuelle, jauger l’impact du démon qui conditionne un régime antichrétien, et par là, favorise son influence sur le désespoir des hommes, via l’apologie du suicide et de l’occultisme. Nous ajoutons ensuite une explication, liée au sujet, de Don Jean de Monléon.

«Lors donc que vous apprenez qu’un homme s’est donné volontairement la mort, dites avec assurance qu’il était sous l’empire du démon. Si, dans l’histoire, vous trouvez une époque ou le suicide soit fréquent, dîtes avec la même assurance : le démon règne sur cette époque avec grand empire. Si vous en trouvez une ou le suicide soit plus fréquent que dans aucune autre, ou il se commette de sang froid, à tout propos, dans tous les âges et dans toutes les conditions, ou il cesse d’inspirer l’horreur et l’épouvante, l’heure sera venue de trembler.
Malgré toutes les dégénérations, vous affirmerez hautement que le démon règne sur cette époque avec une puissance presque souveraine, et vos affirmations seront infaillibles : l’histoire le confirme. Quand le suicide, sur une grande échelle, apparut dans l’ancien monde, le règne de Satan était à son apogée (Voir Hist. Du suicide, par Buonafede). Ce crime en était le signe et la mesure. Devenu semblable à la bête qu’il adorait, l’homme s’était abruti. Il ne croyait plus à rien, pas même à lui : sa profonde corruption appelait les barbares et le déluge de sang qui devait purifier le monde.
Banni par le Christianisme, le suicide a reparu en Europe avec la renaissance (ibid.). A mesure qu’elle porte ses fruits, le suicide se développe, car il en est un. Aujourd’hui il atteint des proportions que le monde païen ne connut jamais. Il se commet pour les causes les plus futiles, il se commet par les hommes et par les femmes, il se commet par les enfants et par les vieillards, par les riches et par les pauvres, dans les campagnes aussi bien que dans les villes. Il n’inspire plus ni horreur ni épouvante. On le lit, comme une nouvelle du jour. La loi ne le flétrit plus. On trouve mauvais que l’Église le condamne, et, chez un grand nombre, la conscience l’absout.
Veut-on voir dans son hideuse splendeur ce signe du règne satanique sur le monde actuel ? En 1783, Mercier écrivait dans le Tableau de Paris : « Depuis quelques années on compte environ vingt-cinq suicides par an à Paris. » A cette époque, le suicide était à peu près inconnu dans les provinces. Il y conservait son caractère odieux, à tel point qu’un seul cas suffisait à jeter l’épouvante dans toute une contrée. Un demi-siècle après Mercier, Paris a vu cinquante-six suicides par mois. Au reste, voici, pour la France, la statistique officielle du suicide pendant l’année 1861 : « Le nombre de suicides en France est, en moyenne, de 40 à 11 par jour, soit 3899 par an. Sur ce nombre on compte : 842 femmes, et 3051 hommes ; 16 enfants se sont donné la mort : 9 de 15 ans ; 3 de 14 ans ; 2 de 13 ans ; 2 de 11ans. 49 nonagénaires, dont 38 hommes et 11 femmes » (Statistique publiée par le ministère de la justice. En 1866, le nombre de suicide en France a été, de 5119, ou 173 de plus qu’en 1865. Statistique id. 1868.)
D’après l’ouvrage très exact et bien fait : ‘’Du suicide en France’’, publié par M. Hyppolite Blanc, chef du bureau au ministère de l’instruction publique, le nombre de suicide s’élève en France, de [l’année] 1827 à 1858, c’est-à-dire dans l’espace de 32 ans, au chiffre de 99662. En trente-deux ans, au sein d’un royaume très chrétien, quatre-vingt-dix-neuf mille hommes se sont volontairement donné la mort ! Est-ce l’inspiration du Saint-Esprit ? Et on nie l’action de Satan sur le monde ! On plaisante de lui ! On parle d’amélioration morale toujours croissante !
»

Mgr Gaume – Le Traité du Saint Esprit- p.413-414- Chap. « Le spiritisme ».

Dans un article de l’Expess (publié le 10/09/2013 à 15:41, mis à jour le 04/09/2014 à 10:30), il est expliqué que « 27 personnes se suicident chaque jour en France. Et 700 tentent de le faire. Le taux de suicide dans l’Hexagone -14,7 pour 100 000 habitants en 2010- figure parmi les plus élevés de l’Union européenne, derrière les pays baltes, la Hongrie et la Belgique. Bien au-dessus de la moyenne des autres États de l’UE, qui s’élève à 10,2. »

Que pourrait donc bien dire Mgr Gaume s’il se trouvait parmi nous aujourd’hui, sous le joug républicain de la judéo-maçonnerie. Cela se passe évidemment de commentaires.
Depuis le 1er janvier de cette année, plus de 7000 personnes ont déjà mis fin à leurs jours. L’apologie de l’euthanasie, du suicide, va bon train… Pour le plus grand plaisir du démon…

«Ne pas tuer. La gloire de Dieu, c’est que l’homme vive, a dit saint Irénée, parlant de la vie de la grâce : on peut appliquer la même sentence à la vie naturelle. Quiconque s’en prend à l’existence d’un homme, s’en prend directement à la gloire de Dieu. Il attente à la créature de prédilection qui couronne l’ensemble de l’univers ; il bouleverse, dit le catéchisme Romain, l’œuvre divine tout entière. Il transperce, si l’on peut ainsi parler, cette image ineffable de la Trinité que chaque âme porte en soi. Et parce que la défense de tuer est d’une extrême gravité, parce qu’il importait que nul ne l’ignorât, la Providence l’a inscrite au plus profond du cœur humain : en sorte que s’il y avait, dans le désert, un homme qui n’eût jamais connu d’autres hommes, qui n’eût jamais reçu la moindre notion de morale, cet homme saurait cependant, et à n’en pas douter, qu’il est tenu de respecter la vie de son semblable. Avant qu’aucune loi eût été promulguée, Caïn savait que tuer son frère était un crime, et il éprouvait du meurtre commis un tel remords qu’il désespérait de son pardon [Gen. IV, 13].
Comment ne pas admirer ici l’admirable sollicitude de Dieu envers sa créature, la tendresse miséricordieuse, maternelle et presque inquiète, qu’il témoigne à chacun de nous ? C’est parce qu’il nous voit faibles, désarmés, misérables, exposés, par les suites du péché originel, à tous les périls, à toutes les agressions, qu’il nous couvre de cette défense sévère et sans cesse rappelée. C’est parce qu’il nous voit faibles, désarmés, misérables, exposés, par les suites du péché originel, à tous les périls, à toutes les
agressions, qu’il nous couvre de cette défense sévère et sans cesse rappelée. Combien est suggestif à cet égard le petit code qu’il promulgue devant Noé et sa famille, au sortir de l’arche ! L’heure n’est pas venue encore de formuler la Loi, et bien des siècles  s’écouleront, avant que Moïse, sur le Sinaï, reçoive les dix commandements. Mais durant un laps de temps si long, que de dangers pour l’homme, que de menaces autour de sa frêle existence ! Alors Dieu anticipe, en quelque sorte, sur le Décalogue, et, pour nous protéger, formule un grand précepte : tandis qu’il donne à l’homme le droit de sacrifier, pour son usage, la vie des animaux et des plantes, il fait savoir avec insistance qu’il demandera un compte rigoureux de toute vie humaine, à quiconque, homme ou bête, se sera permis d’y attenter [Gen.IX].
On le voit par ce trait, la défense de tuer ne s’applique pas, comme le soutenaient les manichéens, à tous les êtres vivants. Elle concerne seulement les crimes contre la vie humaine, crimes que la théologie ramène à trois : le suicide, par lequel on en veut à sa propre vie ; l’homicide, dirigé contre celle du prochain ; le duel, qui participe à la fois de la malice des deux précédents. On admet à cette règle des exceptions, également au nombre de trois : la légitime défense ; la peine de mort, quand elle est nécessaire pour protéger la société ; et la guerre, lorsqu’elle est juste.
»

Dom Jean de Monléon, Moine Bénédictin – Les instruments de la perfection chrétienne.

Jérémie (1, 7) :
« Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel, Et dont l’Eternel est l’espérance ! »

Un sujet si triste ne mérite qu’une conclusion sur une note d’espoir, rappelons nous de ce qu’avait dit le Saint Curé d’Ars à cette veuve, dont le mari s’était jeté d’un pont : il avait eu le temps de faire un acte de contrition.

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